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Le déchet, c'est les autres
Bertolini Gérard
ERES
10,50 €
Épuisé
EAN :9782749206509
Avant toute chose, il convient de préciser que Gérard Bertolini n'est ni psychologue, ni psychanalyste, ni psychiatre, ni médecin généraliste, mais économiste; et sociologue à l'occasion. C'est surtout un connaisseur du déchet, qu'il étudie de longue date, dans ses multiples dimensions, suivant une démarche transdisciplinaire relevant de l'anthropologie sociale et culturelle ; il est membre du Laboratoire d'analyse des systèmes de santé (LAss) du CNRS et de l'université Claude-Bernard-Lyon I. En outre, il a tendance à voir dans tout objet un déchet en devenir et dans tout déchet une ressource potentielle. Vrais ou faux déchets ? Les déchets sont source de psycho-socio-pathologies. ils sont objets de répulsion pour beaucoup (pouvant aller jusqu'à des phobies et des troubles obsessionnels compulsifs), mais aussi, à l'inverse, d'attraction pour d'autres. Ce livre vise à montrer que le déchet " absolu " n'existe pas, qu'il faut relativiser, et que le rebut est susceptible d'être transformé en ressource ; que la répulsion résulte d'un ordre social et mental construit, qui comporte une part d'arbitraire, et que l'attraction, lorsqu'elle n'est pas instinctive, s'inscrit en réaction contre cet ordre. L'enjeu consiste à rendre le déchet tolérable, acceptable, ce qui passe par une réappropriation psychosociologique.
Ce livre s'efforce de parcourir le terrain de la littérature en tous genres, afin d'en extraire les dénouements, qui du reste, pour partie, les caractérisent. Dans le tableau de chasse qui en résulte, le rose et le doré cèdent beaucoup de terrain au noir, de plus en plus intense. Le pessimisme prévaut, le mal-être s'installe, la mort rôde. Toutefois, des tentatives d'échappatoire au désespoir se manifestent : refuge dans l'humour ? dans la poésie ? dans l'art ? dans l'ironie ? dans la dérision ? dans l'absurde ? dans la religion ? dans l'au-delà ? Une note d'optimisme, pour finir : le dénouement libère l'avenir ; à chacun de se l'approprier.
Les mots ne sont pas que des " boîtes à lettres ". Sur le terrain d'aventure de la littérature, ils constituent une faune à apprivoiser dans une jungle luxuriante. Dans ce livre, les jeux de mots abondent, alimentés par leur polysémie, des homologies et surtout des homophonies. Le propos est en effet de jouer sur les mots et avec eux, avec leur plasticité, de les faire danser, vibrer, de les pétrir, les tordre dans tous les sens, les couper, les écarteler, les triturer, les cuisiner, les coller, les souder, les coudre et les découdre, ... dans un déluge et délire de mots. Ces mots, dans tous les états, parlent à tous les sens et partent dans tous les sens.
Plus nous consommons, plus les déchets nous envahissent. Comment faire pour s'en débarrasser ? Les recycler quand c'est possible, mais aussi les réduire à la source.
La poubelle fournit une image de nos consommations en négatif. Elle renvoie à l'intime: regarder sa poubelle en face constitue un premier pas sur le chemin de la responsabilisation. Les déchets ne sont matière morte qu'en apparence: susceptibles d'évoluer dans l'environnement, ils parlent aussi à ceux qui savent les comprendre, les apprivoiser. Ce livre étudie les déchets et leurs géniteurs à travers les âges, depuis les origines de l'homme jusqu'à des futurs possibles.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.