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Meurtres à l'antique
Besson Yvonne
TABLE RONDE
16,30 €
Épuisé
EAN :9782710308836
Une nuit d'hiver, un mystérieux assassin commet un double meurtre à l'hôpital de Marville sur la côte normande. Pourquoi les deux victimes qui n'ont apparemment aucun rapport entre elles ont-elles subi des morts si différentes ? Que signifie la macablre mise en scène découverte au petit matin par une infirmière épouvantée ? C'est l'énigme que va tenter de résoudre l'inspecteur Carole Riou. Il lui faudra pénétrer dans l'intimité d'une famille de notables, les Malot, qui cache de lourds secrets, traquer un suspect qui n'a plus donné signe de vie depuis la nuit fatale, démasquer les auteurs de lettres anonymes. Pour élucider la malédiction qui frappe la famille Malot, Carole Riou devra remonter le temps jusqu'aux sources du drame et, plus encore, jusqu'à l'Antiquité où les humains, pour expliquer le monde, inventaient des mythes et des personnages voués à l'éternité. Quand les dieux ont une fois ébranlé une maison, il n'est point de désastre qui n'y vienne frapper les générations tour à tour. Mais ce dieu-là est de chair et de sang et c'est une femme qui va l'affronter. Dans un duel à l'antique. Au nom de l'amour.
En mai 1891, Arthur Rimbaud, surdoué scandaleux, revient en France après plus de dix ans d'exil en Afrique. Il ne lui reste que six mois à vivre. Contre toute attente, il choisit de les passer aux côtés d'Isabelle, sa soeur cadette, âgée de trente ans. Celle-ci va veiller sur lui, balançant entre l'effroi intime et la folle espérance.Philippe Besson invente le journal de la jeune femme, confrontée à l'incompréhensible et à l'irréparable.
Résumé : Série de tous les records, Game of Thrones met en scène un Moyen Age à la fois fictif et largement inspiré de faits et de personnages historiques, de thématiques politiques, sociales ou religieuses bien réelles. Ce Moyen Age imaginaire, sombre et tragique, véritable envers de la civilisation, est bien éloigné de la réalité historique qu'étudient les médiévistes. Car la série ne décrit pas tant le Moyen Age lui-même que la façon dont nous imaginons aujourd'hui cette période, en lien avec nos fantasmes, nos craintes et nos désirs les plus actuels. C'est ce rapport à l'histoire, à ce que nous pensons être la marche de l'histoire, les passions qui la nourrissent, les pulsions secrètes qui la motivent, hier comme aujourd'hui, que ce livre tente de mettre au jour. Le Moyen Age apparaît alors comme l'envers effrayant et fantasmé de la civilisation, la face sombre de l'histoire.
Rencontre insolite dans le Lisbonne de PessoaHélène a vu en direct à la télévision les images d'un tremblement de terre dévastateur dans une ville lointaine ; son mari séjournait là-bas, à ce moment précis. Mathieu, quant à lui, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture. Ces deux-là, qui ne se connaissent pas, vont se rencontrer par hasard à Lisbonne. Et se parler. Une seule question les taraude : comment affronter la disparition de l'être aimé ? Et le manque ? Au fil de leurs déambulations dans cette ville mélancolique, dont la fameuse saudade imprègne chacune des ruelles tortueuses, ne cherchent-ils pas à panser leurs blessures et à s'intéresser, de nouveau, aux vivants ?
Tout au bout de l'île de Ré, à Saint-Clément-des-Baleines, là même où se sont échoués quelques marins malheureux dans ces eaux mauvaises& C'est un bout du monde, théâtre du bout de la vie, celle de Thomas, le frère. Cet être, double du narrateur, qui a vingt-cinq ans et en paraît quatre-vingt-dix, diminué par la maladie. Il se meurt, dans la maison familiale, dans la bâtisse de son enfance, au c?ur de l'été. Son frère ou quelque chose comme la mort à l'?uvre, qui s'acharne, sûrement, prend son temps aussi, se laisse désirer, froidement. On s'attend à un engourdissement des membres, une contraction chez cet homme qui vit avec un "risque hémorragique permanent". Mais non. C'est la "nonchalance, une sorte de vacance, une lenteur, un renoncement dans la chaleur". Raconté sous forme de journal, dans lequel s'insère un flash-back, long râle plaintif et douloureux de la maladie, Son frère est cet accompagnement à la mort, avec sa part d'injustice et d'incompréhension, un accompagnement poussé par les souvenirs, au creux de la fraternité évoqués sobrement, sans fard, par un narrateur démuni, mutilé. --Céline Darner
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".
Ce volume réunit trois grands reportages que Manuel Chaves Nogales a réalisés en Andalousie pour son journal Ahora, à diverses étapes de la Seconde République. "Avec les paysans andalous" date de novembre 1931, "Semaine sainte à Séville" d'avril 1935, et le récit qui donne son titre au recueil, "L'Andalousie rouge et "la Blanche Colombe"" , de juin 1936. Ce sont d'amples pièces où se mêlent les thématiques andalouse, ethnographique, religieuse, socio-économique et politique. Le journaliste met en lumière l'évolution d'un climat hautement politique, qui va de l'atmosphère pré-révolutionnaire - lors de ses journées avec les paysans -, à une atmosphère annonçant clairement le conflit - lors de son pèlerinage d'El Rocío -, en passant par des pages magistrales dédiées à une Semaine sainte bouleversée par cet élan républicain. Dans chacun des trois récits, le contexte historique et actuel impose sa loi et met à mal tout présage, parfois même d'authentiques réalités d'avant guerre. Mais seule une plume avertie comme celle de Chaves Nogales a su faire de son travail de journaliste une oeuvre intemporelle dont la lecture, aujourd'hui, est un exercice que personne ne devrait négliger.
Au début des années 1990, Mark Senders, dessinateur bohème et amateur de paradis artificiels, se retrouve vautré comme un SDF dans un parc new-yorkais. Il écoute un homme qui décrit le crépuscule sur la baie de l'Hudson. C'est parce que la précision des termes employés le frappe qu'il s'approche de l'inconnu et assiste à son assassinat. Pour percer le secret du "sourire contenu" - expression la plus difficile à rendre pour un dessinateur - d'une femme aux yeux violets qu'un tueur s'est juré de crever, Mark va se lancer dans une enquête, du New York des médiums au Cambodge déchiré par les coups d'Etat, en passant par Hong-Kong à la veille de la rétrocession à la Chine. Dans ce roman noir qui s'attache autant à un monde finissant qu'au sort des cochons en Asie du Sud-Est, Serge Quadruppani est en quête d'une "Shelter Island", d'une île-abri. Inutile de dire qu'il ne l'a pas encore trouvée, vingt ans après la première parution de cette errance géostratégique et sentimentale.