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Le Paris de Stendhal
Berthier Philippe
ALEXANDRINES
8,90 €
Épuisé
EAN :9782370890573
Né provincial, Henri Beyle n'a jamais remis en cause la conviction que c'est à Paris, et à Paris seulement, qu'on peut trouver le milieu le plus stimulant pour l'esprit. Enragé de théâtre et de musique, jamais rassasié, autour d'une table ou dans un salon, d'échanges et de conversation, c'est à Paris que cet Italien d'adoption est toujours revenu comme à la source de toute vie intellectuelle. Il en a besoin, disait-il, comme une locomotive de charbon. Si Stendhal célèbre peu les beautés monumentales de la capitale, il sait avec un art consommé utiliser les ressources de cette grande machine à exciter les idées et à penser sans entraves, qu'il considère comme unique au monde. De sorte que ce Milanais de coeur peut aussi passer à bon droit pour idéalement Parisien : "Tout m'a paru insipide au sortir de Paris."
Le 4 novembre 1838, M. Beyle fait consigner sa porte au quatrième étage du 8, rue Caumartin. Le Cerbère de l'immeuble a reçu l'ordre de répondre aux visiteurs éventuels que M. le Consul est à la chasse. Il chasse en effet, mais pas ce qu'on croit. Le 26 décembre, le "tableau" qui couronne et achève cette partie cynégétique si longue et si brève est impressionnant : un épais manuscrit, aussitôt transmis à l'éditeur. On ne peut évidemment, dans un premier mouvement, que partager la stupeur émerveillée de l'opinion reçue devant pareille performance. Qu'un monument d'écriture aussi complexe et puissant ait été bâti en si peu de temps tient assurément de l'exploit, tant physique du reste qu'intellectuel, et assure à Stendhal une place enviable dans le livre des records de la créativité. On songe avec désolation à Flaubert, balançant pendant quinze jours entre deux épithètes, s'exténuant pendant six semaines sur un alinéa, et l'on compare cette sainteté laborieuse et masochiste avec la facilité insolente, provocante, impardonnable au fond, avec laquelle Stendhal s'élance, cravache et brûle la poste. L'impertinent ! [... ] En attendant, il écrit non seulement son chef-d'oeuvre, mais un chef-d'oeuvre du patrimoine universel, en moins de huit semaines : et tant pis pour les besogneux.
Résumé : Seize études sur des lieux tant autobiographiques que romanesques, où l'être stendhalien, épanoui ou morfondu, dessine une cartographie toute subjective, aux ordres du déni, colorée par la mémoire, avec ses points d'animation, ses zones de répulsion, ses frontières secrètes.
Faire concurrence à l'état civil", dépeindre et rassembler les éléments de notre vie, tracer enfin l'immense physionomie d'un siècle en en peignant les principaux personnages" : telle était l'ambition de Balzac pour l'entreprise totale qu'était à ses yeux La Comédie humaine. Et, de fait, les 2472 personnages qui la peuplent, décrits avec le souci le plus méticuleux du détail vrai, constituent un microcosme représentatif de la société vue du haut en bas de l'échelle sociale et envisagée selon (presque) toutes les variables possibles. La Comédie humaine a pour nous une valeur documentaire exceptionnelle. Mais plus que de l'Histoire c'est aussi une oeuvre d'art. La vie quotidienne y est une vie balzacienne. C'est ce que Philippe Berthier démontre avec un rare brio. En y prélevant les échantillons les plus propres à nous informer sur un milieu, une classe d'âge, un tempérament, une vision d'écrivain, l'auteur nous propose de lire l'oeuvre de Balzac de plus près. Et cette encyclopédie de la France contemporaine nous apparaît alors hilarante et impitoyable. Mais n'oublions pas qu'il s'agit moins de la réalité que du vrai balzacien ! Philippe Berthier Professeur de littérature française à la Sorbonne nouvelle, Philippe Berthier a publié de nombreux essais sur des écrivains du XIXe siècle (Chateaubriand, Stendhal, Barbey d'Aurevilly), ainsi que plusieurs éditions de romans de Balzac. .
La Bretagne n'est pas seulement riche de légendes et de traditions. Des écrivains célèbres, amoureux de ce pays, y ont laissé leur empreinte, leur inspiration, leur oeuvre. Pour Henri Queffélec, George Perros, Yves Elléouët, Jean-Pierre Abraham et bien d'autres, l'écriture ne connaît pas de rupture avec la terre d'Armorique. Les souvenirs d'enfance, comme la mer, imbibent les pages et dévoilent au lecteur leur Bretagne : envoûtante, mystérieuse, sombre, romanesque enfin. Plongez dans l'intimité de ces auteurs, au travers de biographies riches en anecdotes et de fragments d'oeuvres et de pour découvrir et comprendre la Bretagne autrement. Savourez ce retour aux origines dans ces paysages propices à l'introspection et à la réflexion. Marchez dans les pas des écrivains en compagnie de nos biographes avec la collection de géographie littéraire des éditions Alexandrines.
Ecoutez, c'est moi, le port de Marseille, qui vous parle. Gravissez les coupées de mes bateaux... je vous conduirai vers toutes les merveilles des hommes et de la nature", nous exhortait Albert Londres en 1926. Mais que nous importe cette invitation à faire le tour du monde, puisque le monde entier passe par Marseille ? Attablons-nous plutôt avec Joseph Méry autour d'une bouillabaisse alors qu'Alexandre Dumas, parti explorer le château d'If, décidera d'y enfermer Edmond Dantès. Découvrons le jeune Albert Cohen fraîchement arrivé de Corfou, tout émerveillé devant vitrines et cafés de la Canebière... Regardons alors défiler mille nations et mille aventures, et Tartarin s'embarquer pour le pays des lions, et Fabio Montale lutter contre le crime... Marseille des écrivains est un formidable guide pour voyager sans quitter cette cité inspiratrice des plus grands écrivains qui y sont nés ou qui y ont des horizons inconnus.
Les maisons, les rues de Bordeaux, ce sont les événements de ma vie, admettait François Mauriac". Patrie des 4 "M", (Montaigne, Montesquieu, Mauriac et "moi", selon le mot de Philippe Sollers), Bordeaux a représenté un point d'ancrage pour de nombreux auteurs, de Raymond Guérin à Jean-Marie Laclavetine ... et aussi une destination de voyage pour leurs illustres prédécesseurs : Hugo, La Rochefoucauld, Saint-Simon, Hölderlin... Leur vie girondine nous est racontée par leur meilleur biographe. Bordeaux des écrivains est à déguster comme on s'attable à un banquet joyeux. Les huîtres d'Arcachon en rafales, l'épaisse entrecôte à la bordelaise et les vieux millésimes en magnum sortis des caves, accompagnant généreusement les conversations de nos illustres biographes (Veilletet, Volpilhac, Cocula, Suffran, Chambard et tant d'autres). Et ils évoquent gaiement les grands écrivains qui ont porté fièrement, à travers le temps littéraire, les couleurs de Bordeaux, les reflets du Bassin et la douceur de la Gironde.