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Histoire de la France littéraire. Tome 3, Modernités XIXe et XXe siècles
Berthier Patrick ; Jarrety Michel ; Prigent Michel
PUF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782130524281
Des vieillards bougons ou suaves, des amants éconduits ou triomphants, des assassins coupables ou innocents, des héros enthousiastes ou fatigués, des histoires véridiques ou invraisemblables, des phrases longues comme des fleuves ou vives comme des cascades, des personnages en quête d'auteurs, des écrivains à la recherche de leur personne ou (lu temps perdu, des modèles de vertu et des abîmes de vice... Des courants, des écoles, des genres, des critiques, des querelles, des doctrines, des excommunications et des réconciliations, des triomphes (souvent sans lendemain) et des échecs (parfois sans raison), des ?uvres oubliées et retrouvées, des poètes maudits et des romanciers bourgeois, des plumes sans honneur et des gloires sans talent... autant de symptômes ou de signes vivants de la "comédie humaine", ce théâtre sans frontières de la France littéraire. Le septième art ne s'y est pas trompé, dès sa genèse, avec l'image et comme une "romance sans paroles", qui a puisé son inspiration et son expression dans la résonance et la résistance de cette France littéraire. La France littéraire est une construction, une architecture d'hypothèses, une mise en scène (pas en ordre) progressive des représentations. Naissances, Renaissances. Classicismes. Modernités. La perspective retenue donne la direction et s'entend comme un diapason. "Modernités". Aujourd'hui et non hier ou avant-hier. Lorenzaccio, Cromwell, Hernani, Lucien Leuwen, Emma Bovary, le Père Goriot, Lucien de Rubempré, Gervaise, mais aussi le romantisme, le symbolisme, le réalisme, le naturalisme... La critique sociologique, historique, politique, l'introspection psychologique, la "découverte" bientôt de l'inconscient, du "moi", du "je" que les siècles précédents auraient compris plus qu'éprouvés et ressentis. Les Fleurs du mal ou les fruits du malaise? Les stigmates de la souffrance littéraire, les taches de sueur et de sang qui se voient sans qu'on cherche à deviner, à interpréter, à savoir: voir suffit. Les modernités, ou les cauchemars du rêve littéraire... jusqu'à la "nausée". Du temps perdu, du temps retrouvé. Du temps écrit et décrit comme de l'espace où naissent, meurent, vivent - survivent - chuchotent, crient des êtres et des formes plus que des hommes et des personnages. L'esthétique volant au secours de l'inquiétude. Les modernités, ou la dernière figure du sublime.
Contrairement à beaucoup d'écrivains, même du premier rayon, Prosper Mérimée n'a jamais vraiment connu de "purgatoire". La littérature française lui doit en effet au moins deux oeuvres, Colomba et Carmen, très tôt devenues des classiques et qui assurent la pérennité de son nom. Le statut de Colomba, sa plus longue nouvelle, est toutefois un peu particulier : elle n'a pas été éclipsée, comme Carmen, par le succès d'un opéra trop populaire (qui se souvient encore de la Colomba d'Henri Busser, un opéra-comique de 1920 ?...) ; elle a fait son chemin seule, intacte, à peine abordée par le cinéma qui n'en a pas, jusqu'à présent, proposé d'adaptation convaincante. Ce récit est un des piliers de l'enseignement secondaire, et l'on comprend pourquoi : il est facile à lire, car varié, rythmé, piquant, drôle parfois, sans ce que Balzac appelait, en se moquant de lui-même, des "tartines" (descriptions rares et brèves, peu de discours), et il faudrait vraiment être inaccessible au plaisir de lire et à l'humour pour bouder cet ouvrage distrayant, où le frisson se mêle à la tendresse sans que jamais l'auteur s'appesantisse sur l'un ni sur l'autre. [... ]" Patrick Berthier.
Résumé : Qu'y a-t-il derrière la légende de Henri Guillemin ? Pourquoi cet acharnement du célèbre polémiste dans l'attaque ou la défense ? Patrick Berthier veut savoir et questionne. Henri Guillemin raconte les moments importants de son existence, ses rencontres : Mauriac, Bernanos, Claudel, ses sympathies ou antipathies pour divers personnages : Jeanne d'Arc, Robespierre, Rousseau, Napoléon, Thiers, Hugo, Lamartine... Mais Berthier a la même curiosité implacable que l'homme qu'il interroge. Est-il vraiment historien ? Que valent ses techniques de recherche, de citations, d'écriture ? Les réponses nous montrent un Guillemin qui n'esquive pas : à la fois modeste et précis. Il s'explique de même sur sa pensée "religieuse" et sur la crise actuelle de l'Eglise. Cet ouvrage est tout autre chose qu'un dialogue de complaisance. Le texte vif et rapide fait ressortir une figure hors du commun. Pour lui, comme l'écrit Patrick Berthier, "toute subtilité est à la limite satanique". Si son regard n'est pas "objectif" c'est qu'il est bouleversé par l'existence du mal, comme peut l'être un enfant. L'histoire n'est pas encore jouée. Il ne faut pas dormir.
«Nous prendrons au hasard, à droite et à gauche, sans choix ni préférence; car tout est beau, tout est admirable...» Voyageur sentimental à la manière de Sterne, Gautier délaisse volontiers le musée pour le plein air. C'est une Espagne chatoyante, drôle, populaire, orientale, solaire, qui le fascine. Prétexte à une exaltation joyeuse de la beauté du monde qui ne constitue pas le moindre charme de ce premier récit de vacances de notre littérature.
Deux femmes, Clémentine et Marie. Deux mariages, deux époux, charmants, convenables, vivant l'amour à la petite semaine et "soignés comme une petite maîtresse". Deux femmes, deux mariages, deux époux et, bien sûr, deux amants, vigoureux comme des tigres, de "chevelure inculte" et de regard "napoléonien". Deux amants? En fait un seul, Balzac lui-même, prodigieux narcisse et visionnaire amoureux qui évoque ici une de ses conquêtes et "récupère" un de ses plus cuisants échecs amoureux, toutes les femmes ne lui ayant pas dit, comme Mme de Berny: "Adieu didi on t'aime quand même... malgré la corde qui te manque." Et tous les personnages qui apparaissent dans Une fille d'Eve et deviendront les maréchaux et les grognards de la Grande Armée balzacienne font de ce roman le laboratoire central de La Comédie humaine
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Résumé : Qui n'a rêvé de traverser le Saint-Laurent à bord d'un beau traversier ? De parcourir l'Amérique sur le pouce ? Ou l'Afrique en car rapide, en vélo poum poum, ou aux côtés d'une mama Benz au volant de sa Mercedes, cela tout en évitant, au passage de la Belgique, les grenailles errantes sur la route ? Qui ne souhaiterait faire une halte, en Suisse, au bar à talons pour faire réparer sa chaussure, avant d'enfiler ses sentimentales toutes pimpantes pour aller ambiancer à l'appel de la SAPE, la Société des ambianceurs et des personnes élégantes ? Ce Nouveau Dictionnaire insolite des mots de la francophonie donne à entendre une langue française souvent délurée et joyeuse, révélatrice des richesses du français parlé hors de France.
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?