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L'ENA est-elle une business school ? Etude sociologique sur les énarques devenus cadres d'entreprise
Bauer Michel ; Bertin-Mourot Bénédicte ; Laval Cat
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782738450791
Combien d'énarques passent chaque année de l'administration publique à l'entreprise ; au bout de combien de temps vont-ils découvrir cet "autre monde" ; dans quelles entreprises entrent-ils : retournent-ils ensuite dans l'administration ? ces phénomènes ont-ils varié au cours des dernières années : en un mot, l'ENA dont la mission premiers cet de former l'élite de l'administration française est-elle devenue ou est en train de devenir une business school ? Pour apporter des éléments de réponse à ces questions Michel Bauer et Bénédicte Bertin Mourot co-fondateurs et co-animateurs de l'Observatoire des Dirigeants (CNRS), analysent Ires précisément les parcours professionnels de l'ensemble des diplômés de l'ENA de 1960 à 1990. Chiffres à l'appui ils montrent que, contrairement A ce qui se dit souvent et malgré des divergences croissantes entre les logiques de l'administration publique et celles des entreprises, ces mobilités professionnelles habituellement décrites sous le nom de "pantouflage", ont plutôt tendance à augmenter. La force du discours dominant sur la spécificité des grandes entreprises n'interdit pas, bien su contraire, que ces grandes organisations acceptent la. hiérarchie : administrative définie à la sonie de l'ENA. Tout se passe comme si les qualités évaluées à la sortie de celle école pour entrer dans la haute administration étaient identiques à celles qu'il faut manifester dans les entreprises.- Les analyses présentées ici manifestent ainsi la force et la pérennité des logiques sociales à l'oeuvre dans le processus de renouvellement de nos élites dirigeantes, et ce alors même qu'elles apparaissent de plus en plus contradictoires avec les logiques de l'efficacité administrative comme avec celles de l'efficacité économique.
Résumé : Dès leur première rencontre, Eleonora se reconnaît en Chiru. A trente-huit ans, elle est une comédienne célèbre mais une femme solitaire, marquée par des rapports difficiles avec son père. Lui a dix-huit ans et étudie le violon au Conservatoire ; talentueux et impétueux, il rêve de faire carrière, malgré l'indifférence de sa famille. Aussi, quand il lui demande de devenir son mentor, Eleonora ne peut qu'accepter. Elle transmet dès lors à Chiru tout ce qu'elle a appris, des codes vestimentaires jusqu'à l'art de la cuisine, en passant par les rituels affectifs. Elle lui offre des leçons de vie qui font grandir entre eux des sentiments forts mais équivoques, montrant combien tout rapport d'amour est un rapport de pouvoir, dans lequel la manipulation est toujours aux aguets. D'une plume ferme, parfois crue, Michela Murgia décrit les souffrances et les affres de l'amour qui unit puis éloigne les deux personnages. Ses mots évoquent la dureté et la force vitale de son île natale, la Sardaigne.
Chaque année, Maurizio passe les vacances d'été chez ses grands-parents à Crabas, un village sarde. En compagnie de Giulio et de Franco Spanu, il y goûte l'amitié et la vie de la communauté qui, en ces lieux, se conjugue à la première personne du pluriel. Ensemble ils multiplient les aventures rocambolesques dans les rues ou sur les rives de l'étang, la fronde au poing, ne se calmant qu'à la nuit tombée pour écouter les histoires de fantômes et de créatures fantastiques que distillent les vieillards, assis devant leurs portes. Mais un jour, une annonce en apparence anodine - la fondation d'une nouvelle paroisse - fait voler en éclats la sérénité des habitants, les divisant en deux factions ennemies et les plongeant dans un terrible conflit qui culminera le jour de Pâques, lors de la traditionnelle procession de la Rencontre. Enfants de choeurs, les trois amis en deviendront malgré eux les acteurs. À la fois drôle et profond, ce roman d'apprentissage, qui adopte le rythme rapide des équipées malicieuses des trois garçons, est aussi un hymne à l'amitié dont les liens sont souvent plus forts que ceux du sang.
Résumé : Durant des siècles, les guerres et les conflits étaient faciles à comprendre : une cause, un ennemi, une guerre. Tout était évident, prévisible, même le terrorisme d'Al Qaeda, imprévisible mais identifié. Tout est désormais différent. Donc plus compliqué. Les attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher ont montré que l'ennemi ne correspond plus aux définitions qui ont eu cours depuis l'attaque contre le World Trade Center de New York. Il est plus diffus, multiple, et surtout beaucoup moins détectable par les services de sécurité des Etats trop habituées à lutter contre le terrorisme made in Al Qaeda. Le terrorisme singulier est devenu pluriel. Entre les professionnels du terrorisme d'Etat, les "golems" créés par des Etats et qui s'en sont émancipés pour agir en fonction de leurs propres intérêts, les "hybrides" nés dans le crime et espérant la rédemption par la terreur en liaison avec des organisations, et des lumpenterroristes illuminés décidant sous l'impulsion de passer à l'acte, qui donc est vraiment l'ennemi ? Selon l'auteur, il est urgent de sortir de la logique du prêt à penser anti-terroriste pour se lancer dans le sur-mesure. Il appelle à un véritable choc culturel pour sortir d'une guerre froide dépassée et apprendre à connaître sérieusement des ennemis qui nous échappent, bien que nous les ayons fabriqués nous-mêmes. On ne fait pas la guerre au terrorisme, affirme-t-il, on lui fait la police.
Sous Louis XIII, les femmes font partie du patrimoine familial. C'est ainsi que Jeanne de Chantal, future sainte, impose à sa fille un mari qui lui est inconnu. De toute manière, Jeanne écrit que la femme doit être "l'esclave de son mari". Une alternative existe, entrer au couvent. Cela peut convenir aux parents, car la dot exigée dans ce cas est bien moins élevée. L'auteur a extrait de l'énorme correspondance de Jeanne de Chantal et de François de Sales, les traces incandescentes de la vie de nobles dames entrées volontairement ou involontairement dans un couvent, celui de la Visitation à Moulins. Chacune de ces femmes a ses caractéristiques, depuis la riche héritière d'une famille de parlementaires apparentés à des évêques, jusqu'à la veuve du duc de Montmorency, nièce d'un pape et petite-fille de Cosme de Médicis. Leur vie est certes à l'abri des guerres, des famines et des pestes si communes en ce siècle de fer, mais les relations humaines sont aussi compliquées que dans le monde, et même exacerbées par l'enfermement qui peut mener au drame.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.