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Le goût des livres
Bessard-Banquy Olivier
MERCURE DE FRAN
8,00 €
Épuisé
EAN :9782715241602
Jadis objet de luxe, aujourd'hui le livre se prête, se corne, se met dans une poche, se donne, se jette... Il délasse, il enseigne, permet, avec Tocqueville, de comprendre le fonctionnement de la démocratie ou, avec Proust, de plonger dans les arcanes de la jalousie. L'essor du numérique peut-il vraiment mettre un terme au règne de ce très bel objet, matériel sinon sensuel ? Le livre est un monde en soi : du papier, une reliure, des odeurs. Les écrivains sont les premiers à le reconnaître et à lui tresser des lauriers. Lecteur occasionnel ou boulimique, chacun satisfait son goût des livres à sa manière. Lorsque ce goût devient excessif, il peut même conduire à la bibliomanie, à l'obsession, à l'achat compulsif, à la folie. Des bibliophiles aux bibliotoqués, balade parmi les livres en compagnie de Paul Valéry, Albert Cim, Jules Lemaître, Charles Nodier, Gustave Flaubert, Jules Janin, Alain Nadaud, Jean-Jacques Brochier, Philippe Meyer, Eric Chevillard, Jacques Bonnet, François Bon et bien d'autres...
Résumé : La lecture est plus que jamais au carrefour des paradoxes : jadis élitiste, elle est devenue très commune, banale ou usuelle. Après le livre, le web invite à parcourir sans fin des milliards de pages que personne avant n'aurait jamais pu découvrir. Parallèlement, les études alarmistes sur la baisse des pratiques culturelles classiques se multiplient, annonçant la disparition prochaine des gros lecteurs et des lettrés. Ainsi d'un côté la vente des chefs-d'oeuvre de la culture classique paraît condamnée tandis que de l'autre l'essor des tablettes et autres readers semble promis à un avenir radieux. Tout cela est-il inéluctable ? Quelle est la réalité de la baisse de la lecture traditionnelle ? Qu'est-ce que cela change pour les professionnels du livre ? L'écran est-il appelé à remplacer le papier ? Peut-on espérer que le charme glacé des tablettes fasse un jour venir aux textes les réfractaires de la lecture d'hier ? C'est à toutes ces questions et à bien d'autres que répondent les spécialistes des pratiques culturelles. A ces réflexions sur les mutations de la lecture sont ajoutées des études sur le rôle clé du club France Loisirs dans l'acculturation des Français, sur l'évolution des publics en librairie, sur la lecture numérique et les formes de la littérature dans l'univers électronique. Ainsi ce recueil collectif présente-t-il un panorama riche et complet de l'évolution de la lecture du papier.
Résumé : Il est entendu que la littérature s'est démocratisée depuis l'Ancien Régime mais ce fait, quand il est évoqué, renvoie en général à deux réalités très différentes et pour tout dire presque opposées : d'un côté, la littérature a gagné en audience grâce aux bienfaits de l'instruction publique et à l'essor de l'industrie des lettres, mais de l'autre, elle a en quelque sorte perdu de son caractère sacré pour devenir une simple production de masse aux vertus essentiellement divertissantes. Autrement dit, des belles lettres à la littérature, les textes ont perdu de leur superbe et gagné en diffusion. Comment comprendre cette évolution ? La grande littérature a-t-elle gagné en force ou en importance en conquérant de nouveaux publics, ou bien la démocratisation du monde a-t-elle entraîné une légitimisation des sous-productions qui ont fini par étouffer les chefs-d'oeuvre et les noyer dans le grand bain des publications courantes ? La fin des hiérarchies culturelles constituées entraîne-t-elle la mort de la littérature considérée comme forme d'art supérieure ? Et est-ce la littérature qui s'est démocratisée, ou la démocratie qui a imposé sa littérature contre les héritages du passé ? Ce travail collectif retrace la place des lettres dans la société d'hier à aujourd'hui, loin des lamentos des déclinologues.
Résumé : L'édition, sous la Troisième République, encore largement artisanale et familiale, s'industrialise à grands pas cependant que des conquistadors de l'imprimé se battent pour défendre la cause du livre et le faire pénétrer dans toutes les familles de France. Ce sont les années de triomphe de Fayard, de Flammarion, d'Albin Michel, mais aussi de Gallimard, de Grasset, de Denoël et de tant d'autres. Insensiblement, au fil des décennies, le volontarisme s'efface pour laisser place à un libéralisme décontracté qui s'impose et qui conduit de plus en plus les éditeurs à publier dans une simple logique de marché pour offrir au grand public ce que celui-ci semble plébisciter. Comment les professionnels du livre sont-ils passés en un siècle à peine d'un monde vertical, ambitieux sur le plan culturel, à un monde ouvert, hyperdémocratique, favorisant l'essor des sous-productions et l'arrogant succès des marques commerciales ? A partir d'archives inédites issues des maisons parisiennes et d'entretiens exclusifs avec les derniers témoins du livre au XXe siècle, Olivier Bessard-Banquy raconte un siècle d'édition où les manoeuvres et autres intrigues abondent dans une langue qui n'exclut ni le rire, ni l'ironie, tout en étant toujours précise, rigoureuse et documentée. Où l'on découvre que les auteurs ne sont pas forcément plus vertueux que les éditeurs...
Résumé : Sexe et littérature aujourd'hui est une promenade dans la littérature la plus libre, la plus osée publiée ces dernières années. Quels sont les auteurs qui ont salué par un verbe vif l'effondrement des interdits et la nouvelle tectonique des corps ? Cette inédite banalité du flirt et de l'amour libre n'a-t-elle pas dévitalisé la littérature galante ? Comment comprendre la poussée de l'écriture érotique féminine depuis les années 1980 ? Et celle du hard et du trash dans les années 1990 ? Virginie Despentes, Michel Houellebecq, Catherine Millet, parmi d'autres, sont-ils dans la descendance des grands auteurs lestes anciens ? Quelle est l'image du sexe qui se dégage de ces littératures salées ? Maniant une plume fluide, Olivier Bessard-Banquy propose ici une réjouissante étude des moeurs dans les lettres françaises et s'engage sur des choix qu'il argumente avec passion. Il ne ménage pas ses critiques contre une pseudo littérature, en partie fabriquée par des éditeurs prompts à capter les effets de mode sans lendemain. Docteur en Sorbonne, spécialiste des lettres et de l'édition d'aujourd'hui, Olivier Bessard-Banquy est maître de conférences à l'université. Après avoir travaillé des années à Paris en tant qu'éditeur, il a publié entre autres La Vie du livre contemporain, Étude sur l'édition littéraire 1975-2005. Passionné de littérature galante et libertine, il est également collectionneur de curiosa.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...