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Sainte Russie
Besançon Alain
B.DE FALLOIS
19,05 €
Épuisé
EAN :9782877067980
Pourquoi accole-t-on souvent à la Russie l adjectif sainte? Bien entendu si on connaît un peu l histoire de ce pays, on ne voit pas en quoi la Russie serait particulièrement « sainte ». Onparle de la « Terre Sainte », il est vrai, mais personne ne dit sainte France, sainte Allemagne, sainte Angleterre. Alors, pourquoi Sainte Russie?De même on emploie couramment l adjectif éternelle. Cela pourrait signifier que la Russie n a jamais changé. Pourtant elle a changé plusieurs fois. Pierre le Grand a été une révolution.Le bolchevisme a été une révolution. On ne dit pas la France éternelle, l Allemagne éternelle, l Angleterre éternelle, dès que l on a la moindre idée des changements historiques profonds qui ont affecté ces pays. Pourquoi Russie éternelle?Quand en France on lit Tolstoï et Dostoïevski, quand on entend à l opéra La Dame de pique, ou Boris Godounov, il est rare que l on ne fasse pas référence à l âme russe. D où vient cette expression, comment faut-il la prendre, comment s est-elle formée? Les clichés quelquefois tombent assez juste. On dit que les Espagnols sont fiers, les Allemands lourds, les Français légers ou vaniteux. C est souvent faux, parfois vrai. On dit de la même façon des Russes qu ils sont « mystiques ». Mais que signifie ce mot, quand aujourd hui on appelle mystique la passion du football ou un vague état d âme poético-religieux?Pour répondre à ces questions, il faut aller au-delà de l histoire politique ou économique de la Russie. Il faut remonter à des options religieuses très anciennes, qui viennent de l Église d Orient mais qui ont pris, sous le poids des circonstances historiques, un tour extraordinaire enRussie. Si l on n entre pas dans la conscience religieuse particulière du peuple russe qui, en effet a peut-être été, sous certaines conditions, marquée de mysticisme, on ne comprend pas Gogol ou Dostoïevski. Ni quelques aspects du communisme.Français, depuis Voltaire et Diderot nous avons admiré la Russie pour ses réalisations, et nous avons été déçus quand nous avons pu les observer sur place. Nos réactionnaires ont admiré la cour des tsars, et l ordre qu ils faisaient régner. Nos révolutionnaires ont frémi quand la Russie a eu l air d accomplir les buts de notre Révolution. Nos âmes religieuses ont été attendries parl esprit évangélique dont on croyait son peuple pénétré. Ou bien, las du carcan étroit de notre civilisation, nous avons été attirés par les grands espaces russes et les grands désordres qu ils promettaient. Pourquoi si souvent avons-nous regardé ce pays dans le prisme déformant de nos propres passions, et si rarement avons-nous pris la peine de l étudier comme il était vraiment? J ai composé cet essai pour répondre à ces interrogations. J espère avoir pu éclairer la Russie d une « autre lumière ».
Un spectre hante l'Europe, le communisme ". Depuis ces paroles inaugurales de Marx, le spectre a fait d'impressionnantes conquêtes. Mais s'est-il incarné ? Et si c'était son incapacité de se trouver un corps qui expliquait les particularités de son anatomie ? Ce livre examine le " socialisme réel ", c'est-à-dire soviétique, dans les supports matériels, économiques, où il espérait s'implanter, se développer, exister enfin. Or, il apparaît qu'un système économique de type nouveau naît justement du fait que le socialisme n'existe pas. Depuis soixante ans, l'économie soviétique déjoue l'analyse des observateurs et désoriente leur regard, sorte de mirage en dur flottant entre l'échec lamentable et la réussite miraculeuse :
Résumé : Pourquoi, alors que l'art grec est à son apogée, les philosophes donnent-ils des raisons de le mépriser ? Pourquoi l'interdit biblique de l'image a-t-il été interprété aussi différemment par les juifs, les musulmans et les chrétiens ? Pourquoi la querelle des images a-t-elle pris en Orient une telle gravité, alors que l'Occident passe outre et multiplie les images sacrées et profanes ? Ce livre répond à ces questions et en soulève d'autres : sur un nouvel iconoclasme qui se développe en Occident - Calvin qui chasse l'image du temple, les jansénistes qui la dédaignent, Kant qui la juge inutile, et Hegel dépassée -, sur la transformation que ces courants font subir à la peinture européenne, et sur la France qui, elle, poursuit à l'écart son chemin. Alain Besançon lit dans cette histoire le développement d'une logique spirituelle ennemie de l'image, et qui rebondit de siècle en siècle jusqu'au nôtre. Il en repère les moments clés. Il suit le fil qui court à travers la réflexion esthétique, de Platon à Malevitch. Et il entend dans l'explosion de l'art abstrait l'écho des anciens bris d'images. Tout un pan de l'art, de son inquiétude, de son prestige, de son désarroi s'éclaire ainsi par cette longue enquête sur l'image divine, même si, dans le nouvel iconoclasme, les arguments de l'ancien sont le plus souvent oubliés.
