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Quatre femmes et un couvent sous Louis XIII
Bauer Michel
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343117249
Sous Louis XIII, les femmes font partie du patrimoine familial. C'est ainsi que Jeanne de Chantal, future sainte, impose à sa fille un mari qui lui est inconnu. De toute manière, Jeanne écrit que la femme doit être "l'esclave de son mari". Une alternative existe, entrer au couvent. Cela peut convenir aux parents, car la dot exigée dans ce cas est bien moins élevée. L'auteur a extrait de l'énorme correspondance de Jeanne de Chantal et de François de Sales, les traces incandescentes de la vie de nobles dames entrées volontairement ou involontairement dans un couvent, celui de la Visitation à Moulins. Chacune de ces femmes a ses caractéristiques, depuis la riche héritière d'une famille de parlementaires apparentés à des évêques, jusqu'à la veuve du duc de Montmorency, nièce d'un pape et petite-fille de Cosme de Médicis. Leur vie est certes à l'abri des guerres, des famines et des pestes si communes en ce siècle de fer, mais les relations humaines sont aussi compliquées que dans le monde, et même exacerbées par l'enfermement qui peut mener au drame.
Hervé Bauer, pour qui connaît son oeuvre, n?est pas un "spécialiste" de l?écriture baroque ou inspirée du baroque. Cette dimension, chez lui, est plutôt nouvelle mais ce qui me requiert particulièrement c?est qu?elle vienne se greffer sur sa manière antérieure et qu?elle le fasse tout au long de ce recueil. C?est que le poète baroque compose en même temps que le poète moderne déconstruit." M Falempin.
Résumé : Durant des siècles, les guerres et les conflits étaient faciles à comprendre : une cause, un ennemi, une guerre. Tout était évident, prévisible, même le terrorisme d'Al Qaeda, imprévisible mais identifié. Tout est désormais différent. Donc plus compliqué. Les attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher ont montré que l'ennemi ne correspond plus aux définitions qui ont eu cours depuis l'attaque contre le World Trade Center de New York. Il est plus diffus, multiple, et surtout beaucoup moins détectable par les services de sécurité des Etats trop habituées à lutter contre le terrorisme made in Al Qaeda. Le terrorisme singulier est devenu pluriel. Entre les professionnels du terrorisme d'Etat, les "golems" créés par des Etats et qui s'en sont émancipés pour agir en fonction de leurs propres intérêts, les "hybrides" nés dans le crime et espérant la rédemption par la terreur en liaison avec des organisations, et des lumpenterroristes illuminés décidant sous l'impulsion de passer à l'acte, qui donc est vraiment l'ennemi ? Selon l'auteur, il est urgent de sortir de la logique du prêt à penser anti-terroriste pour se lancer dans le sur-mesure. Il appelle à un véritable choc culturel pour sortir d'une guerre froide dépassée et apprendre à connaître sérieusement des ennemis qui nous échappent, bien que nous les ayons fabriqués nous-mêmes. On ne fait pas la guerre au terrorisme, affirme-t-il, on lui fait la police.
Bauer Michel ; Bertin-Mourot Bénédicte ; Laval Cat
Combien d'énarques passent chaque année de l'administration publique à l'entreprise ; au bout de combien de temps vont-ils découvrir cet "autre monde" ; dans quelles entreprises entrent-ils : retournent-ils ensuite dans l'administration ? ces phénomènes ont-ils varié au cours des dernières années : en un mot, l'ENA dont la mission premiers cet de former l'élite de l'administration française est-elle devenue ou est en train de devenir une business school ? Pour apporter des éléments de réponse à ces questions Michel Bauer et Bénédicte Bertin Mourot co-fondateurs et co-animateurs de l'Observatoire des Dirigeants (CNRS), analysent Ires précisément les parcours professionnels de l'ensemble des diplômés de l'ENA de 1960 à 1990. Chiffres à l'appui ils montrent que, contrairement A ce qui se dit souvent et malgré des divergences croissantes entre les logiques de l'administration publique et celles des entreprises, ces mobilités professionnelles habituellement décrites sous le nom de "pantouflage", ont plutôt tendance à augmenter. La force du discours dominant sur la spécificité des grandes entreprises n'interdit pas, bien su contraire, que ces grandes organisations acceptent la. hiérarchie : administrative définie à la sonie de l'ENA. Tout se passe comme si les qualités évaluées à la sortie de celle école pour entrer dans la haute administration étaient identiques à celles qu'il faut manifester dans les entreprises.- Les analyses présentées ici manifestent ainsi la force et la pérennité des logiques sociales à l'oeuvre dans le processus de renouvellement de nos élites dirigeantes, et ce alors même qu'elles apparaissent de plus en plus contradictoires avec les logiques de l'efficacité administrative comme avec celles de l'efficacité économique.
Fossier Thierry - Bauer Michel - Vallas-Lenerz Emm
Plus de 800000 personnes sont placées sous un régime de protection juridique ou sociale. Leur finalité est de protéger les intérêts des personnes qui sont plus toutes leurs facultés personnelles et qui sont dans l'impossibilité d'agir seules dans la vie civile. L'ambition de la réforme du régime de protection, entrée en vigueur en 2009, a été considérable. Aussi les professionnels ont-ils dû s'adapter : - à de nouvelles responsabilités pour les services des départements. En effet, le conseil départemental est devenu le maître d'oeuvre de la nouvelle mesure d'accompagnement social personnalisé au titre de l'aide sociale départementale. Quant à la mesure de protection juridique ordonnée par le juge des tutelles, elle est réservée aux personnes réellement atteintes dans leurs facultés personnelles ; - au respect de droits nouveaux par les responsables d'établissements ; - à la soumission à la loi du 2 janvier 2002 des services tutélaires devenus des services médico-sociaux ; - au nouveau régime de protection : au-delà des biens, la protection est étendue à la personne elle-même ; - à la possibilité pour les majeurs d'organiser eux-mêmes leur protection future, avec le mandat de protection future. Quelques années après la mise en application de la réforme, cette nouvelle édition de l'ouvrage dresse le bilan, d'autant que les textes viennent de faire l'objet de plusieurs mesures d'adaptation d'importance : augmentation de la durée initiale des tutelles dans certains cas ; création d'une nouvelle mesure : l'habilitation familiale ; etc. Forts de leur expertise, les auteurs donnent au lecteur tous les éléments de compréhension des règles. L'ouvrage aborde la législation par problématiques rencontrées. Sa présentation originale sous forme de fiches juridiques, opérationnelles, en facilite la lecture sans faillir à l'exactitude.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.