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Figures de l'errance
Berthet Dominique
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782296036932
L'errance a de nombreux visages et revêt différents aspects. Elle peut relever du déplacement physique, d'un cheminement intellectuel ou d'une pathologie mentale. Errance de la pensée, de l'esprit, de l'imagination vagabonde, errance de la recherche, de la réflexion, de l'écriture. L'errance intrigue, fascine ou au contraire inquiète. On s'y jette, on y tombe, on y résiste ou encore on tente de s'en préserver. Mais à quoi renvoie-t-elle ? Ces textes qui investissent des domaines variés : les arts plastiques, la littérature, le cinéma et la philosophie, montrent combien cette notion est ambiguë car elle est liée au pire (la perte de soi) comme au meilleur (l'éloge de l'imprévu). Ils contribuent à mieux comprendre les manifestations de l'errance. S'agit-il d'une absence de finalité, d'une perte du sens ou d'une poétique du lieu ? Déperdition ou démarche initiatique ? Dépossession ou manière de vivre un idéal ? Egarement ou prémisses d'une démarche créatrice ?
Dans le domaine artistique, le détournement concerne généralement les images, les oeuvres, les objets, les matériaux industriels et naturels quelles que soient leur taille et leur matière. Le détournement consiste alors en une modification du sens de l'image ou de la fonction de l'objet. Le contexte et le lieu peuvent également jouer un rôle dans le détournement. Celui-ci modifie donc ce qui existait antérieurement. Le détournement est une modalité de l'appropriation qui consiste à utiliser une source, un référent déjà existant dans la réalisation d'une oeuvre nouvelle. En l'occurrence, il s'agit là d'une appropriation productrice d'un écart plus ou moins significatif, débouchant sur une transformation. Le détournement consiste à transformer l'usage d'un objet, ou l'apparence d'une oeuvre, connue de préférence. Il est aussi est parfois motivé par une volonté de désacralisation.
L'oeuvre d'art est une production singulière et énigmatique. Elle s'offre au regard, suscite l'émotion, invite à l'analyse. Ecrire sur elle relève du défi, car elle résiste à toute tentative de la cerner, de la traduire en mots. Irréductible, elle est ouverte à une multitude d'interprétations. L'auteur de cet ouvrage s'interroge sur la relation particulière qu'entretient le critique d'art avec l'oeuvre et tente de répondre à un certain nombre de questions : qui est le critique d'art ? Quelle est son intention ? Quelle est sa méthode ? Quel type de discours produit-il ? Quelle est l'utilité de la critique ? Qu'advient-il de l'oeuvre ? Qu'attend le public du critique d'art ? Cet essai évoque au travers de quelques auteurs significatifs une certaine idée de la critique et traite de ce qui, dans la critique contemporaine, fait l'objet de débats. Puisque la pratique artistique est un engagement de la part de l'artiste, l'auteur défend l'idée que le critique, à son tour, ne doit pas craindre de produire une critique, elle aussi, engagée.
Cet ouvrage présente une analyse du lieu, de son importance et de son influence sur les pratiques artistiques, littéraires et sociales. Le lieu influe sur nous, il est toujours silencieusement actif. La découverte d'un espace, d'un territoire ou d'un pays, peut produire des effets imprévisibles. Il peut en naître un trouble momentané, une vive émotion esthétique, une expérience marquante, une mutation durable, un basculement de vie.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.