Dans un épisode précédent, Cornebidouille et son double Cornebidouille avaient échoué dans la poubelle, comme de vieux déchets vaincus. Décidées à se venger, elles se réunissent, forment un grain de poussière et hop ! grimpent sur la tête du petit Pierre... puis dans son gosier. Le malheureux enfant ensorcelé se met à parler très bizarrement. Il traite le docteur venu le soigner de « Prout de chamois »... Oh là là, au secours, danger ! Heureusement, petit Pierre a plus d'un tour dans son sac. Ce n'est pas encore cette fois que Cornebidouille gagnera !4e de couverture : Dans un épisode précédent, Cornebidouille et son double Cornebidouille avaient échoué dans la poubelle, comme de vieux déchets vaincus. Décidées à se venger, elles se réunissent, forment un grain de poussière et hop ! grimpent sur la tête du petit Pierre... puis dans son gosier. Le malheureux enfant ensorcelé se met à parler très bizarrement. Il traite le docteur venu le soigner de « Prout de chamois »... Oh là là, au secours, danger ! Heureusement, petit Pierre a plus d'un tour dans son sac. Ce n'est pas encore cette fois que Cornebidouille gagnera !Notes Biographiques : Né en Charente en 1959 dans la petite ville de La Rochefoucauld, Pierre Bertrand est conteur. Il sillonne la France pour raconter des histoires aux petits et aux grands. À vingt-deux ans, il a tout d'abord choisi d'être éducateur spécialisé, et c'est en travaillant auprès d'enfants souffrant de troubles psychiques qu'il a commencé à utiliser le conte comme outil thérapeutique. Des rencontres avec de grands conteurs comme Pépito Mateo, Muriel Bloch et Henri Gougaud, entre autres, ont enrichi et nourri sa vocation. Magali Bonniol est née en 1976 et a grandi en Provence. Si elle a suivi quelque temps les cours des Beaux-Arts, elle se considère plutôt comme une autodidacte, et dessine son entourage sans relâche : parents, amis, chats... et beaucoup d'enfants. Elle excelle à les restituer sur le papier dans un style épuré et minimaliste. La mobilité incessante des petits, leurs expressions et leur gestuelle la passionnent particulièrement et leurs portraits remplissent ses carnets. A partir de ses croquis sur le vif, elle crée deux albums qu'elle envoie à l'école des loisirs. Pipi dans l'herbe et Rien faire enthousiasment son éditeur et seront publiés en 2000. Elle a alors 23 ans. Une trentaine d'albums suivront, souvent empreints de poésie et d'une grande attention portée aux choses les plus infimes. En 2005, elle rencontre Pierre Bertrand sur un salon. Son talent de conteur la ravit et la convainc d'illustrer Cornebidouille. Leur collaboration s'est poursuivie avec deux autres aventures drôlatiques de Pierre et de la terrible sorcière, deux personnages adorés des enfants. Magali Bonniol vit dans les Alpes du sud. Quand elle n'écrit pas des livres pour la jeunesse, elle fait de la sculpture, de la gravure et des vidéos.
Nous prétendons aujourd'hui avoir presque tout compris ou expliqué. Beaucoup vont jusqu'à croire qu'un jour, proche ou lointain, tout sera connu, que nous aurons en main une théorie physique complète et finale, rien de moins qu'un nouveau savoir absolu. L'accès à un tel savoir a d'abord été la prétention de la religion, confondant croyance et connaissance, puis celle de la philosophie en la personne du dernier grand créateur de systèmes prétendant tout comprendre, Hegel, enfin celle de la science, ou d'un certain scientisme, confondant connaissance et croyance. Tout s'explique et s'expliquera par les lois de la matière que nous connaîtrons entièrement un jour. Nous sommes un fragment minuscule dans l'infini de l'espace et du temps, nous et notre histoire, nos civilisations, nos religions, nos sciences et nos techniques. C'est tout cela qui est étonnant ou étrange. Nous sommes fiers aujourd'hui de nos connaissances, comme nous l'étions jadis de nos croyances, mais aucune d'elles n'entame le caractère mystérieux du monde puisque toutes en font partie. Et puis vivre est une activité plus ample, plus complexe que celle d'expliquer. L'explication n'est qu'une des nombreuses activités de la vie. C'est cette vie ample et complexe, où le non-savoir est tout aussi essentiel que le savoir, où le corps tout aussi primordial que l'esprit, qu'embrasse la réflexion de Pierre Bertrand. Comment peut-on appréhender la " vraie vie " quand l'aspiration du philosophe à la totalité et à l'universalité implique une ouverture à l'inconnu, à tout ce qui nous dépasse ? Soyons attentifs : l'attention n'est pas simple connaissance, mais manière de faire corps avec ce qui est.