Le siècle a été traversé par le communisme et par le nazisme. L'un tombe aujourd'hui dans l'oubli, pendant que le souvenir de l'autre brûle dans un feu perpétuel. Cette inégalité dans la mémoire demande explication. Alain Besançon fait porter la comparaison sur la destruction dont communisme et nazisme sont la cause: celle des hommes dans leur corps, leur intelligence, leur moralité, leur vie sociale et politique. Il prend pour étalon le crime le plus extrême: la destruction des Juifs d'Europe. L'humanité n'a pas l'expérience d'un crime semblable. Le recours à la théologie s'impose d'autant plus naturellement ici que la plupart des grands témoins ont crié vers le Ciel. Alors se pose la question si lancinante de l'unicité de la Shoah. Alain Besançon donne ses raisons de l'admettre sans réserve, même s'il doute que les hommes puissent s'accorder sur une interprétation unique de cette unicité. Biographie: Alain Besançon, membre de l'institut, a enseigné à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, ainsi qu'aux Etats-Unis. Il a obtenu le prix de l'essai et le prix d'histoire de l'Académie française.
Résumé : Le régime soviétique, qui a duré près de quatre-vingts ans, a-t-il été une innovation radicale dans l'histoire politique ? Comment l'idéologie léniniste qui le constitue a-t-elle pu en être le tout - car où elle règne, elle donne sa forme à toute chose - et le rien, car elle peut être résumée en quelques lignes ? Le léninisme n'est pas une philosophie. Il n'est pas non plus une religion. Il s'apparente à la gnose, dans la tradition de laquelle pourtant il refuse de se placer puisqu'il se prétend "scientifique". Il n'est pas non plus la simple continuation du "despotisme" russe. Ses racines sont occidentales, mais c'est en Russie, à la faveur de circonstances exceptionnelles, qu'il a réalisé le type pur de l'idéologie. A travers une tradition religieuse, une éducation philosophique, la crise d'un Ancien Régime, la formation d'une intelligentsia, on assiste à la mise en place progressive des éléments du léninisme qui a su puiser à maintes sources du XIX ? siècle positiviste, en exploitant la crise très profonde de la Première Guerre mondiale.
Le Bureau des Risques et Périls est une mystérieuse cellule au sein du ministère de l'Intérieur. Il est composé de trois personnes qui ont pour mission de lire tous les romans policiers qui paraissent afin de relever tous les cas possibles et imaginables de crimes pouvant être commis et de les signaler en "haut lieu". Or voilà que ces trois personnes, une femme et deux hommes, décident de commettre un crime parfait. Lequel suppose non seulement des meurtriers parfaits et des circonstances parfaites, mais également un coupable parfait. Encore faut-il bien le choisir. Et veiller à ce que rien ne vienne mettre en cause sa culpabilité...
Quel sort attend une jeune femme, sous l'Ancien Régime, quand elle épouse le roi de France? En quoi consiste la condition de reine? Pourquoi certaines s'y épanouissent-elles alors que d'autres y sont broyées? Les reines se suivent et ne se ressemblent pas. Toutes sont attachantes, les plus obscures comme les plus illustres. Mais il est très rare de les trouver, comme ici, rassemblées. Le présent volume évoque tour à tour Anne de Bretagne, Jeanne de France, Marie d'Angleterre, Claude de France, Eléonore d'Autriche et les débuts de Catherine de Médicis, fragile survivante d'une famille menacée, puis humble épouse de Henri II, écrasée par la resplendissante favorite Diane de Poitiers: évocation du "beau" XVIe siècle, celui où la France, entre les mains de rois au pouvoir raffermi, se couvre d'admirables châteaux et voit s'épanouir la Renaissance, avant les années sanglantes où Catherine, en charge du royaume, devra louvoyer entre les ambitions et les fanatismes déchaînés. Aussi passionnante qu'un roman, mais scrupuleusement fidèle à la vérité des faits, vivante, colorée, parfois teintée d'humour, cette alerte chronique des reines de France est riche en péripéties dramatiques ou plaisantes, mais elle s'efforce aussi d'éclairer les règles du jeu politique et de contribuer, notamment en ce qui concerne la place des femmes dans la société, à l'histoire des mentalités et des moeurs.
Joël Dicker est né à Genève en 1985. Son roman La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert a obtenu successivement en 2012 le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l'Académie française et le Prix Goncourt des Lycéens. Les Derniers Jours de nos pères est son premier roman. Il a reçu le Prix des écrivains genevois en 2010.