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Conakry, une utopie panafricaine. Récits et contre-récits 1958-1984
Bertho Elara
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271154965
Conakry. Une utopie panafricaine Récits et contre-récits, 1958-1984 Cet ouvrage raconte comment les récits ont structuré la Révolution guinéenne, autrement dit comment l'Etat guinéen a construit une machine narrative pour asseoir son utopie politique panafricaine et anticoloniale. Trouvant son point d'ancrage mythique dans le "non" adressé par Sékou Touré au Général de Gaulle lors du référendum de 1958 appelant à la création d'une nouvelle "Communauté" franco-africaine, ce régime a d'abord suscité beaucoup d'enthousiasme, rassemblant un temps à Conakry de grands intellectuels et artistes du monde entier tels que Miriam Makeba, Maryse Condé, Stokely Carmichael, Djibril Tamsir Niane et Fodéba Keïta. Mais ce livre décrit également l'envers du décor : dans les cahiers intimes, dans des bribes de poèmes, dans des carnets de notes se racontent, au quotidien, d'autres récits, ceux de la propagande, de la répression et des purges politiques, de l'atmosphère de terreur et de l'arbitraire du pouvoir. Aucune de ces deux faces, l'endroit, l'envers, n'est plus vraie ou plus fausse : elles fonctionnent ensemble. Elara Bertho écrit au plus près des voix des acteurs. Elle nous livre une histoire sensible de la Guinée contemporaine, des circulations transatlantiques des artistes et des idées, mais également une réflexion sur les mémoires contrastées des dictatures socialistes.
Presse, radio et télévision sont au coeur des crises qu'ont vécues au XXe siècle les démocraties occidentales. Mais quels ont été leur rôle et leur influence ? La presse a-t-elle été outil de propagande ou défenseur des libertés d'opinion ? Quant à la radio, dès les années trente, les régimes autoritaires en ont fait un "tambour totalitaire", tandis qu'elle permettait au président Roosevelt de s'adresser directement à la nation. Enfin, la télévision n'a-telle pas servi le pouvoir personnel et les décisions des dirigeants, comme par exemple, en diffusant pendant la guerre du Golfe de 1991 les seules images transmises par les militaires américains ? Les grands médias de masse seraient-ils donc, par nature, une menace pour la démocratie ? Pas si simple… La télévision et la presse américaines ont affaibli la fonction présidentielle pendant la guerre du Vietnam ou lors du Watergate, qui a vu le "quatrième pouvoir" pousser à la démission le président Nixon. Ni panacée démocratique, ni menace totalitaire, les médias du XXe siècle ont, en fait, été modelés par des circonstances politiques sur lesquelles, à leur tour, ils ont agi.
Cet ouvrage est consacré aux multiples formes d'énonciation des identités et aux modalités de leur concrétisation en Afrique. Il rassemble dans une même analyse des énoncés de types très divers qui, tous, participent aux constructions identitaires : discours et récits oraux, textes littéraires, journalistiques ou administratifs, objets emblématiques ou encore délimitations territoriales. Résolument transdisciplinaire, ce livre retrace le cheminement des identités en Afrique, à travers l'institution imaginaire des territoires, la fabrique textuelle des héros et les usages mémoriels des figures historiques. Ce faisant, il donne des pistes, invitant à ne négliger aucune approche pour l'analyse des processus de construction identitaire.
Dans A l'ombre du manguier en pleurs, l'ancien combattant d'Algérie, Madou, rentre au Niger après avoir épousé une jeune Marseillaise, Fernande. Nous sommes au tout début des années soixante. A Niamey, le couple intègre la vie des nouvelles élites de l'Indépendance, et profite des soirées mondaines. Mais très vite, la politique vient troubler la fête et changer profondément leur vie... Vingt ans après les Indépendances, Une faim sans fin retrace les déambulations dans Paris d'un jeune diplômé en agronomie, Sory ; qui, pendant toute une journée, verra défiler l'histoire des relations entre la France et l'Afrique de l'Ouest, à travers ses diverses rencontres. Tout ceci à la veille de son retour au pays.
Léopold Sédar Senghor eut tous les honneurs : premier Africain agrégé de grammaire, poète célébré dans le monde entier, premier président du Sénégal, académicien. Mais il fut également la cible de très nombreuses critiques : il fut en effet accusé d'essentialisme pour avoir inventé la Négritude, d'autoritarisme pour avoir fait emprisonner ses opposants, de complaisance envers la France pour n'avoir jamais rompu avec l'ancienne puissance coloniale. Difficile aujourd'hui de faire un portrait nuancé de Senghor qui affronterait véritablement le bilan politique de cet homme d'Etat tout en rendant justice à la grande actualité de sa pensée poétique et philosophique. C'est pourtant cette ligne de crête que cette biographie entend emprunter, loin de l'hagiographie, loin des anathèmes.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.