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Contre-déclin. Monet et Spengler dans les jardins de l'histoire
Bertrand Dorléac Laurence
GALLIMARD
24,00 €
Épuisé
EAN :9782070137626
Dans Le Déclin de l?Occident, Oswald Spengler voyait en Monet aussi les derniers feux du mondeoccidental et son livre sombre commencé en 1914 deviendra un best-seller influent dans toutel?Europe après 1918 jusqu?en 1945, pour finalement sombrer dans l?oubli ou presque. Dans samorphologie historique où l?humanité n?avait pas plus de but que le papillon ou l?orchidée, ilannonçait la fin inéluctable de toute la culture occidentale qui avait épuisé son cycle de vie. Or, aumoment où Spengler renonçait à devenir le romancier qu?il avait toujours rêvé d?être pour désignerla catastrophe, et alors que l?Europe allait s?abolir dans la boue des tranchées de la Grande Guerre,Monet, l?ancêtre, à moitié mourant, reprenait l?idée de ses nymphéas en élargissant à l?infini lechamp de son rêve d?un tout sans fin dans son laboratoire de Giverny.De son jardin artificiel où se mélangeait savamment la double inspiration de l?Occident et del?Extrême-Orient, il fit ses derniers chefs-d?oeuvre. Installés à l?Orangerie des Tuileries en 1927 etvisités aujourd?hui par les amateurs du monde entier, ils sont désormais présentés comme un« monument à la paix » alors que le peintre les avait offerts à la France par l?entremise deClemenceau comme un monument à la victoire de 1918. Entre-temps, l?Europe avait purgé saviolence dans ses orages d?acier, hantée plus que jamais par le déclin, cette figure imaginée depuis si longtemps par les hommes à partir du moment où le temps fut compté, l?histoire engagée.L?enquête doit être menée pour savoir pourquoi ces grandes peintures de Monet aujourd?huimagnifiées furent à ce point boudées et incomprises dans toute l?entre-deux-guerres et jusqu?à laLibération, où l?on décida tout à coup qu?elles étaient parmi les sources d?inspiration majeure de lapeinture abstraite depuis Kandinsky et jusqu?aux grands artistes américains de la seconde partie duXXe siècle, incarnant mieux que toute autre une oeuvre de paix.À travers cette enquête, l?histoire de l?art de la première partie du siècle est revisitée de fond encomble en relation avec le mouvement des passions politiques, des sciences, des techniques etfinalement de conceptions du monde irréconciliables.
Bertrand-Dorléac Laurence ; Bois Jean-Pierre ; Coc
Résumé : Qui dit guerrier pense combat. Pourtant, le soldat en campagne passe bien plus de temps à s'entraîner, à se déplacer, à assurer sa subsistance et... à attendre. Hors armes et munitions, le paquetage du soldat répond à des besoins inchangés depuis l'Antiquité : manger, se chausser, se distinguer des adversaires et s'en protéger... Depuis toujours aussi, le combattant a connu la fraternité d'armes qui le lie aux camarades, à quoi contribuent tenue, récompenses, rituels partagés. Il est fier, enfin, de se démarquer des civils dont il doit assurer la défense. C'est à ces moments ordinaires de la vie du soldat, depuis deux millénaires, qu'est consacré cet ouvrage, à ces objets modestes, imposants ou insolites, qui lui permettent d'accomplir sa mission, lui donnent son identité, racontent son expérience quotidienne, jusque, parfois, dans la souffrance et dans la mort. Avec ce catalogue aux multiples facettes, où dialoguent de nombreuses images, des notices détaillées et les essais d'éminents spécialistes, entrez dans la peau d'un soldat !
Que représente l'art en France après la Seconde Guerre mondiale? On a beaucoup parlé de "reconstruction" à propos de cette période, mais le terme limite considérablement le paysage réel car il ne dit rien du désastre, si bien traduit dans les oeuvres d'art qui sont comme l'envers du décor. Encore une fois, ce sont les oeuvres des artistes - dont le métier est de dire l'indicible - qui livrent le plus justement les signes de la libération et de la joie, de la misère et de la colère, de l'amertume, du doute, de la fragilité, du trauma profond, de la mémoire du génocide et de la violence de guerre. L'auteur montre à quel point ces années sont dominées par une forme de liberté étrange où l'art n'a plus à respecter quoi que ce soit après avoir failli disparaître: attaqué, instrumentalisé, censuré par tous les pouvoirs à vocation totalitaire en Europe depuis les années 1920. Que le retour aux origines, l'automatisme et l'expressivité sous toutes ses formes dominent une large part de la production des artistes après la guerre, rien de surprenant. Malgré toute la littérature fondée sur le poncif d'une France raisonnable et cartésienne, l'art est fait d'excès, de fureurs et d'hybridations: il n'est pas plus homogène que cette identité nationale dont l'Etat français sous Vichy avait espéré la "purification". Il ne répond plus aux traditions usées par la catastrophe qui vient de se produire. Il est comme la réaction contre "les années sordides", comme les appelait André Pieyre de Mandiargues.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.