Bessone Claude ; Winkler Jean-Marie ; Richard Lion
TIRESIAS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782915293265
Ce livre raconte pour la première fois l'histoire nazie du château d'Hartheim en Autriche, lieu premier et terrifiant où des Allemands s'initièrent, se " firent la main " à la pratique de l'extermination et mirent en place la technique de la " solution finale ". Ce lieu a été horriblement le centre d'apprentissage de la mort programmée que conçurent les hitlériens pour la sauvegarde de la " pureté de la race " et seule " race " ayant droit de vie. Feuilleter les pages de cet ouvrage, penser cet ouvrage, c'est surtout et avant tout ne pas omettre ici de lire les mots euthanasie et national-socialisme sans les dissocier. Sous nos yeux se déroule une infamie véhiculée par une société perverse et sans morale sinon une éthique à l'envers où le mal est comme une obsession à fabriquer l'injustifié et à théoriser de faux-semblants scientifiques. Le plus horrible restant à venir par les actes, sous des vocables détournés, mettre en formation le " vrai mentir ", cette façon insoupçonnable et ô combien manichéenne qu'ont eue les nationaux-socialistes d'édicter dans le sens premier nazi le " nuisible " et de l'assassiner. C'est ainsi que le bourreau donne le " coup de grâce " à la bouche dite inutile. Ces actions avilissantes pour toute humanité se perpétrèrent sur notre mémoire et cette infamie véhiculée par une société où régnait l'ordre nazi claudique notre demain. Un théâtre de la cruauté s'ouvre sous nos yeux et en images, cette relique resplendissante d'un souvenir s'effaçant sinon effleurant avec peine le réel, et pourtant les morts nous parlent sinon dégueulent leur état de victimes. La beauté du crépusculaire Hartheim ne peut cacher l'horreur de ce que fut ce lieu d'initiation à l'extermination de masse. Les auteurs nous poussent, intangibles, à visiter ces lieux devenus aujourd'hui d'une autre lumière, d'un autre verre, d'une rouille immuable qui assassine immobile les victimes. Ces oripeaux d'innomée restent collés encore à la pensée négationniste et risquent de vicier si on n'y prend pas garde notre marche d'humain. Le pari de nos auteurs-chercheurs est d'oser, au risque de choquer, pour parfaire notre mémoire et donner sens aux mots dans une Allemagne où la civilisation s'était figée pour laisser œuvrer le national-socialisme. Ce livre marque la fin d'un prétexte et met aussi en garde contre ce que peut avoir parfois de dangereux la " bonne volonté " d'une politique dans l'acte de faire mémoire et repentance.
Revue de presse Découvre avec Myrto le sport et les Jeux olympiques dans la Grèce antique, les entraînements et la fièvre de la compétition. Âge de lecture : à partir de 9 ans.
Résumé : "Et tout en dormant, je n'ignorais pas que je dormais." Au Moyen Age comme aujourd'hui le rêve travaillait les consciences. Dans la Bible, les Vies de saints ou la littérature romanesque, les récits de rêves sont innombrables. Les rêveurs ont plus rarement mis par écrit leurs propres songes : pièges diaboliques ou signes de Dieu ? Appels à l'aide d'un parent mort ? Ils cherchèrent à en percer le message. Cet ouvrage explore une trentaine de rêves autobiographiques entre le IIIe et le XVIe siècle, racontés par des dormeurs célèbres tels saint Jérôme ou Albrecht Dürer, ou par d'autres qui l'étaient moins : des moines, des clercs, des religieuses, des marchands, tous soucieux de dire la vérité et d'interpréter leurs songes. Se dessine ainsi une passionnante histoire européenne du sujet, de la conscience de soi et des prémices de la notion d'auteur en littérature, indispensable à tous les curieux d'histoire culturelle et religieuse ou de psychanalyse.
Bil Spira est un caricaturiste connu en Autriche au début des années trente. Ces pages fourmillent de ses dessins ou caricatures d'Autriche aux camps d'internement français. Exilé en France après l'Anschluss, il va connaître divers lieux de captivité dès l'automne 1939. Sont présentés ses dessins de presse publiés en Autriche dans le journal social-démocrate Arbeiter-Zeitung (1932-1934), et ses dessins réalisés dans les camps (1939-1942) et pour la première fois nous découvrons La Chanson de Damigny, pastiche musical écrit par Bil Spira au camp de Damigny avec son ami Maximilian Schulz et Ernst Engel. Un choix de ses Méritoires évoque la période des internements, puis sa déportation et sa libération. Des extraits d'une interview de Bil Spira avec le président de la Fondation Varian Fry narrent l'exode de juin 1940, la fabrication de faux papiers à la demande de Varian Fry, responsable du Comité de Secours Américain. Cet épisode sera interrompu brutalement par l'arrestation de Bil Spira, son internement dans le camp répressif du Vernet-d'Ariège, puis sa déportation vers les camps nazis en septembre 1942. Après avoir survécu à l'évacuation de Buchenwald en avril 1945, il sera rapatrié après la Libération en France, où il demeurera jusqu'à sa mort en août 1999. Le livre se termine par un chapitre dédié à l'" histoire postale " des camps qui documente les camps d'internement français à travers le courrier écrit par les internés ou adressé aux internés.