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Céline Comix. Louis-Ferdinand Céline et la bande dessinée
Bertine Bastien ; Brami Emile
RABELAIS
35,00 €
Épuisé
EAN :9782869067653
Lorsque l'on évoque l'oeuvre de Louis-Ferdinand Céline et la bande dessinée, on songe immédiatement à Tardi et à son adaptation du Voyage au bout de la nuit. Pourtant au-delà même de l'adaptation de ses textes, Céline a, par sa narration, son usage de la typographie, sa langue, inspiré de nombreux auteurs de bandes dessinées, tandis que lui-même était lecteur de bandes dessinées. Les liens entre Céline et la bande dessinée sont donc multiples et complexes. La lecture de bandes dessinées a-t-elle eu un impact sur l'univers célinien ? Y a-t-il des phénomènes d'intertextualité entre l'oeuvre célinienne et la bande dessinée ? Peut-on trouver dans la bande dessinée des traces, des effets ou des souvenirs de la lecture de Céline, notamment chez Tardi, en dehors du cas particulier des illustrations ? Et dans les oeuvres d'Hergé ou de Manu Larcenet ?
Les informations relatives à la nourriture sont de nature extrêmement diverse. L'alimentation intervient dans les conceptions de la santé, des plaisirs, des moeurs, de l'ordre public. Les sources d'information disponibles sur l'alimentation sont nombreuses et leurs visées respectives peuvent, ou bien se renforcer, ou bien se contredire. La question est alors de savoir comment les consommateurs arbitrent entre santé et plaisir, nutrition et saveur, bienséance et confort, croyance et science, tempérament et pression sociale, innovation et habitude, ou encore considérations éthiques et servitudes quotidiennes. Quelle légitimité accordent-ils aux paroles d'interlocuteurs venant d'horizons divers, de la médecine à la publicité, du gouvernement à la philanthropie, et qui diffusent messages et recommandations concernant la nourriture et l'hygiène de vie ? Ce sont les questions qui animent ce livre. Les chapitres contribuent à la restitution de l'univers informationnel des consommateurs depuis le XIVe au XXe siècle. Ils s'attachent à décrire et expliquer l'émergence et le fonctionnement des repères qui nous orientent dans les marchés alimentaires et des services qui s'y rattachent. Les thèmes concernent l'identification des produits et de leurs caractéristiques, l'imagination liée à l'alimentation et à la cuisine, et l'intervention des autorités publiques dans les transactions alimentaires.
Cet ouvrage porte sur la peinture sur pierre, technique qui apparaît en Italie autour de 1530. Dans un premier temps, cette technique, mise au point par le peintre vénitien Sebastiano del Piombo, vers 1530, s'inscrit dans les débats relatifs au Parallèle des Arts, à la suprématie de la sculpture ou de la peinture. La durée apparaît comme un problème fondamental ; la peinture sur pierre constituerait une réponse puisqu'elle offrirait l'avantage de se conserver plus longtemps que les tableaux peints sur des supports traditionnels comme le bois ou la toile. Dans un deuxième temps, à partir des années 1580-1590, les artistes varient leurs productions en employant des supports comme le jaspe, l'améthyste, l'agate, ou l'albâtre. La diversité et la richesse des matériaux répondent alors à deux attentes : elle correspond au goût pour la préciosité et s'inscrit dans une connivence entre art et nature. Florence et Rome deviennent des centres de production importants et de nombreuses familles dont les Médicis et les Barberini jouent un rôle primordial dans cet essor. Parallèlement, les artistes, poussés par le désir de transposer sur de grandes surfaces les effets picturaux obtenus avec la peinture à l'huile, se lancent dans diverses expérimentations. C'est vraisemblablement dans un tel contexte qu'il faut inscrire l'élaboration de peintures d'autel sur pierre entre 1530 et 1620. Sebastiano del Piombo en serait également l'initiateur mais d'autres personnalités artistiques dont Pierre Paul Rubens seront amenés à élaborer des peintures de grand format sur pierre.
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau Françoi
Les migrations internationales contribuent à définir l'Etat et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu'ils rencontrent dans les espaces qu'ils traversent, sinon investissent. De l'Europe au continent américain en passant par l'Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d'éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu'aux multiples échelles servant à l'analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d'autres termes, penser les migrations est "un moyen de penser la société", au-delà de la question du contrôle des frontières par les Etats, à laquelle elles sont trop souvent réduites.
Erigé en 1862 à Paris, au coeur du nouveau quartier de l'Opéra, fondateur avec le Grand Hôtel du Louvre de la grande hôtellerie contemporaine en France, le Grand Hôtel instaure à Paris une nouveauté qui n'eut de cesse de se développer. A l'heure de son inauguration, le Grand Hôtel émerveille et devient l'un des théâtres privilégiés de la "Fête impériale". La table est un atout fondamental sur lequel repose le succès primitif de l'entreprise créée par les frères Pereire. Toutefois, l'émergence de nombreux concurrents fait que le Grand Hôtel perd progressivement son rang. Aussi, à l'orée du XXe siècle, l'arrivée aux commandes d'Arthur Millon, restaurateur d'origine modeste, insuffle au Grand Hôtel une nouvelle ligne entrepreneuriale et pose les bases d'une nouvelle réussite. Du .fait d'une activité incessante, il édifie un véritable empire dans le monde de la grande hôtellerie et de la restauration parisiennes que son fils André se fait fort d'étendre. Au total, Arthur et André Millon incarnent deux personnages centraux de l'histoire de cette industrie majeure du développement du tourisme parisien et national. Cependant, les mésententes familiales font que le Grand Hôtel, tout comme le reste de l'empire, passe sous bannière italienne en 1972. C'est à la découverte de la riche histoire du doyen des palaces parisiens que ce livre convie.
