Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Vingt minutes de silence
Bessette Hélène
OTHELLO
17,00 €
Épuisé
EAN :9791095244226
Villa cossue du bord de la Manche. Un homme est mort à l'issue d'une randonnée en auto, d'une balle de son propre revolver, qu'il tenait des Allemands. Dans cette famille, le père a un coffre-fort, une clé anglaise, une bougie, et une bonne qui s'appelle Rose. Le fils a une balançoire, un jeu de croquet, un loden, une auto. Dans cette famille, certains lisent des romans policiers pour s'endormir (le père), d'autres au lieu de dormir (le fils), d'autres dans la solitude des femmes mal mariées (la mère). Tout peut basculer, à commencer par ce décor et ces personnages, plus factices qu'il n'y paraît. Vingt minutes de silence, c'est le temps qu'il a fallu à la famille pour prévenir le médecin après la mort de leur mari et père. S'inspirant d'un fait divers réel, l'auteur préféré de Raymond Queneau et de Marguerite Duras bâtit un univers sans réelle intrigue, comme elle seule sait en créer. Ici, le criminel, c'est l'écrivain, qui s'attaque au genre du roman policier en détournant l'enquête. Le mystère est partout, l'étonnement du lecteur aussi. Et tout devient suspect.
Elégie pour une jeune fille en noir est un long chant mélancolique d'amour et de mort, la déclaration d'une femme vieillie à la jeune fille aimée, la confession rétrospective d'un amour impossible. Hélène Bessette s'y livre dans une langue tendue, magnifiquement claire et musicale, en retraversant au terme de sa propre existence sa passion contrariée, avec l'intransigeance qui aura toujours été la sienne, poussant jusqu'au bout, une dernière fois, l'exploration de la vitalité et de la singularité de son écriture.
Garance rose est le roman administratif d'Hélène Bessette. Inspiré d'un épisode de sa vie d'institutrice, confrontée à la médisance d'une partie de la ville et des parents d'élèves, madame de Garance cherche à préserver ses fils et sa réputation en postulant ailleurs. En Algérie. A Paris. Aux Etats-Unis. Mais plus elle sollicite, et se soucie de la parole des autres, plus elle est confrontée au silence, au mépris, et à l'anonyme persécution. Donnant mille nuances et mille voix aux rumeurs, aux on-dit, aux discours qui font et défont les réputations dans le petit monde d'une maîtressse d'école, Hélène Bessette dessine les méandres de la vanité administrative. Roman rose ? Roman noir ? Roman de Rose ? Roman mouroir ? Grevé d'exeat et de lettres recommandées, de "confidentiel" et d'"indésirable", Garance Rose est la généalogie d'une cabbale dirigée contre une femme à qui on prête tous les maux, les torts et les vices. C'est le roman choral, d'une femme seule contre la foule, vif et incandescent.
Résumé : "Le bouton tourne. Nadia paraît sur l'écran". Et c'est pour mieux chuter. Pour avoir dénoncé la disparition de son chien, la star de cinéma finit bonniche, et persécutée. Le jeune ingénieur Sandeman en deuil de son oncle milliardaire, espionne heure par heure, grâce au télé-lecteur de son Laboratoire, la vie la plus intime de Nadia. Les inspecteurs HB1 et HB 18 se relaient pour mener contre elle une enquête à charge. "Imaginative facile féminine menteuse", l'actrice n'a-t-elle pas tué son propre toutou pour s'assurer succès et notoriété ? Ce texte consacré au deuil et à l'inconscient, s'en prend à la pensée minutée et à la parole débridée de nos sociétés. En montrant l'histoire en train de s'écrire, et le doute à l'égard de toute fiction, c'est aussi un hommage à l'art du roman. L'auteur détourne la série B comme elle a détourné le genre policier dans Vingt minutes de silence. C'est Moravagine à l'époque de la téléréalité.
Confession ? Pamphet ? Radioscopie ? Dès la première phrase de ce texte, on éprouve la lucidité et l'orgueil d'Hélène Bessette, qu'à 72 ans Gallimard vient de "lâcher" après avoir publié 13 de ses livres. La "petite fiancée de Raymond Queneau", qui a reconnu, encouragé et soutenu la parution de ses oeuvres jusqu'à sa mort en 1979, offre cette confession en forme de bilan... voire de rapport de moralité : état de sa vie, examen de ses livres comme de ses honneurs, répertoire de ses influences, On ne vit que deux fois est aussi un excellent pamphlet contre Saint-Germain-des-Prés. Hélène Bessette regarde de travers ces "écrivains qui louchent quelquefois, à cause du génie" et affichent des photos flatteuses. Hélène Bessette se méfie de celles qui ont "les museaux fins de Colette ou la gueule épaisse de Viriginia Woolf". Hélène Bessette n'est jamais tranquille, et n'est pas comme les autres, vraiment pas ; il n'est besoin que de la lire.
Confession ? Pamphet ? Radioscopie ? Dès la première phrase de ce texte, on éprouve la lucidité et l'orgueil d'Hélène Bessette, qu'à 72 ans Gallimard vient de "lâcher" après avoir publié 13 de ses livres. La "petite fiancée de Raymond Queneau", qui a reconnu, encouragé et soutenu la parution de ses oeuvres jusqu'à sa mort en 1979, offre cette confession en forme de bilan... voire de rapport de moralité : état de sa vie, examen de ses livres comme de ses honneurs, répertoire de ses influences, On ne vit que deux fois est aussi un excellent pamphlet contre Saint-Germain-des-Prés. Hélène Bessette regarde de travers ces "écrivains qui louchent quelquefois, à cause du génie" et affichent des photos flatteuses. Hélène Bessette se méfie de celles qui ont "les museaux fins de Colette ou la gueule épaisse de Viriginia Woolf". Hélène Bessette n'est jamais tranquille, et n'est pas comme les autres, vraiment pas ; il n'est besoin que de la lire.
Général Instin, c’est d’abord un visage. Un portrait photographique sur verre, effacé par les ans, dans la sépulture du Général Adolphe Hinstin (1831-1905), découvert au hasard d’une balade au cimetière Montparnasse par l’écrivain Patrick Chatelier. Un portrait rongé par des taches formant à leur tour des silhouettes et des paysages. Général Instin, c’est donc l’absence d’un visage. Ou ses ramifications, sur d’autres modes. La dérive, la chose militaire, l’effacement de la mémoire, l’ombre d’un ancêtre universel, la création collective d’un personnage. Le portrait dilué du Général est devenu depuis vingt ans le moteur d’un projet accessible à tout et à tous - tous les supports, tous les arts, tous les hasards. Ainsi va la prolifération du u GI « (Général Instin) : sous forme d’écrits, vidéos, performances, objets, bruits, questions, échos, monuments, bagarres, virtualités, terreurs, révoltes, farces, fuites, machines, dont la présente anthologie se veut une archive, parmi mille autres possibles. Un livre ouvert et une aventure collective.
Résumé : 1944. Arrêté par la Gestapo, incarcéré au camp allemand de Dora, François Le Lionnais résiste en sabotant le système de guidage des missiles V2 qu'il est chargé de construire. Mais il a un autre type d'activités tout aussi vitales aux yeux de ses compagnons de captivité. Quand il n'instruit pas ses camarades de la théorie des nombres, il décrit chaque jour, pendant la litanie de l'appel, qui peut durer huit heures, un tableau différent du musée du Louvre, qu'il détaille avec un luxe de précisions extraordinaire. Après avoir fait le tour du musée, il passe à la composition de ses propres toiles, imaginaires...