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Réfugiés et détenus de la guerre d'Algérie. Mémoires photographiques et historiques
Besnaci-Lancou Fatima ; Peschanski Denis
ATELIER
21,50 €
Épuisé
EAN :9782708253988
Les violences de guerre et les opérations de l'armée française visant à empêcher la "propagation" de la révolution algérienne ont déraciné des centaines de milliers, sinon des millions d'Algériens. Dès le déclenchement du conflit en 1954, alors que des indépendantiste réels ou supposés sont arrêtés en grand nombre par la police française, les membres du Conseil du Comité international de la croix Rouge (CICR) débattent de l'opportunité d'intervenir pour contrôler les conditions de leur détention. En 1955, Pierre Mendès France autorise la première mission sur le territoire algérien où les violences de la guerre s'intensifient. Suivront dix autres missions jusqu'à l'indépendance et 464 visites de lieu de détention. Parallèlement, à partir de 1957, des délégués conduisent des opérations de secours matériels aux populations déplacées par des militaires français dans des camps de regroupement et à celles parties se réfugier au Maroc ou en Tunisie. Plus de 600 photographies, prises à la fin de chaque mission par les délégués du CICR, dans ces camps de détention, camps de regroupement et camps de réfugiés, sont rassemblées aux archives de l'institution à Genève L'ouvrage vise à les sortir de l'oubli, les mettre dans leur contexte historique. Un tiers de la population algérienne s'est vue déplacée pendant le conflit, (civils, indépendantistes, harkis, etc.), soit 2 millions de personnes). Une dizaine de témoignages accompagnent ce travail de mémoire photographique et historique.
En 1962, à la fin de la guerre d'Algérie, des femmes et des hommes ont mis toute leur énergie et leurs ressources à sauver des milliers de familles de harkis menacés de mort. Militaires le plus souvent, mais pas seulement, ils ont parfois impliqué leur propre famille, leurs relations amicales ou professionnelles, pour déployer une impressionnante chaîne humaine afin d'assurer ce sauvetage en urgence. Beaucoup étaient sur le terrain, de part et d'autre de la Méditerranée, afin d'entourer et accompagner ces familles. Par leurs actes non violents et en opposition aux ordres prescrits par de hautes autorités civiles ou militaires, ils ont non seulement sauvé des exactions près de 43 000 personnes, dont plus de la moitié étaient des enfants, mais ont aussi contribué à influencer, et parfois modifier, les décisions des autorités de 1962. Cet ouvrage recueille le témoignage direct de neuf hommes et d'une femme - ils ont entre 81 et 92 ans, mais leurs souvenirs sont intacts - et rappelle les actions de 11 autres aujourd'hui disparus. Préface de Jacques Frémeaux, historien, spécialiste de l'histoire coloniale.
Le camp de Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, a été un camp d'internement et de relégation utilisé à partir de la fin des années 1930 jusqu'aux années 1960. Dans le cadre de la collection "Récits et témoignages" du Mémorial du Camp de Rivesaltes, Fatima Besnaci-Lancou, historienne et essayiste, a rassemblé quinze témoignages relatant les conditions dans lesquelles des familles de harkis ont été internées dans le camp à partir de l'été 1962. L'auteure, elle-même alors enfant, y fut internée. A travers les parcours de ces hommes et de ces femmes, c'est tout un pan de l'histoire entre l'Algérie et la France qui s'incarne au fil des récits. En co-édition avec le Mémorial du Camp de Rivesaltes, collection "Récits et témoignages", sous la direction scientifique de Denis Peschanski, historien.
La guerre emporte aussi les enfants... Mais cette guerre-là, dans l'Algérie de l'été 1962, a été très peu écrite. Fatima Besnaci a huit ans lorsque sa famille échappe de peu aux massacres dont sont victimes plus de 100 000 Algériens à qui le nouveau pouvoir reproche d'avoir été du côté de la France. Elle embarque, un soir de novembre 1962, avec ses parents et ses quatre petites s?urs dans une cale de bateau pour un voyage sans retour de l'autre côté de la Méditerranée. A l'arrivée, un camp militaire entouré de barbelés, Rivesaltes, attend les réfugiés. Fatima passe toute son adolescence et une partie de sa jeunesse dans des camps réservés aux familles de harkis, à l'écart des villages français du sud de la France. L'Algérie leur a refusé une place à l'Indépendance, la France ne les a pas accueillis avec dignité. Ce témoignage, d'une grande sobriété, est rare car, comme la majorité des enfants de harkis, l'auteur a longtemps recouvert ce passé douloureux d'une chape de silence. Pour la première fois, une femme raconte la violence que fut la guerre d'Algérie pour les femmes et les enfants de harkis. La douceur qui imprègne ce témoignage en fait la force.
Vingt-quatre lettres de descendants de harkis et ce qu'elles révèlent : injustice, tristesse, désillusion et colère. Le 20 septembre 2021, le président de la République demande "pardon" aux harkis. Le 15 mai 2023, un texte du rapport rédigé par une commission rattachée à Matignon met à mal cette déclaration : il s'agit de l'annexe 4 dont l'affaire est ici développée. La réaction est vive. Pourquoi ? Ils ont compris, une fois de plus, que la violence institutionnelle ne les épargnerait pas. A travers leurs témoignages personnels, saisissants, les descendants harkis sont résolus à s'inviter jusqu'aux plus hautes autorités. Leur but : interpeller les responsables du fiasco administratif, pour les obliger à les regarder en face, dans l'intimité de leur histoire. Ils veulent sortir de la déshumanisation dans laquelle la machine administrative continue de les broyer.
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité. On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II. Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des " périphéries " chères au pape François. Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile ? " l'événement le plus important du XXème siècle " selon De Gaulle ? comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement L'Eglise catholique. " Il faut ouvrir les fenêtres de L'Eglise " disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.
Chacun est prompt à donner son avis sur le " statut " des cheminots... mais que font-ils vraiment ? Le sait-on ? Cet ouvrage est une plongée passionnante dans le quotidien de leur travail. Raconter le travail des cheminots Dans le débat public, il est beaucoup question du statut des cheminots, des grèves, d'endettement, de la fermeture de gares... Il y a pourtant toujours un grand absent : le travail des gens du rail tel qu'ils le font et le vivent au quotidien, et ce qu'ils mettent d'eux pour que, jours et nuits, les trains circulent. En une trentaine de récits, cet ouvrage plonge au coeur du travail, aux guichets, dans les bureaux, en gare, sur les voies, dans les trains... formant une mosaïque de textes qui nous font voyager dans l'univers fascinant du train. La culture cheminote Rassemblant les récits par métiers, les chapitres seront introduits par des courts récits centrés sur le parler cheminot. Car chaque métier a son appellation ! " Pieds fins ", " Bras morts ", " Araignées de fourgon " et " Fromage blanc " ne sont qu'un échantillon d'une vaste culture dont témoignent la plupart des textes réunis dans cet ouvrage. Une culture profonde, facteur d'union, qui rime avec service public et solidarité.