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Le PSF. Un parti de masse à droite
Berstein Serge ; Thomas Jean-Paul ; Jeanneney Jean
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271088307
Fondé par le colonel de La Rocque en 1936 après la dissolution des Croix de Feu, le PSF (Parti social français) a connu un succès foudroyant, avant que le déclenchement de la guerre en 1939 ne brise son élan, puis ne provoque sa disparition. Avec plus d'un million d'adhérents à son apogée, il fut la formation politique la plus nombreuse jamais réunie depuis la naissance des partis. Paresseusement assimilé au " fascisme " par ses détracteurs, le PSF s'inscrit en réalité dans une généalogie bien différente, qui relève de l'histoire de la droite française et de ses mutations du XIXe siècle à nos jours. Les auteurs réunis dans cet ouvrage décryptent les influences croisées qui ont façonné l'idéologie du PSF, et en particulier l'héritage du catholicisme social, cherchant sa réintégration dans la cité après l'expérience de la Première Guerre mondiale, combiné à une version du nationalisme en voie de modération après l'expérience unanimiste de l'Union sacrée. Ce sont bien ces deux courants qui irriguent l'expérience du PSF et font de celui-ci l'aboutissement de l'évolution qui conduit du bonapartisme à la république autoritaire par le fil directeur de la démocratie plébiscitaire. Une analyse rigoureuse et dépassionnée pour comprendre l'origine de la droite moderne.
Résumé : Le 6 février 1934, les anciens combattants et les ligues d'extrême droite manifestent dans Paris contre la République des scandales. Le sang coule. Le lendemain, le gouvernement Daladier démissionne. Le drame, apparemment, se dénoue. Serge Berstein reprend ici les dossiers de la commission officielle d'enquête et les confronte, pour la première fois, avec les archives personnelles de Daladier. Dans les figures de l'événement, il retrouve l'expression d'une société en crise. Mais le 6 février, révolution composite et manquée, est aussi un précédent décisif : le temps des radicaux est passé ; la République parlementaire s'est suicidée ; la voie est libre pour d'autres tentatives.
Serge Berstein est Professeur émérite des Universités à l?Institut d?Études Politiques de Paris et ancien directeur du Cycle supérieur d?Histoire du 20e siècle à l?IEP de Paris.1. Les Français des années 1930 2. La crise économique et sociale en France de 1930 à 19353. La crise politique dans la France des années 19304. La crise intellectuelle et morale de la France des années 19305. Une tentative de solution à la crise française: le Front populaire (1934-été 1936)6. L?échec du Front populaire et l?agonie de la IIIe République (automne 1936-automne 1939)7. La crise des politiques internationale et militaire et l?effondrement de la IIIe République
Résumé : Ecrire une histoire culturelle du gaullisme, tel est l'ambitieux pari de Serge Berstein. Autrement dit, décoder les écrits et les discours de Charles de Gaulle comme de ses successeurs, décortiquer leur pratique du pouvoir, analyser en détail les mutations du gaullisme depuis les temps héroïques des années 1930 et 1940 jusqu'aux aggiornamentos des années Chirac. Cela suppose également de s'intéresser aux motivations des militants ou des électeurs, à leurs enthousiasmes successifs suivis de périodes de désaffection plus ou moins prolongées, aux raisons qui font de cette synthèse gaulliste une référence pour la seconde moitié du XXe siècle français, qu'il s'agisse de la critiquer, d'en perpétuer l'esprit original ou de la moderniser. Mais l'histoire du gaullisme est indissociable de l'aventure d'un homme d'exception et du destin de plusieurs figures politiques marquantes de l'après-guerre. Entre la passion épique qui anime certains, le goût du pouvoir pour d'autres, les sentiments aussi forts que variables envers la république, les engagements idéologiques parfois contradictoires et les comportements étonnamment cohérents, Serge Berstein raconte aussi une " histoire de famille ", qui a nourri l'imaginaire de trois générations. Serge Berstein, professeur à Sciences Po, fait autorité en matière d'histoire politique. Cet ouvrage, fruit d'une décennie de recherches personnelles, de multiples travaux universitaires accomplis sous sa direction, est le livre de référence qui manquait. Parmi les nombreux ouvrages écrits par l'auteur, on retiendra l'Histoire de la France du XXe siècle et l'Histoire de la démocratie libérale.
Les comportements politiques sont moins déterminés par un système doctrinal que par une "culture" à la fois moins précise et plus vaste qu'une philosophie politique. Quand les journalistes d'aujourd'hui parlent de "sensibilité de gauche', de"sensibilité de droite', de "sensibilité écologiste', etc., Ils se réfèrent précisément à un système de représentations, mêlant la mémoire, les images, les formules répétées, les mythes et les rites, qui composent au bout du compte une culture spécifique d'identification. Cet ouvrage est à la fois un essai d'élucidation d'une notion encore assez peu répandue et le répertoire des cultures politiques vivantes de la France contemporaine."
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.