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Pour en finir avec la nature morte
Bertrand Dorléac Laurence
GALLIMARD
26,00 €
Épuisé
EAN :9782072886096
Ce livre revisite de fond en comble le genre de la nature morte comme lieu idéal du dialogue entre le vivant et le non-vivant, entre nous et les choses, entre présent et passé. Il invite à repenser l'histoire et la géographie de la représentation des choses : il remonte à la Préhistoire et ouvre des frontières sur d'autres contrées que l'Europe et les Etats-Unis. Il établit des correspondances entre les arts contemporains et les arts anciens en montrant de quelle manière les choses représentées par les artistes sont un bon observatoire des sensibilités. Cet essai est aussi une histoire de la tension entre l'abondance et son contraire, entre l'être et l'avoir depuis que l'on accumule des vivres, des outils, des armes, des proies, des vêtements, des parures, des choses désirables. Il est fondé sur l'observation des oeuvres d'art des peintres, sculpteurs, photographes et cinéastes (anonymes, Piraïkos, Mu Qi, Aertsen, Spoerri, Gupta, Tati, Tarkovski...) et sur la pensée des savants (Philostrate, Marx, Weber, Sterling, Barthes, Latour, Appadurai...) - et est traversé par l'esprit des poètes et des écrivains (Montaigne, Deubel, Baudelaire, Hugo, Michaux, Ponge, Perec...).
De 1940 à 1944, personne n'échappe au chaos, et surtout pas les artistes convoqués au chevet de la nation malade. Qu'il s'agisse de l'occupant, de l'Etat français, de la critique, du public et des artistes eux-mêmes, tous sont assurés que l'art doit conjurer la crise en édifiant les foules et en soignant les âmes. La vie artistique continue, les expositions attirent du monde, le marché de la peinture est florissant, la décentralisation populaire bat son plein. Il n'empêche, des ruptures de taille assombrissent radicalement le paysage de l'avant-guerre. L'exil des modernes, l'exclusion des artistes juifs et maçons, la mise au ban de Picasso, la corporation des peintres et des sculpteurs, Vlaminck, Derain, Van Dongen et d'autres, invités par le Reich à visiter l'Allemagne, les titans de Breker à l'Orangerie des Tuileries, la complicité d'une partie des élites: pour la première fois, ce livre retrace avec précision ce que fut la France artistique des années noires et une situation d'exception où l'art joua gros - sa liberté. En s'attachant à cet aspect méconnu de la vie culturelle, l'auteur éclaire de façon inédite le "coeur du système" - le régime de Vichy et la politique de l'occupant -, mais aussi l'imaginaire des Français: leurs nostalgies, leurs peurs et leurs espoirs.
Dans Le Déclin de l?Occident, Oswald Spengler voyait en Monet aussi les derniers feux du mondeoccidental et son livre sombre commencé en 1914 deviendra un best-seller influent dans toutel?Europe après 1918 jusqu?en 1945, pour finalement sombrer dans l?oubli ou presque. Dans samorphologie historique où l?humanité n?avait pas plus de but que le papillon ou l?orchidée, ilannonçait la fin inéluctable de toute la culture occidentale qui avait épuisé son cycle de vie. Or, aumoment où Spengler renonçait à devenir le romancier qu?il avait toujours rêvé d?être pour désignerla catastrophe, et alors que l?Europe allait s?abolir dans la boue des tranchées de la Grande Guerre,Monet, l?ancêtre, à moitié mourant, reprenait l?idée de ses nymphéas en élargissant à l?infini lechamp de son rêve d?un tout sans fin dans son laboratoire de Giverny.De son jardin artificiel où se mélangeait savamment la double inspiration de l?Occident et del?Extrême-Orient, il fit ses derniers chefs-d?oeuvre. Installés à l?Orangerie des Tuileries en 1927 etvisités aujourd?hui par les amateurs du monde entier, ils sont désormais présentés comme un« monument à la paix » alors que le peintre les avait offerts à la France par l?entremise deClemenceau comme un monument à la victoire de 1918. Entre-temps, l?Europe avait purgé saviolence dans ses orages d?acier, hantée plus que jamais par le déclin, cette figure imaginée depuis si longtemps par les hommes à partir du moment où le temps fut compté, l?histoire engagée.L?enquête doit être menée pour savoir pourquoi ces grandes peintures de Monet aujourd?huimagnifiées furent à ce point boudées et incomprises dans toute l?entre-deux-guerres et jusqu?à laLibération, où l?on décida tout à coup qu?elles étaient parmi les sources d?inspiration majeure de lapeinture abstraite depuis Kandinsky et jusqu?aux grands artistes américains de la seconde partie duXXe siècle, incarnant mieux que toute autre une oeuvre de paix.À travers cette enquête, l?histoire de l?art de la première partie du siècle est revisitée de fond encomble en relation avec le mouvement des passions politiques, des sciences, des techniques etfinalement de conceptions du monde irréconciliables.
Bertrand-Dorléac Laurence ; Bois Jean-Pierre ; Coc
Résumé : Qui dit guerrier pense combat. Pourtant, le soldat en campagne passe bien plus de temps à s'entraîner, à se déplacer, à assurer sa subsistance et... à attendre. Hors armes et munitions, le paquetage du soldat répond à des besoins inchangés depuis l'Antiquité : manger, se chausser, se distinguer des adversaires et s'en protéger... Depuis toujours aussi, le combattant a connu la fraternité d'armes qui le lie aux camarades, à quoi contribuent tenue, récompenses, rituels partagés. Il est fier, enfin, de se démarquer des civils dont il doit assurer la défense. C'est à ces moments ordinaires de la vie du soldat, depuis deux millénaires, qu'est consacré cet ouvrage, à ces objets modestes, imposants ou insolites, qui lui permettent d'accomplir sa mission, lui donnent son identité, racontent son expérience quotidienne, jusque, parfois, dans la souffrance et dans la mort. Avec ce catalogue aux multiples facettes, où dialoguent de nombreuses images, des notices détaillées et les essais d'éminents spécialistes, entrez dans la peau d'un soldat !
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.