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La ponctuation en liberté. Histoire d'une subversion
Bertolini Gérard
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782343234618
Ce livre n'est pas un énième traité de ponctuation. Ce domaine aride, balisé, codifié, normalisé, policé par des grammairiens pointilleux, peut-il être transformé en un jardin luxuriant ? Ce qui est proposé est une évasion, en premier lieu par des ouvertures vers l'imaginaire, y compris une interprétation sexuelle des signes. Surtout, il relate l'histoire d'une subversion de la ponctuation traditionnelle. Sterne, Rimbaud, Mallarmé, Schwitters en sont les figures de proue. A qui donc appartient la ponctuation ? Elle est affaire de style et constitue le reflet de la personnalité de l'écrivain : "Montre-moi ta ponctuation, je te dirai qui tu es." Les fonctions de la ponctuation se sont élargies et transformées, par le jeu d'expérimentations et d'innovations. Elle doit également s'adapter, dans le monde moderne, à de nouveaux modes d'expression et à une civilisation de l'image.
Les mots ne sont pas que des " boîtes à lettres ". Sur le terrain d'aventure de la littérature, ils constituent une faune à apprivoiser dans une jungle luxuriante. Dans ce livre, les jeux de mots abondent, alimentés par leur polysémie, des homologies et surtout des homophonies. Le propos est en effet de jouer sur les mots et avec eux, avec leur plasticité, de les faire danser, vibrer, de les pétrir, les tordre dans tous les sens, les couper, les écarteler, les triturer, les cuisiner, les coller, les souder, les coudre et les découdre, ... dans un déluge et délire de mots. Ces mots, dans tous les états, parlent à tous les sens et partent dans tous les sens.
Plus nous consommons, plus les déchets nous envahissent. Comment faire pour s'en débarrasser ? Les recycler quand c'est possible, mais aussi les réduire à la source.
Les ordures sont des mal-aimées ; sans valeur économique, le déchet est en quelque sorte produit par dessus le marché. Cependant, peut-il aujourd'hui rapporter ? Quelles valeurs et quels enjeux se cachent derrière son apparente insignifiance ? A défaut d'une validation ou d'une utopique néantisation, l'histoire des ordures et des filières qui leur sont associées est celle d'une errance, en quête d'un espace-déchet ; l'évident problème environnemental qui en résulte pour nombre de collectivités locales se double d'enjeux commerciaux majeurs ; peuvent-ils faire bon ménage ? A travers ce livre, on suivra les déchets à la trace, dans l'histoire et dans l'actualité, de la poubelle familiale au grand marché européen.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.