Elaborer une note de synthèse sur l'éducation populaire dans le contexte actuel de la formation d'adultes marqué par la prédominance des préoccupations socio-économiques peut relever du défi. De plus les difficultés à définir clairement cette forme d'éducation, le poids des références passéistes et mystifiées ("la légende" de l'éducation populaire de l'après-guerre ! ), le caractère protéiforme des travaux sur ce champ de pratiques constituent autant d'obstacles potentiels à une synthèse. Les trois auteurs de la note de synthèse du présent numéro ont relevé le défi et ont réussi à contourner ces obstacles en proposant un texte stimulant, entremêlant une analyse historique des différentes approches de l'éducation populaire et une présentation argumentée de travaux portant sur ce secteur éducatif. Suivent deux articles de recherche. Le premier porte sur une analyse critique de démarches de VAE comme voie de professionnalisation dans le secteur du travail social et du culturel ; le second, en anglais, nous propose, au travers de l'analyse d'une centaine de trajectoires de vie de femmes âgées de 50 ans, 16 portraits qui permettent de mettre en évidence les facteurs caractéristiques de leur construction identitaire. Le chapitre "Vie de la recherche", qui clôt ce numéro, montre, à partir d'analyses lexicales des résumés de thèses liées à l'éducation des adultes, que les quatre thématiques que sont les apprentissages linguistiques, la construction du sujet, les politiques nationales de formation ou encore celles des stratégies des entreprises et de la relation formation-emploi constituent l'essentiel du corpus.
Faciles à manipuler, les tissus adhésifs invitent à la créativité ! En feuilles ou en rubans, ils s'adaptent à toutes sortes de supports. Ils sont mêmes thermocollants au fer à repasser sur les textiles pour permettrele passage en machine ! Unis, texturés, à pois, fleuris, ou encore à imprimés graphiques, ils se déclinent à l'infini pour laisser libre cours à toutes les fantaisies. Customisation, déco, bijoux, réalisations en couture simple...Découvrez, dans ce premier ouvrage sur ce matériau fabuleux, de nombreusescréations originales expliquées pas à pas. Papeterie, guirlande lumineuse, tote bag, porte-cartes, bouillotte, chaussures et vêtements personnalisés...Composez un univers coloréà votre image !
Tout au long du xxe siècle, l'armée s'est imposée comme une institution quasiment incontournable pour les jeunes Français. Aujourd'hui, si le service militaire a disparu de l'horizon des jeunesses masculines, l'armée reste une institution largement présente dans l'espace des possibles professionnels d'un nombre important de jeunes hommes et femmes : avec plus de 20 000 recrutements annuels, l'armée attire et retient des jeunes de profils sociaux et scolaires variés. Qui sont ces jeunes aujourd'hui volontaires pour rejoindre les rangs de l'institution ? Quelles sont les perspectives professionnelles et le format des "carrières" militaires des soldats et de leurs cadres ? Par ailleurs, l'armée participe aussi aux politiques d'insertion avec le service militaire adapté outremer ou le récent service militaire volontaire. Ce numéro d'Agora dresse un tableau inédit des jeunes engagés aujourd'hui (leur régime de formation, d'emploi et d'encadrement), mais aussi des ambitions tout à la fois professionnelles, morales et symboliques que nourrit l'institution à l'égard de certaines classes de "jeunes" .
Besse Laurent ; Cogné Albane ; Krampl Ulrike ; Sau
Quoi de plus familier que le voisinage ? Sujet classique en sciences sociales, objet privilégié des politiques de la ville, lieu même de la "crise" déclarée du "vivre-ensemble", sa dimension historique a plus rarement été abordée. Pourtant de l'AI-Andalus médiéval à la Moscou soviétique, en passant par le Paris des XVIIIe et XIXe siècles, il existe de multiples manières de voisiner comme en témoignent ces treize contributions. Issues de plusieurs disciplines et ouvrant sur la longue durée, elles interrogent les règles du partage de l'espace, renvoyant au droit et aux pratiques ordinaires, à l'imaginaire et aux manières matérielles d'habiter la ville. En mobilisant une conception large du voisinage, qu'il s'agisse d'un voisinage de propriété ou d'usager, elles questionnent l'idée selon laquelle celui-ci aurait des effets sur les comportements et les relations sociales dans le cadre urbain. Est-il si évident que la proximité spatiale induise unanimement des pratiques, des représentations et des stratégies spécifiques ? Suffit-elle pour créer de l'interaction sociale ? En tenant compte des catégories de classe, de genre, de race ou de génération, l'ouvrage met l'accent sur les contextes et conditions spécifiques qui permettent d'instituer une communauté ou inversement de susciter des conflits, voire de détruire. Comment émerge finalement un "voisinage actif", capable d'agir sur le partage de l'espace habité ?
Résumé : Née dans les années 60 pour répondre aux besoins de la jeunesse issue du baby boom, la politique publique Jeunesse éducation populaire (JEP) offre un exemple de collaboration conflictuelle entre pouvoirs publics et associations, sous la forme d'une cogestion qui se veut démocratique. Cet ouvrage propose d'en retracer la genèse. Dans la France des années 60, l'éducation populaire se construit d'abord au travers des équipements socioculturels : foyers de jeunes travailleurs, maisons des jeunes et de la culture, colonies de vacances et auberges de jeunesse sortent de terre, alors que le pays connaît une forte croissance démographique et achève son urbanisation. Mais au-delà des murs, il faut construire l'animation, c'est-à-dire faire vivre et gérer ces équipements, le plus souvent sous une forme associative. L'animation est pensée initialement comme un moyen de revivifier la démocratie dans les communes ou les quartiers. Avec les collectivités locales, les fédérations d'éducation populaire et les associations construisent pas à pas une politique d'animation fondée sur le principe de la cogestion entre les usagers et les pouvoirs publics. Celle-ci ne va pas sans conflit, ce qui est un indice de vitalité démocratique. En fin, il faut développer les compétences des animateurs : ce sont les débuts de l'animation professionnelle. Pour financer les postes d'animateurs et leur formation, les fédérations d'éducation populaire, l'Etat et les collectivités locales créent un fonds de coopération appelé FONJEP, géré selon les principes de la cogestion.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.