Demeurer bien vivants n'implique aucun état d'agitation, d'excitation, d'excès ou d'extase. Cela s'éprouve au contraire dans une atmosphère de paix intérieure. Celle-ci suppose l'abandon. Peut-être ne devenons-nous paradoxalement le plus nous-mêmes que lorsque nous abandonnons ce qui trop souvent nous définit - possessions, réalisations, aspirations, préoccupations, etc. La paix intérieure, qui est sans doute ce que nous pouvons connaître de plus précieux, ne nous est pas donnée par les conditions extérieures, changeantes et souvent provocantes, mais par notre attitude à leur endroit. Elle doit être éprouvée même dans des conditions défavorables. C'est au milieu de nos obligations que nous devons éprouver un certain détachement, au coeur des sollicitations et des provocations que nous pouvons goûter une qualité de calme. Les difficultés que nous rencontrons et les épreuves que nous subissons peuvent contribuer à nous libérer. Seul le noyau le plus intime se sent bien vivant."
Quoi que l'homme fasse, il ne peut être qu'en défaut, qu'en manque, qu'en faute, qu'en dette face à un idéal qui peut servir de principe régulateur, mais qui ne peut, en aucune façon, s'incarner. Car dût-il s'incarner, il ne serait plus à la hauteur de lui-même, à savoir du pur fantasme. L'être parfait est un fantasme, seul le fantasme est parfait, mais tout ce qui existe est imparfait, mortel, avançant à tâtons, digne d'admiration pour toutes les forces adverses qu'il doit affronter, objet de compassion pour toutes les défaites qu'il doit subir. Pourtant, la réalité n'est dite imparfaite qu'en comparaison avec l'idéal ou le modèle. Considérée en elle-même, elle est, au contraire, infinie richesse, perpétuelle prolifération, source de toutes les valeurs, origine de tous les fantasmes, de tous les idéaux et de tous les modèles. La norme, l'idéal constituent un appauvrissement, une simplification, une standardisation ou une uniformisation de ce qui est. Le fantasme est toujours celui d'un présent passé ou futur, âge d'or ou paradis perdu, apocalypse, utopie, etc. Le réel, quant à lui, est toujours de l'événement vivant, en train de se faire et d'advenir à l'intérieur d'un corps à corps. Autant l'homme se complaît dans le fantasme, autant il se sent perdu. C'est en prenant la réalité à bras-le-corps, quelle que soit la nature de cette étreinte, amour ou haine, qu'il se retrouve. Il peut enfin lutter et agir au lieu de simplement subir. "
Tant de choses nous échappent, non par accident, mais ontologiquement, à savoir compte tenu de leur nature et de la nôtre. II y a des choses dont nous ne pouvons pas être conscients. Nous avons beau vouloir ouvrir notre esprit, il y a des limites à cette ouverture. C'est l'un des traits de notre finitude. La philosophie entretient une prétention à l'universalité. Elle tente de s'ouvrir le plus largement possible à la réalité telle qu'elle est. Ce faisant, elle doit être consciente de ses limites. Si elle s'ouvre, c'est aussi en se fermant. Si elle voit certaines choses, elle est aveugle à d'autres. Ces limites se font sentir avec force quand il s'agit de mettre en parole la vision. Celle-ci doit entrer dans la forme de celle-là, avec un sujet ou un substantif, un verbe ou une action, un prédicat ou un attribut. Une telle mise en forme élimine forcément un chaos, une indétermination ou un flou constitutifs de la réalité. Le défi est alors d'exprimer par la parole ce qui pourtant lui résiste, de manière à ce que continue de poindre et d'insister ce qui résiste".
