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Cahiers Robinson N° 39/2016 : Séries et culture de jeunesse
Besson Anne
PU ARTOIS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782848322360
Ce numéro est consacré à la forme de la " série ", si prégnante dans la culture d'enfance et de jeunesse. Approcher cet objet à travers la notion de " construction " permet de prendre en compte différents axes de problématisation : " construction " d'abord dans son sens structurel (une série, comment c'est construit, comment ça fonctionne ?, quels modèles et quels formats cela fait-il jouer ?), pour une réflexion sur la narrativité spécifique au récit sériel ; non plus du côté de la production, mais de la réception, " construction " ensuite compris dans un sens existentiel ou identitaire (comment ces formes sont-elles " formatrices " ?), engageant le rapport au temps, à l'évolution longue du personnage, mais aussi à " l'autorité " ou à l'auctorialité, dans le grand rééquilibrage actuel des places relatives de l'émetteur et du récepteur s'appropriant la fiction aimée. Cette plasticité des formes sérielles sera explorée à travers onze articles qui en analysent les formes, hier et aujourd'hui, sur des exemples de séries littéraires comme de séries télévisées ou plus largement médiatiques : de la Comtesse de Ségur à Glee ou Violetta en passant par Arsène Lupin, Michel et les Six compagnons...
Une grande vogue éditoriale accompagne aujourd'hui le succès public de la fantasy, dans ses expressions littéraires et cinématographiques aussi bien que dans le domaine du jeu. Sans doute est-il temps, non plus de décrire, mais bien d'interroger ce genre qui constitue un phénomène de société. L'objectif de ces 50 questions est de cerner les ressorts de cet engouement, en multipliant les angles d'approche pour dépasser les idées reçues : qu'est-ce que la fantasy ? est-ce vraiment un genre anglophone ? comment s'est-elle renouvelée au cours de son histoire ? Tolkien est-il indépassable ? pourquoi nous parle-t-elle à ce point aujourd'hui ? . . Anne Besson est maître de conférences en littérature générale et comparée à l'université d'Artois (Arras) et cofondatrice de l'association Modernités médiévales . Elle est l'auteur de D'Asimov à Tolkien, cycles et séries en littérature de genre, et a publié plusieurs articles sur les ensembles romanesques, la littérature contemporaine et surtout les genres de l'imaginaire, science-fiction et fantasy.
Les "autres mondes" sont aujourd'hui au coeur des pratiques culturelles des jeunes et des moins jeunes, à la recherche d'une immersion ludique, d'une plongée dans l'imaginaire. Univers transmédiatiques issus de romans (Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Game of Thrones, Hunger Games), de films ou de séries (Star Wars, Lost, Star Trek), mais aussi "métavers" comme Second Life ou bien sûr jeux de rôle de tous types, autour d'une table, grandeur nature ou en réseau (World of Warcraft) ont pour point commun de prendre au pied de la lettre la vénérable métaphore des "mondes possibles de la fiction", selon laquelle l'oeuvre nous ouvrirait l'accès à une autre version des choses. Dans cet ouvrage collectif entièrement consacré à ce sujet majeur dans nos sociétés et nos industries culturelles, des universitaires spécialistes des jeux, de la littérature contemporaine et de jeunesse, du cinéma, de la bande dessinée, des nouveaux médias, parmi lesquels Marie-Laure Ryan, dont les travaux font référence sur les nouvelles formes de narration, interrogent la façon dont s'entrelacent aujourd'hui les trois notions de "fiction", de "monde", de "jeu" et observent le motif récurrent des mondes dans la fiction contemporaine afin de mieux comprendre les différentes modalités de l'évasion dans d'autres univers.
Il s'agit avec ce numéro de mettre en lumière les évolutions rapides des recherches, largement interdisciplinaires, consacrées à la littérature et plus largement à la culture dites "populaires". Si la transformation du statut - légitimité, valeur - des fictions médiatiques et des récits de genre semble un fait largement acquis dans la sphère socio-culturelle, cet intérêt plus grand entraîne-t-il des travaux renouvelés et donc, peut-on espérer, l'adaptation ou la mise en place des outils critiques adéquats à leur évaluation ? Ce dossier adoptera une perspective résolument méta-critique : chacun des chercheurs sollicités est invité, dans son domaine de spécialité, à faire le point sur ses pratiques et ses méthodes. Le sommaire contient les contributions de grands spécialistes français et étrangers parmi les plus reconnus du domaine, et donne aussi la parole pour une part significative aux jeunes chercheurs dans un champ dont le dynamisme actuel constitue justement un trait frappant.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Le présent recueil réunit les articles de chercheurs littéraires et linguistes qui ont travaillé sur un même thème, "la métaphore, entre langue et texte", lors d'une journée d'études organisée à Arras en mars 2002. Mais à vouloir ainsi croiser regards et perspectives, n'encourt-on pas le risque d'une certaine incohérence? Visiblement non. Bien que l'objet et les outils d'analyse ne coïncident pas nécessairement, cette confrontation montre la complémentarité des approches et la relative continuité des points de vue. Chacun sait que forme et sens sont liés. Tout est donc question de proportion entre priorité donnée au texte et importance accordée à la langue.
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.