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Cahiers de Littérature Orale N° 89-90/2021 : Théâtre, performance et parole politique dans l'espace
Bertho Elara ; Desgranges Aurore ; Le Lay Maëline
INALCO PRESSES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782858314157
Jouer dehors ! " , "libérer la scène" , "libérer la parole" : autant d'appels répétés à un théâtre qui se veut "libéré" d'un ensemble de contraintes plus ou moins explicitement nommées. Libérer le théâtre, oui, mais de quoi ? "Jouer dehors ! " , "libérer la scène" , "libérer la parole" : autant d'appels répétés à un théâtre qui se veut "libéré" d'un ensemble de contraintes plus ou moins explicitement nommées. Libérer le théâtre, oui, mais de quoi ? Ce numéro est consacré aux formes d'expressions verbales et de performances qui investissent l'espace public et qui revendiquent par ce geste, sinon de faire un théâtre politique, à tout le moins de libérer une parole enfouie, tue ou généralement ignorée et habituellement absente du plateau de jeu. Sortir "dans la rue" , jouer "dehors" , prendre possession de l'espace public, en somme sortir des théâtres, des arènes, des scènes, permettrait une adéquation entre parole politique et espace public, libérant la parole des citoyens sur des sujets de société sensibles ou qui font débat (des questions sociales, politiques, mais aussi de genre). Du Chili à Marseille, en passant par le Brésil, le Burundi, le Mali, le Rwanda et Sevran, ce numéro approfondit la définition, la portée et les enjeux de divers théâtres joués dans l'espace public.
Conakry. Une utopie panafricaine Récits et contre-récits, 1958-1984 Cet ouvrage raconte comment les récits ont structuré la Révolution guinéenne, autrement dit comment l'Etat guinéen a construit une machine narrative pour asseoir son utopie politique panafricaine et anticoloniale. Trouvant son point d'ancrage mythique dans le "non" adressé par Sékou Touré au Général de Gaulle lors du référendum de 1958 appelant à la création d'une nouvelle "Communauté" franco-africaine, ce régime a d'abord suscité beaucoup d'enthousiasme, rassemblant un temps à Conakry de grands intellectuels et artistes du monde entier tels que Miriam Makeba, Maryse Condé, Stokely Carmichael, Djibril Tamsir Niane et Fodéba Keïta. Mais ce livre décrit également l'envers du décor : dans les cahiers intimes, dans des bribes de poèmes, dans des carnets de notes se racontent, au quotidien, d'autres récits, ceux de la propagande, de la répression et des purges politiques, de l'atmosphère de terreur et de l'arbitraire du pouvoir. Aucune de ces deux faces, l'endroit, l'envers, n'est plus vraie ou plus fausse : elles fonctionnent ensemble. Elara Bertho écrit au plus près des voix des acteurs. Elle nous livre une histoire sensible de la Guinée contemporaine, des circulations transatlantiques des artistes et des idées, mais également une réflexion sur les mémoires contrastées des dictatures socialistes.
Presse, radio et télévision sont au coeur des crises qu'ont vécues au XXe siècle les démocraties occidentales. Mais quels ont été leur rôle et leur influence ? La presse a-t-elle été outil de propagande ou défenseur des libertés d'opinion ? Quant à la radio, dès les années trente, les régimes autoritaires en ont fait un "tambour totalitaire", tandis qu'elle permettait au président Roosevelt de s'adresser directement à la nation. Enfin, la télévision n'a-telle pas servi le pouvoir personnel et les décisions des dirigeants, comme par exemple, en diffusant pendant la guerre du Golfe de 1991 les seules images transmises par les militaires américains ? Les grands médias de masse seraient-ils donc, par nature, une menace pour la démocratie ? Pas si simple… La télévision et la presse américaines ont affaibli la fonction présidentielle pendant la guerre du Vietnam ou lors du Watergate, qui a vu le "quatrième pouvoir" pousser à la démission le président Nixon. Ni panacée démocratique, ni menace totalitaire, les médias du XXe siècle ont, en fait, été modelés par des circonstances politiques sur lesquelles, à leur tour, ils ont agi.
Cet ouvrage est consacré aux multiples formes d'énonciation des identités et aux modalités de leur concrétisation en Afrique. Il rassemble dans une même analyse des énoncés de types très divers qui, tous, participent aux constructions identitaires : discours et récits oraux, textes littéraires, journalistiques ou administratifs, objets emblématiques ou encore délimitations territoriales. Résolument transdisciplinaire, ce livre retrace le cheminement des identités en Afrique, à travers l'institution imaginaire des territoires, la fabrique textuelle des héros et les usages mémoriels des figures historiques. Ce faisant, il donne des pistes, invitant à ne négliger aucune approche pour l'analyse des processus de construction identitaire.
Résumé : Les missions sont aujourd'hui à nos portes. Si la figure du missionnaire barbu et bienveillant, façon Tintin au Congo, est à ranger au rayon des souvenirs de la mauvaise conscience occidentale, la dynamique de la mission, elle, est toujours à l'?uvre. Sur tous les continents s'affairent aujourd'hui des ONG, désireuses à la fois de sauver les hommes et de moderniser les sociétés. À leurs côtés s'activent des missions évangéliques, souvent d'inspiration américaine, ainsi que des organisations qui se sont donné pour but de ramener les croyants à l'islam. Pendant ce temps, les missionnaires catholiques et protestants, forts d'une expérience séculaire, continuent, à bas bruit, à convertir les âmes et à soigner les corps. Or la mission, croyons-nous, est un objet médiologique. Les idées ne voyagent pas toutes seules et ces entreprises de conviction donnent à voir les mécanismes de la conversion. Il s'agit d'abord de faire corps : ordres religieux, confréries, associations, ONG... permettent de recruter ceux qui partent, de les financer, de les protéger, d'en surveiller l'orthodoxie et, en cas de malheur, d'en conserver la mémoire. Il faut aussi faire croire : c'est par l'écrit et l'image, la parole et le corps, que s'exposent les croyances et que l'on gagne les esprits. L'âge religieux des missions s'était ouvert avec les voyages de saint Paul. Un âge politique lui a succédé, qui s'est clôt sur l'héritage de la IIIe Internationale. Le XXIe siècle inaugure un âge idéologique de la mission. Sous nos yeux des prédicateurs, des médecins et des défenseurs des droits de l'homme diffusent sur tous les continents leurs croyances et leurs modes de vie. D'actualité, l'esprit de mission ? Sans aucun doute.
Démons et fantômes, gui, comptent parmi les figures les plus marquantes de la culture chinoise, et continuent de hanter encore de nos jours la société de la Chine et de ses voisins. En faisant appel aux taxinomies bouddhiques médiévales, aux livres de morale pré-modernes, aux débats philosophiques chinois ou japonais, comme aux oeuvres littéraires ou aux enquêtes de terrain, ce premier volume de Fantômes dans l'Extrême-Orient d'hier et d'aujourd'hui essaye de préciser les contours des êtres qui, en Asie orientale, se rapprochent le plus de nos "fantômes" et autres "ghosts".