Être frôlé par des araignées géantes. Chatouillé par des cheveux de sorcière. Poursuivi par un tyrannosaure puis englouti par la gueule béante d'un monstre, avant de ressortir de l'autre côté, indemne, pour foncer au travers d'un nid de serpents, qui n'en a pas rêvé ? Un tour en train fantôme : c'est ce qu'a demandé Lulu à sa grande soeur, en guise de cadeau d'anniversaire. Adrien Albert l'a dessiné tel qu'il est, et que vous ne l'avez jamais vu. Et ce qui est bien, avec le train fantôme, c'est que juste après le cauchemar, on peut déguster une bonne barbe à papa...4e de couverture : Être frôlé par des araignées géantes. Chatouillé par des cheveux de sorcière. Poursuivi par un tyrannosaure puis englouti par la gueule béante d'un monstre, avant de ressortir de l'autre côté, indemne, pour foncer au travers d'un nid de serpents, qui n'en a pas rêvé ? Un tour en train fantôme : c'est ce qu'a demandé Lulu à sa grande soeur, en guise de cadeau d'anniversaire. Adrien Albert l'a dessiné tel qu'il est, et que vous ne l'avez jamais vu. Et ce qui est bien, avec le train fantôme, c'est que juste après le cauchemar, on peut déguster une bonne barbe à papa...Notes Biographiques : Adrien Albert est né en 1977 à Nantes. Successivement licencié en droit public, métallurgiste, vidéaste, majordome, cuisinier, brûleur de meubles et dessinateur de presse, il se consacre aujourd'hui à la création de livres pour enfants. C'est en découvrant un lapin couronné dans un livre d'heures du Moyen Âge qu'il a eu l'idée de son premier album, Seigneur Lapin... Plusieurs autres ont suivi, poétiques et renfermant de belles leçons de vie.
Quand il était petit, Pierre ne voulait pas manger sa soupe. "Tu sais ce qui arrive aux petits garçons qui ne veulent pas manger leur soupe ? " lui disait son père, "Eh bien, à minuit, la sorcière Cornebidouille vient les voir dans leur chambre, et elle leur fait tellement peur que le lendemain, non seulement ils mangent leur soupe, mais ils avalent la soupière avec."Pierre s?en fichait. Il ne croyait pas aux sorcières. Mais il faut admettre que son père avait raison sur un point: une nuit, à minuit, dans la chambre de Pierre, la porte de l?armoire s?entrouvrit avec un grincement terrible et Cornebidouille fit son apparition.Allait-elle parvenir à faire peur à Pierre ? Ca, c?était beaucoup moins sûr.
Elle revient encore? et elles ne sont pas contentes! - Dans La vengeance de Cornebidouille, Pierre avait réussi à faire manger sa propre soupe à l?abominable Cornebidouille, ce qui l?avait illico transformée en potiron? Mais une sorcière se résigne-t-elle à sortir de la vie de ses victimes? Non! Plus tard, quand sa maman coupe en deux un potiron pour le dîner et qu?aussitôt une odeur épouvantable se répand, Pierre a une intuition: Cornebidouille est de retour? Il ne se trompe que sur un détail. À présent, elles sont deux et elles veulent se venger. Il va encore falloir ruser!
Ses parents l?ont envoyé au lit pour avoir renâclé devant sa soupe de légumes. Mais Pierre est décidé à ruser et à trouver un moyen imparable pour éliminer non seulement Cornebidouille, la sorcière coincée dans les cabinets, mais aussi l?horrible potage de sa propre mère!