Au premier abord, tout semble opposer le monde créé par Brassens à travers quelque 300 chansons et celui où évoluent Tintin et ses compagnons au long des 24 albums. L'univers des chansons est rèvé, légendaire, celui des Aventures est concret, comme une copie du réel. La poésie et la folie planent sur l'oeuvre du premier tandis que le petit reporter est immergé dans l'action. Brassens est un spectateur distancié, Tintin un aventurier engagé. L'un, amoureux des femmes, parle cru, l'autre, asexué, ignore le désir. Anticonformisme et anticléricalisme d'un côté, valeurs boy-scouts chrétiennes de l'autre. Et pourtant... Ces deux créations majeures du XXe siècle séduisent des publics communs. Est-ce seulement dù à l'immense talent de leurs démiurges ou à leur contemporanéité - 1921-1981 pour Brassens, 1907-1983 pour Hergé - qui suffirait à engendrer une connivence générationnelle et culturelle ? Ce livre démontre qu'une telle explication ne suffit pas : il existe des analogies, voire des affinités entre ces oeuvres apparemment si dissemblables. Contrairement à ce que pourrait laisser penser une approche superficielle, les "philosophies de vie" des personnages mis en scène par Georges Brassens et Georges Remi sont loin d'ètre incompatibles. Grâce à une analyse approfondie des récits du poète sétois et du dessinateur belge, Renaud Nattiez met en évidence des correspondances surprenantes, des similitudes insoupçonnées. Deux mondes parallèles, au double sens du mot : ils ne se confondent pas, ils ne se rejoignent pas, mais ils évoluent dans la mèmc direction comme si, au fil des ans1 Brassens s'était rapproché de Tintin et Tintin de Brassens. Renaud Nattiez est né entre Mouhnsart et Sète, lorsque Tintin s'apprétait a marcher sur la Lune et Brassens à enregistrer son premier disque. Le premier lui a donne le gout de l'ailleurs, le second celui du jeu avec les mot, de la langue française. L'auteur a publié Le Mystère Tintin (2016), Le Dictionnaire Tintin (2017), Les Femmes dans le monde de Tintin (2018). Ancien élève de l'ENA, ex-diplomate, il est docteur en économie.
Jehan Pistolet, Oumpah-Pah, Astérix (avec son frère de coeur et éternel complice René Goscinny), Tanguy et Laverdure (avec Jean-Michel Chartier), comptent parmi les personnages créés par Albert Uderzo au cours de plus de soixante-dix ans d'une carrière unique qui l'a conduit au firmament de la bande dessinée. Avec Numa Sadoul, le confident attitré des plus grands de la BD, celui qui est aujourd'hui l'un des dessinateurs vivants tes plus connus au monde a entretenu une conversation étalée sur plus de quarante ans. Cette nouvelle édition, augmentée d'entretiens inédits enregistrés ces dernières années et illustrée de pépites extraites des archives du dessinateur, dévoile pour la première fois toutes les facettes de l'irréductible talent d'Albert Uderzo.
Résumé : Qui, aujourd'hui, ne connaît pas les Schtroumpfs ? De tous les héros de la bande dessinée européenne, les lutins bleus sont les seuls à avoir acquis une célébrité mondiale, grâce à la vague de dessins animés produits par Hollywood dans les années 1980. Derrière cet immense succès, se cachait un dessinateur bruxellois modeste et discret : Pierre Culliford, alias Peyo. Avant d'être le créateur d'un empire commercial, Peyo fut surtout un grand auteur de bande dessinée. Introduit dans le métier par son ami Franquin au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il deviendra très vite une vedette du journal Spirou grâce à la série Johan et Pirlouit. Peyo eut deux modèles : Hergé et Walt Disney. Du premier, il admirait le génie narratif, du second, la réussite internationale. Etonnamment, sa carrière réussira la synthèse de ces deux influences. A travers de nombreux témoignages émouvants, enrichis de documents souvent inédits, Peyo l'enchanteur retrace le destin exceptionnel d'un auteur-phare, injustement sous-estimé, de la bande dessinée moderne.
Hergé est né en même temps que le cinéma. Dès son plus jeune âge, il se passionna pour le 7e art, et ses "expériences cinématographiques" le marquèrent pour toute son oeuvre. Il affirma plus tard : "Je considère mes histoires comme des films" , en précisant ses acteurs favoris : Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, les Marx Brothers, etc. , et en mentionnant plusieurs influences cinématographiques précises. Bob Garcia a mené l'enquête pendant plus de vingt ans et visionné des centaines d'heures de films. Après s'être intéressé aux origines de la culture cinématographique du jeune Hergé, puis aux genres, acteurs et réalisateurs qui l'ont inspiré, il a recherché les films qui furent déterminants dans la création de chacun des albums et livre ici de nombreuses références et influences inédites et stupéfiantes. Autant d'invitations, pour les cinéphiles et les tintinophiles, à jeter un nouveau regard sur le travail d'Hergé. Passionné de littérature populaire, de musique et de bande dessinée, Bob Garcia a publié une dizaine de romans et nouvelles policières, d'études tintinophiles et d'essais et articles sur le monde du jazz. Il a publié en 2018 Tintin, le diable et le bon Dieu chez le même éditeur.