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L'orthographe en folie. La valse des mots
Bertolini Gérard
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782140254192
Ce livre n'est pas un (énième) traité d'orthographe ; c'est un survol, passant du coq à l'âne, allant du Bon usage du Grevisse, sérieux et même austère, aux bons mots, ludiques, de Raymond Queneau, voire relevant de l'Almanach Vermot ; le pari consiste à progresser en orthographe tout en s'amusant. Le texte s'affranchit progressivement du didactique et tourne à la mascarade. Les mots valsent dans ce grand bal, où, parmi les convives, les homophones, nombreux, s'accouplent et tournoient allègrement. Derrière les flonflons de la fête, la cacophonie et le désordre s'installent. L'état de notre orthographe, de par sa complexité, ses bizarreries, voire ses absurdités, est source, sinon signe, d'aliénation. Les traitements appliqués, à travers nombre de réformes, ne sont guère que des palliatifs. En d'autres termes, le bateau (La Nef des fous de Jérôme Bosch ? ) prend l'eau de toutes parts et il s'avère de plus en plus difficile d'écoper pour le maintenir à flot. Au-delà de la dérision, l'auteur en appelle à la simplicité et à la tolérance. Libérez l'orthographe !
Les mots ne sont pas que des " boîtes à lettres ". Sur le terrain d'aventure de la littérature, ils constituent une faune à apprivoiser dans une jungle luxuriante. Dans ce livre, les jeux de mots abondent, alimentés par leur polysémie, des homologies et surtout des homophonies. Le propos est en effet de jouer sur les mots et avec eux, avec leur plasticité, de les faire danser, vibrer, de les pétrir, les tordre dans tous les sens, les couper, les écarteler, les triturer, les cuisiner, les coller, les souder, les coudre et les découdre, ... dans un déluge et délire de mots. Ces mots, dans tous les états, parlent à tous les sens et partent dans tous les sens.
Ce livre n'est pas un énième traité de ponctuation. Ce domaine aride, balisé, codifié, normalisé, policé par des grammairiens pointilleux, peut-il être transformé en un jardin luxuriant ? Ce qui est proposé est une évasion, en premier lieu par des ouvertures vers l'imaginaire, y compris une interprétation sexuelle des signes. Surtout, il relate l'histoire d'une subversion de la ponctuation traditionnelle. Sterne, Rimbaud, Mallarmé, Schwitters en sont les figures de proue. A qui donc appartient la ponctuation ? Elle est affaire de style et constitue le reflet de la personnalité de l'écrivain : "Montre-moi ta ponctuation, je te dirai qui tu es." Les fonctions de la ponctuation se sont élargies et transformées, par le jeu d'expérimentations et d'innovations. Elle doit également s'adapter, dans le monde moderne, à de nouveaux modes d'expression et à une civilisation de l'image.
Résumé : La fin du xixe siècle, puis le xxe siècle, voient émerger chez les artistes une nouvelle conscience de leur rôle, qui les conduit à se rassembler. L'art s'affirme alors comme un véritable champ d'expérimentation : techniques et modes de travail sont partagés au sein de " groupes " , appelés aussi " mouvements " ou " tendances " . Cette notion d'un travail collectif surgit dans une conception de l'art qui assigne en général un caractère individuel à l'acte créateur. Identifier ces associations entre artistes, c'est d'abord comprendre les motivations, souvent définies par un manifeste, qui sont à leur origine. Un groupe peut se fonder sur des bases très diverses : autour d'une revue (De Stijl), d'une localité (Pont-Aven), d'une technique (le collage pour Braque et Picasso), d'un thème (le futurisme) ou de pratiques (le travail en plein air et en groupe pour les impressionnistes). Si elle est le plus souvent revendiquée, cette complicité entre créateurs est parfois déterminée par la critique, qui dégage des caractéristiques communes à divers travaux. L'analyse des mouvements permet aussi d'établir le degré de proximité entre les artistes. C'est à cette approche que convie cet ouvrage. La période couverte, de l'impressionnisme à nos jours, est marquée par le foisonnement des démarches et des formes. Les questions posées par les cubistes, les informels, les minimalistes, les conceptuels ou les pointillistes côtoient celles, plus récentes, du corps, de l'identité, du genre, de la postmodernité ou du postcolonialisme. La présentation, chronologique, fournit une abondante documentation : époque d'un mouvement donné, origine de son nom, fondateurs, principaux représentants, manifestes, lieux, expositions, revues et textes contemporains, sans oublier des reproductions d'oeuvres, accompagnées de commentaires. Le lecteur dispose ainsi des repères nécessaires à une meilleure appréhension de l'art contemporain. L'ouvrage est complété par un index général et un index des artistes.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.