
La sagesse ordinaire
Le sage était, traditionnellement, celui qui savait trouver sa place dans le cosmos et s'y tenir ! Celui qui savait tempérer ses désirs et les soumettre à un principe de réalité. Il aspirait, dit-on, à la sérénité et au bonheur que seule procure la sagesse. Mais, de l'enfant sage qui s'ennuie au vieux sage qui ennuie, de quelle sagesse parle-t-on ? Et qu'en est-il à l'heure de la mondialisation, de l'explosion technologique et des rêves de transhumanisme ? On a souvent associé sagesse à ascèse, renoncement voire sacrifice. Sans s'aviser des risques que comporte parfois l'amour immodéré de l'absolu : les perversions terroristes, les comportements suicidaires, les fanatismes de toutes sortes. Moins glorieuse sans doute, la sagesse de l'ordinaire ne revendique pas d'absolu mais témoigne d'un savoir-faire sa vie, dans la justesse et la cohérence. Elle n'oublie pas, à l'occasion, ce qu'avait compris Erasme : ce qui fait le charme de l'existence, c'est, encore et toujours, le grain de folie !
| SKU: | 9782746510937 |
| wmi_id_distributeur: | 38616001 |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782746510937 |
|---|---|
| Titre | La sagesse ordinaire |
| Auteur | Besnier Jean-Michel |
| Editeur | POMMIER |
| Largeur | 135 |
| Poids | 204 |
| Date de parution | 20160908 |
| Nombre de pages | 174,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-
Demain les posthumains. Le futur a-t-il encore besoin de nous ?
Besnier Jean-MichelJean-Michel Besnier est professeur de philosophie à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) et membre du CREA (centre de recherche en épistémologie appliquée, Ecole Polytechnique et CNRS). Il appartient aux comités d'éthique du CNRS et de l'INRA. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont une Histoire de la philosophie moderne et contemporaine (Grasset 1993; Le livre de poche 1998) et L'homme simplifié (Fayard, 2012).ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -

THEORIES DE LA CONNAISSANCE (LES)
BESNIER JEAN-MICHELRésumé : De tout temps, les philosophes se sont attachés à démonter les mécanismes du savoir, à identifier ses présupposés théoriques et à exprimer ses implications philosophiques. Selon le philosophe Jean-Michel Besnier, la volonté de connaître est toujours empreinte d'une dimension métaphysique et cette quête de compréhension totale est particulièrement saisissante dans le projet des sciences cognitives.ÉPUISÉVOIR PRODUIT2,10 € -

Les théories de la connaissance. 3e édition
Besnier Jean-MichelRésumé : Elaborer une théorie de la connaissance, c'est s'attacher à démonter les mécanismes producteurs du savoir, identifier les présupposés théoriques et les implications métaphysiques qui en règlent l'exercice. C'est aussi interroger les dimensions métaphysiques et éthiques que révèle tout acte de connaître. Cet ouvrage présente les modèles épistémologiques qui rendent compte de l'acquisition des connaissances. Il situe l'apport contemporain des sciences cognitives dans le sillage des conceptions philosophiques traditionnelles.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 €
Du même éditeur
-
Eurêka ! Petites histoires des sciences en 40 citations
Rosenbaum Alexis ; Duckit QuentinLe pari de cet ouvrage jubilatoire : montrer que les citations, ces expressions figées dans le marbre, parfois énigmatiques, qu'on manie sans trop y penser, sont en fait un moyen simple et agréable d'aborder l'extraordinaire histoire des sciences qui a, directement ou indirectement, façonné nos sociétés. Du célébrissime "Eurêka !" d'Archimède au provocateur "Personne ne comprend la mécanique quantique" de Richard Feynman en passant par le "Si j'ai vu plus loin, c'est en me juchant sur les épaules de géants" de Newton et le "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" de Lavoisier, l'ensemble forme, en effet, une petite histoire des sciences, aussi originale qu'accessible. Au fil de citations célèbres mais aussi de citations insolites (qui gagnent à être connues !), vous découvrirez toute la richesse de la pensée qu'elles recèlent. Car la science est humaine, avant tout !ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -
L'insoutenable gravité de l'univers
