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Pour une critique d'art engagée
Berthet Dominique
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782343012674
L'oeuvre d'art est une production singulière et énigmatique. Elle s'offre au regard, suscite l'émotion, invite à l'analyse. Ecrire sur elle relève du défi, car elle résiste à toute tentative de la cerner, de la traduire en mots. Irréductible, elle est ouverte à une multitude d'interprétations. L'auteur de cet ouvrage s'interroge sur la relation particulière qu'entretient le critique d'art avec l'oeuvre et tente de répondre à un certain nombre de questions : qui est le critique d'art ? Quelle est son intention ? Quelle est sa méthode ? Quel type de discours produit-il ? Quelle est l'utilité de la critique ? Qu'advient-il de l'oeuvre ? Qu'attend le public du critique d'art ? Cet essai évoque au travers de quelques auteurs significatifs une certaine idée de la critique et traite de ce qui, dans la critique contemporaine, fait l'objet de débats. Puisque la pratique artistique est un engagement de la part de l'artiste, l'auteur défend l'idée que le critique, à son tour, ne doit pas craindre de produire une critique, elle aussi, engagée.
On peut envisager différentes catégories de l'ailleurs : l'ailleurs géographique connu ou non-connu, l'ailleurs imaginé, projeté, fantasmé, ou encore les ailleurs artificiels. L'ailleurs est donc multiple et complexe. Il est à envisager aussi bien comme espérance et désir que comme menace et risque. Entre magie et crainte, appel et répulsion, possible et impossible, vécu et fantasme, il est un moteur de la vie.
En ce début de XXIe siècle, le terme utopie est pour beaucoup l'expression d'une vue de l'esprit irréaliste quand il ne porte pas la marque de l'insupportable et de l'inacceptable. Un certain nombre d'utopies réalisées furent des échecs. Tel est le constat porté sur le siècle qui vient de s'écouler. Mais les utopies sont-elles mortes, comme on s'est empressé de le déclarer? Ce serait faire abstraction de l'évidence: l'homme ne peut vivre sans utopie. Il ne peut se satisfaire de ce qu'on lui impose, surtout lorsque ce qui s'impose à lui ne répond pas à ses nécessités, ne satisfait pas ses besoins. L'homme en réalité est toujours en quête d'utopie. La raison en est que l'utopie est inséparable du réel et du vécu. Elle n'est pas, contrairement à l'idée reçue, l'irréel ou le rêve, mais un espoir chevillé à la vie, une lueur dans la pénombre du quotidien, le désir qui s'insinue dans le politique... Quelles sont les relations que l'art entretient avec l'utopie? Comme plusieurs textes de ce volume le montrent, l'art non seulement n'est pas étranger à cette notion, mais il en est inséparable au point d'en être souvent l'expression. A bien des égards et dans bien des cas, l'utopie semble s'incarner dans l'art.
L'imprévisible est un élément perturbateur puisqu'il introduit une donnée nouvelle qui ruine toute prédiction et qui fait vaciller les projets. On le redoute, car il est difficile d'en limiter l'impact et les conséquences. Les sociétés de leur côté, sous couvert de protection et de sécurité, tentent de réguler, de surveiller, de délimiter, de cloisonner. Elles essaient de juguler ce qui leur échappe et ce qui risque de les déstabiliser. Dans le domaine artistique, en revanche, l'imprévisible n'est pas nécessairement envisagé de manière inquiétante ou négative. L'inconnu. l'inattendu, le déconcertant, le déroutant, le dérèglement des habitudes, la perturbation peuvent être au contraire des stimulants, donnant lieu à de nouvelles expérimentations, des réorientations, de nouveaux élans. L'art parfois se nourrit des aléas, de ce qui n'est pas prévu. L'incontrôlé, l'imprévisible, l'aléatoire peuvent être des moteurs de création. Il s'agit alors d'accepter leur surgissement et de s'en servir. L'imprévisible se manifeste dans le présent et. naturellement, il est associé au futur. L'art comme la vie sont faits d'instants et d'événements imprévisibles. L'imprévisible est à la fois inquiétant. troublant, incontournable et déterminant.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.