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Agora Débats/Jeunesse N° 82
Besse Laurent ; Coton Christel
SCIENCES PO
17,00 €
Épuisé
EAN :9782724635799
Tout au long du xxe siècle, l'armée s'est imposée comme une institution quasiment incontournable pour les jeunes Français. Aujourd'hui, si le service militaire a disparu de l'horizon des jeunesses masculines, l'armée reste une institution largement présente dans l'espace des possibles professionnels d'un nombre important de jeunes hommes et femmes : avec plus de 20 000 recrutements annuels, l'armée attire et retient des jeunes de profils sociaux et scolaires variés. Qui sont ces jeunes aujourd'hui volontaires pour rejoindre les rangs de l'institution ? Quelles sont les perspectives professionnelles et le format des "carrières" militaires des soldats et de leurs cadres ? Par ailleurs, l'armée participe aussi aux politiques d'insertion avec le service militaire adapté outremer ou le récent service militaire volontaire. Ce numéro d'Agora dresse un tableau inédit des jeunes engagés aujourd'hui (leur régime de formation, d'emploi et d'encadrement), mais aussi des ambitions tout à la fois professionnelles, morales et symboliques que nourrit l'institution à l'égard de certaines classes de "jeunes" .
Les Maisons des jeunes et de la culture (MJC) font partie de ces institutions méconnues bien que souvent évoquées. Parfois confondues avec les Maisons de la culture d'André Malraux, parfois assimilées à de simples maisons de jeunes, elles sont victimes de l'ampleur de leur objectif: lier jeunesse et culture dans une perspective d'éducation populaire. Ce livre retrace leur histoire à leur apogée, entre 1959, lorsque la médiatisation du phénomène blousons noirs favorise une mobilisation en leur faveur, et 1981, quand l'apparition du "mal des banlieues" signalait un changement d'époque: l'insertion sociale des jeunes devenait une priorité tandis que le lien entre jeunesse, loisirs et action culturelle achevait de se dissoudre dans la crise du socio-culturel. Entre ces deux dates, le millier de MJC que comptait alors le territoire a connu une histoire aussi riche que mouvementée. La diversité des activités abritées dans leurs murs n'a d'ailleurs pu que contribuer à rendre les MJC difficilement saisissables: tour à tour foyers de jeunes et maisons pour tous, proposant expérimentations théâtrales et ateliers de bricolage, espaces de débats et sociabilité, elles furent aussi des pépinières pour la formation de militants culturels et politiques locaux. Lieux singuliers qui ont pu être présentés, parfois simultanément, comme des repaires de gauchistes, des centres de propagande communiste et des terreaux de la deuxième gauche, les MJC permettent de saisir la complexité de la vie associative, dans sa richesse mais aussi sa difficulté. Biographie de l'auteur Laurent BESSE, agrégé et docteur en histoire, est maître de conférences d'histoire contemporaine à l'IUFM de Bordeaux.
Augustin Jean-Pierre ; Ion Jacques ; Besse Laurent
Résumé : Les loisirs organisés des jeunes, tels qu'inventés en France à la fin du XIXe siècle, n'ont cessé d'évoluer. Marqués au départ par le clivage entre laïques et confessionnels, ils ont ensuite été dynamisés par le développement des mouvements de jeunesse et d'éducation populaire, puis de plus en plus encadrés par l'Etat. Mais aujourd'hui, les loisirs changent de sens : les temps de la jeunesse s'étirent considérablement, l'intégration professionnelle des jeunes est un problème majeur, la sphère marchande envahit le secteur des loisirs et l'autonomie des individus ne cesse de croître. Ce livre propose de relire l'histoire pour comprendre le présent et les enjeux actuels : quelle place pour l'éducation populaire et pour l'animation professionnelle dans les loisirs contemporains ? Comment penser l'émancipation de chacun et l'action collective dans une société traversée par le néo-libéralisme ?
Résumé : Née dans les années 60 pour répondre aux besoins de la jeunesse issue du baby boom, la politique publique Jeunesse éducation populaire (JEP) offre un exemple de collaboration conflictuelle entre pouvoirs publics et associations, sous la forme d'une cogestion qui se veut démocratique. Cet ouvrage propose d'en retracer la genèse. Dans la France des années 60, l'éducation populaire se construit d'abord au travers des équipements socioculturels : foyers de jeunes travailleurs, maisons des jeunes et de la culture, colonies de vacances et auberges de jeunesse sortent de terre, alors que le pays connaît une forte croissance démographique et achève son urbanisation. Mais au-delà des murs, il faut construire l'animation, c'est-à-dire faire vivre et gérer ces équipements, le plus souvent sous une forme associative. L'animation est pensée initialement comme un moyen de revivifier la démocratie dans les communes ou les quartiers. Avec les collectivités locales, les fédérations d'éducation populaire et les associations construisent pas à pas une politique d'animation fondée sur le principe de la cogestion entre les usagers et les pouvoirs publics. Celle-ci ne va pas sans conflit, ce qui est un indice de vitalité démocratique. En fin, il faut développer les compétences des animateurs : ce sont les débuts de l'animation professionnelle. Pour financer les postes d'animateurs et leur formation, les fédérations d'éducation populaire, l'Etat et les collectivités locales créent un fonds de coopération appelé FONJEP, géré selon les principes de la cogestion.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.