Chardin GabrielRésumé : Pourquoi la gravité, force pourtant la plus immédiate à nos sens (repensez à la pomme de Newton !) serait-elle insoutenable ? Si Einstein l'a apprivoisée dans sa Théorie de la relativité générale, les physiciens quantiques se cassent les neurones dessus : la gravité résiste à l'infiniment petit... C'est l'une des grandes énigmes de la cosmologie... peut-être en passe d'être résolue. Pour résoudre l'énigme, Gabriel Chardin propose un nouveau modèle d'Univers ? rien que cela ! ? dans lequel il donne un rôle de premier plan à l'antimatière, cette mystérieuse matière dont on avait perdu la trace depuis le big bang... et qu'il traque depuis 40 ans. Une thèse révolutionnaire pour un grand livre de science.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -
La Guerre mondiale
Serres MichelOuverturePendant mon enfance, l'adolescence et le premier âge adulte, cinq à six guerres ont blessé ma formation et mes débuts dans la vie. Cette saignée du corps et de l'âme a duré de si longues années que je ne puis méditer sur ces conflits sans une émotion dont parfois l'intensité risque de déformer les faits, ici, mais les vivifie. Je parlerai de ce que j'ai vu, vécu et ressenti jusqu'à une souffrance dont je n'ai pas toujours conscience de la cruauté. Je pense, j'agis, je mourrai marqué de ce fer rouge, d'abandons certes, mais d'abord de violence et de meurtres.Premier jourRarissime en nombre, ma génération eut la chance simple de naître, puisque la précédente, par millions, avait pratiquement disparu dans la boucherie des tranchées, en 14-18; souffreteux, mon père avait été gazé à Verdun; athée, il s'était converti, dans l'enfer, sous les éclats des schrapnells et le tonnerre de la Bertha, parmi des jonchées de cadavres. Il ne voulut jamais parler de ce fragment de sa vie. Dans son collège, seule ma mère se maria, ses autres amies, promises blanches, pleurant toutes la perte d'un parrain, d'un fiancé ou ami possibles dans le tas de ce charnier. Le long de Garonne où je passai mes années d'attente, hors de notre habitat seulement jaillissaient des enfants piaillants; les maisons voisines abritaient de jeunes et de vieilles veuves, fantômes solitaires, lents, silencieux, vêtus de noir. Les champs alentour de la ville restaient en friches, faute de cultivateurs, socs, jougs et granges en déshérence.Gaie de l'électricité nouvelle, Paris, capitale culturelle, littéraire, musicale, chansonnière... s'amusait, dit-on; la province, la campagne, hagardes, se taisaient entre billons et sillons, car sa jeunesse paysanne dormait, dépenaillée en guenilles de fantassins, sous des stèles parallèles alignées jusqu'à l'horizon. Nous n'évaluons jamais la drogue narcotique de la question: qui va gagner? Ou la torpeur narcissique de l'avoir emporté. Oui, Paris avait gagné la guerre, dite Grande, et s'adonnait à la fête, alors que le peuple de France avait perdu ses jeunes et ses mâles; cette foule du silence haïssait déjà la violence, la politique désuète et la cruauté délirante de l'Histoire. Elle refusa l'affrontement de 39 et fuira tout autre massacre à venir. Elle a payé à jamais pour sa paix.Car la guerre de 14 connut d'abominables tueries.Mes premiers souvenirs datent de 1936, où, vers mon Sud-Ouest natal, affluèrent d'Espagne des réfugiés, rouges et blancs mêlés, dont une seule et même voix, proche de notre patois, racontait des atrocités, tortures extrêmes et sophistiquées, cadavres, froid et famine, insupportables à l'enfance. Il fallut les nourrir, les panser, les loger, leur trouver du travail. Leur guerre civile avait atteint un degré de barbarie analogue à celui dont j'avais failli ne pas naître.Car la guérilla d'Espagne connut d'abominables tueries.(...)ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,90 € -
Le temps qu'il fait
Brundle Harriet ; Rumbelow MattEn 10 chapitres, ce documentaire graphiquement innovant, aux illustrations simples (pictogrammes/infographie), propose l'essentiel à savoir sur le temps : la pluie, la neige, le vent, les nuages, les orages, les saisons, mais aussi le climat, le cycle de l'eau, ou encore les prévisions météo. Le tout complété par un glossaire et une activité à réaliser. Un documentaire idéal pour les enfants avec des textes simples et des illustrations claires.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,90 €
