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Faster
Berti Eduardo
CONTRE ALLEE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782376651673
A la fin des années 1970, à Buenos Aires, deux adolescents passionnés de musique, inséparables et complices à la vie à la mort, fondent un magazine sportif artisanal. Armés d'un vieux magnétophone, l'enthousiasme de la jeunesse en bandoulière, ils partent interviewer leur idole, un certain Fangio. Faster, c'est le récit de l'enfance, de l'amitié, des alliances, des vocations et des choix pour la vie. C'est aussi le roman des modèles et des idoles, héritées ou choisies en opposition à son histoire, à sa famille. Eduardo Berti s'amuse de la réalité toute fictionnelle du souvenir des lieux et des époques, pour nous confier un roman émouvant sur ce qui marque la fin d'une adolescence et l'entrée dans l'âge adulte. D'abord écrit en espagnol - et publié aux éditions Impedimenta en Espagne, et aux éditions Hibrida en Argentine -, Faster a été réécrit en français par son auteur, qui en a créé une version subtilement différente.
Pendant les années soixante-dix à Buenos Aires, un archiviste du Congrès régale tous les soirs ses garçons de l'histoire de Justino qui, loin des strass hollywoodiens, a tout d'un Rocky argentin: le regard doux et franc, le sourire candide. Son fait d'arme: l'unique victoire par KO sur un adversaire qui deviendra champion national et à qui, toujours, il a refusé la revanche en raison d'une promesse faite à son épouse. Cette revanche a peut-être eu lieu, les variantes abondent, mais si le récit plaît tant c'est que l'énigme sportive se double d'une intrigue qui concerne les enfants au premier chef. L'ex-boxeur, reconverti en serrurier horloger, est au coeur d'un autre combat, amoureux celui-là, que se livrent les tantes des enfants, deux vieilles filles aigries jusqu'à la moelle qui cachent de frémissants secrets sous une irrésistible bigoterie. Seule la vieille horloge de la famille, entretenue autrefois par Justin, pourrait combler les lacunes de l'histoire. Les garçons devenus adultes en retrouvent la clef, mais le temps grippe tous les mécanismes... La parole collective, qui circule savamment entre les fils, densifie les symboles pour mettre au jour les rapports fraternels, l'amour et ses promesses, le paradis perdu de l'enfance et la complaisance d'une génération face à la dictature. Biographie de l'auteur Eduardo Berti est né à Buenos Aires en 1964. Il a publié Le Désordre électrique (Grasset, 1999). Madame Wakefield (Grasset. 2001;Babel n° 789), et chez Actes Sud: La Vie impossible (2003), Tous les Funes (2005), et Rétrospective de Bernabé Lofeudo (2007).
Résumé : "Les écrivains, on le sait, sont à bien des sens des inventeurs. Ils inventent des personnages et des conflits entre ces personnages ; ils inventent des actions, des scènes et des histoires, mais également des géographies, des villes ou des pays. Ils inventent des mots ou des formes littéraires et redécouvrent l'Amérique quand ils réinventent le livre."
Résumé : "Tout autour des grands chefs-d'?uvre de la littérature, on trouve des chefs-d'?uvre modestes et merveilleux, longs d'une seule ligne parfois, poussant parfois jusqu'à une page ou deux, dans lesquels semble concentrée l'essence du récit ou de la poésie. (...) Un recueil de textes tel que La Vie impossible implique, de la part de son auteur, une bonne dose de générosité. Les écrivains sont avares en ce qui concerne leurs histoires. Quand la romancière canadienne Marian Engel racontait une anecdote rare ou décrivait un événement curieux, elle ajoutait souvent "C'est pris !" à l'instar des enfants qui revendiquent la possession d'un siège, d'un livre ou d'un morceau de gâteau, pour signifier que c'était son bien et qu'elle le développerait sans doute dans un roman ou un récit. Berti n'a pas de ces prétentions. Au contraire, il étale devant le lecteur un trésor de romans à l'état d'embryons, de semences de récits qui, comme si elles avaient été saisies dans l'ambre, n'ont nul besoin de se développer davantage pour nous réjouir et nous étonner."
Résumé : Ils sont médecin, interne, infirmier, brancardier, mais aussi esthéticienne, musicienne, lectrice bénévole. A l'hôpital, un à un, ils prennent la parole pour raconter les patients et les familles qui les ont marqués, les liens subtils qu'ils ont noués, les dilemmes auxquels ils ont été confrontés. Par petites touches, ils décrivent la vie au jour le jour quand il s'agit d'apporter des soins au corps, mais aussi à l'âme de ceux qui leur sont confiés au sein de cette unité différente des autres celle des soins palliatifs. Les malades, ici, ne guériront pas, et les soignants s'efforcent de trouver non la distance idéale, mais la présence idéale auprès d'eux. Car ils ont cette vocation singulière : apaiser ceux qui partent, réconforter ceux qui restent. En côtoyant la mort au plus près, Eduardo Berti parvient, avec une sobriété et une simplicité exemplaires, à dire ce qu'est la vie. Et livre, avec ce vibrant hommage aux soignants, un magnifique portrait de la condition humaine.
La traduction n'est pas seulement mon travail alimentaire. C'est mon métier, et je suis attachée à ce mot avec tout ce qu'il connote de soin, de savoir faire, de travail minutieux sur la trame de l'écrit. La traduction est mon métier, elle a forgé ma personnalité, y compris en tant qu'autrice ; j'écrirais sans doute autre chose et autrement, si je ne passais pas une partie de mon temps à traduire depuis deux langues étrangères, si j'étais ancrée dans une seule langue, une seule culture, un seul territoire. Cesser de traduire, ce serait renoncer à ce qui m'a faite telle que je suis.
Puisque j'étais occupé à rompre le lien organique qui m'unissait à Rougeville, nous serions sous peu appelés - la ville et moi - à nous installer dans une crise sans fin : moi dans une crise d'identité aux multiples rebondissements, pour cause d'impostures successives ; et la ville, de son côté, dans une longue agonie économique (suite à l'arrêt de l'exploitation de ses puits de mine au milieu des années 1970)."
Je cherche la limite, toutes les limites. Celles qui partagent, celles qui disent de quel côté je suis l'étrangère, où je mets les pieds, où je dépasse [...].
A travers la destinée de Karel Novotny, employé de banque déporté à la place d'un homonyme communiste, Le Nuage et la Valse nous confronte à une vision kaléidoscopique et panoramique du nazisme et de la guerre. Les personnages de ce roman que le cours de l' Histoire liera entre eux ne sont pas héroïques, ou alors malgré eux, sans le savoir. Ils traversent la vie, ridicules, admirables, répugnants, tragiques. Et malgré l' apparente sécheresse de ton et le refus de tout pathos, une émotion latente traverse le récit. C'est la grande histoire arrachée au plus profond de la vie, cristallisée là, dans le microcosme des camps " Hélène Belletto-Sussel, traductrice.