De la même catégorie
-
Le banquet
ALIGHIERI DANTEComposé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie , Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale. "Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova , je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître". René de Ceccatty a traduit la totalité de l'oeuvre italienne de Dante ( La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes , Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie . Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie , Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale. "Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova , je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître". René de Ceccatty a traduit la totalité de l'oeuvre italienne de Dante ( La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes , Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie .ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -
La plus belle histoire du bonheur
Comte-Sponville André ; Delumeau Jean ; Farge ArleLa vie ne vaudrait d'être vécue, dit-on, que si elle apporte le bonheur. Mais que signifie être heureux ? Y a-t-il des recettes au bien-être ? Où se niche le bonheur ? Dans l'argent ? La réussite personnelle ? La santé ? Les plaisirs ? L'espérance d'un jour meilleur ? Est-il dans ce que nous avons ou dans ce que nous sommes ? De la pensée antique à nos frustrations modernes, en passant par l'invention du paradis, on verra avec les regards croisés du philosophe, du croyant et de l'historien, comment l'idée du bonheur a évolué au fil du temps, et combien son histoire mouvementée peut nous aider à mieux vivre aujourd'hui.André Comte-Sponville : philosophe, a publié de nombreux ouvrages sur l'éthique et la question du bonheur. Jean Delumeau : professeur honoraire au Collège de France, est spécialiste de l'histoire des mentalités religieuses. Arlette Farge : historienne et spécialiste du XVIIIe siècle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,70 € -
Le parjure et le pardon. Volume 1, Séminaire (1997-1998)
Derrida Jacques ; Cotton Nicholas ; Michaud GinettRésumé : Jacques Derrida déploie ici les éléments d'une réflexion profondément originale sur l'inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l'excuse, l'amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède les modalités du "comprendre", de la mémoire et de l'oubli, d'un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une "violente tempête" (Benjamin), l'histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l'épreuve de l'impossible : c'est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l'écart de tout échange et de toute transaction. La trajectoire ainsi dessinée par Derrida tout au long de ce passionnant séminaire passe parla lecture des ouvrages de Jankélévitch sur le pardon et l'imprescriptibilité, de Kant sur le droit de grâce, des textes bibliques et grecs, d'oeuvres littéraires (Shakespeare, Kierkegaard, Baudelaire, Kafka, Rousseau et Augustin), ainsi que par l'analyse de scènes d'aveu et de repentir telles qu'elles se sont multipliées dans l'espace public, en France et ailleurs, à la fin des années quatre-vingt-dix.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,00 € -
Réflexions sur la peine capitale
Koestler Arthur ; Camus AlbertLorsque ces Réflexions sur la peine capitale sont parues, en 1957, la guillotine fonctionnait encore en France, pour les crimes de droit commun, et plus souvent encore pour ceux liés à la guerre d'Algérie. Quand ce livre a été mis à jour pour la dernière fois, en 1979, presque vingt ans après la mort d'Albert Camus, la peine de mort était encore en vigueur en France. Moins de deux ans plus tard, Robert Badinter, nommé garde des Sceaux, fit voter l'abolition par le Parlement le 9 octobre 1981. Pour autant, le débat ne s'est pas interrompu. Il s'est déplacé et il s'est élargi, en devenant international. Si l'abolition a prévalu en Europe et gagné du terrain partout dans le monde, la peine de mort est encore appliquée dans de nombreux pays, parfois à grande échelle. Il nous a paru intéressant d'apporter au débat ces Réflexions d'Arthur Koestler et d'Albert Camus qui n'étaient plus disponibles.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 €









