Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
SEXTHETIQUE
BERSANI LEO
EPEL
24,99 €
Épuisé
EAN :9782354270230
Le sexe peut-il rendre heureux? Posée par Freud dans Malaise dans la civilisation, cette question futau départ des réflexions de Leo Bersani sur la sexualité, la psychanalyse et l'art. Dans ses travaux antérieurs (Baudelaire et Freud, Théorie et violence, parus en France), Leo Bersani soulignait, dans le fil des grands penseurs de la psychanalyse de Freud a Lacan, l'affinité de la sexualité avec l'agressivité et la pulsion de mort plutôt qu'avec le bonheur. Il réaffirme ici sa résistance à ce qu?il a critiqué, dans une grande part de la théorie queer, comme la foi en un bonheur sexuel enfin libéré des impératifs de la normativité hétérosexuelle et, avec le ralliement au mariage gai, homosexuelle.Par son appel à de « nouveaux modes relationnels », Foucault a suscité un nouveau point de départorienté vers une subjectivité en correspondance sensuelle avec le monde: non plus une soif deconnaître le désir, mais le plaisir de tracer des mouvements, physiques aussi bien que psychiques,grâce auxquels nous nous positionnons vis-à-vis de l'Autre. Ce sont là les formalisations d'un sujet esthétique et, partant, d'une nouvelle éthique.
Rédigé il y a 2 400 ans par un sage chinois nommé Sun Tzu, L'Art de la guerre figure aujourd'hui parmi les grands classiques de l'histoire militaire. Dans un style concis et imagé, ce petit livre rassemble un certain nombre de recommandations, frappées au sceau du bon sens, sur la manière de conduire une guerre. S'il a profondément influencé l'art militaire oriental, s'il a notamment aidé Mao à forger son concept de guérilla, il est resté longtemps méconnu des Occidentaux auxquels il aurait pourtant évité bien des déboires. Spécialiste mondialement reconnu, Alexander Bevin se propose ici de montrer, exemples à l'appui, comment les chefs qui ont appliqué – sans le savoir – les principes, maximes et conseils de Sun Tzu ont presque toujours remporté la victoire, et comment ceux qui y ont contrevenu ont, sans la moindre exception, connu l'échec. Sagesse ancienne et batailles modernes : de la guerre d'Indépendance américaine à Gettysburg, du débarquement de Normandie à la guerre de Corée, en passant par Waterloo, la Marne et les Ardennes, la démonstration, solidement documentée et argumentée, est implacable. De ces pages pleines de bruit et de fureur, mais non dépourvues d'humour, où s'accumulent des erreurs qui furent si coûteuses en vies humaines, n'en émergent pas moins, Sun Tzu aidant, quelques figures (Jackson, Manstein, Patton, sans oublier Napoléon… jusqu'à Waterloo), qui viennent opportunément démentir l'affirmation de Valéry selon laquelle la guerre est une chose trop sérieuse pour la confier à des militaires.
Athènes, la plus vieille ville d?Europe, répètent à l?envi auteurs de guides et tour-opérateurs. Iln?existait pourtant jusqu?ici aucune synthèse accessible en retraçant l?histoire des origines à nosjours. Parce que les érudits comme les écrivains n?ont trop longtemps voulu voir dans Athènes quel?Athènes ancienne et dans l?Athènes ancienne que l?Athènes de Périclès, trois millénaires ont étéramenés à trois décennies. Le tourisme de masse n?aura fait que pousser un peu plus avant leprocessus: l?Athènes de Périclès s?est trouvée réduite à l?Acropole, et l?Acropole au Parthénon.Le présent ouvrage voudrait redresser enfin les perspectives, rendre son histoire, toute sonhistoire, à la ville d?Athènes. La ville, et non pas, ce qui est trop souvent source de confusions, lacité-Etat du même nom, celle qui domina jadis le monde grec avant de voir, bien plus tardivementqu?on ne le croit, son prestige s?effacer. Nous connaissions ou pensions connaître une Athènes. Celivre en fera découvrir beaucoup d?autres. Se voulant aussi attentif à la continuité qu?auxmétamorphoses, l?auteur a essayé de suivre la ville, dont on peut dire qu?elle est aussi, à samanière, une ville éternelle, dans ses états successifs: l?Athènes archaïque, l?Athènes classique,l?Athènes hellénistique, l?Athènes romaine, l?Athènes byzantine, l?Athènes ottomane, l?Athènesmoderne. Le nom même d?Athènes, d?ailleurs, n?est-il pas au pluriel?Telle quelle, cette Histoire d?Athènes, qui n?hésite pas à prendre par moments l?allure et le ton d?unrécit « de voyage », voudrait donner au lecteur curieux, et pas simplement au spécialiste averti,l?envie d?aller voir ou revoir une ville aux multiples visages, où s?est joué et se joue encore, pour lemeilleur et pour le pire, une bonne part de notre destin.
A la recherche d'authenticité dans la couleur et la matière, l'imaginaire du peintre Marc Chagall a exploré tous les registres de la création plastique. La puissance expressive de son oeuvre, habité par un sens inné de la composition et une profonde liberté narrative, s'est remarquablement adaptée à une grande diversité de langages artistiques et d'échelles d'exécution. En 1962, le gouvernement israélien lui commande une décoration pour le hall de la Knesset. Chagall conçoit alors le triptyque d'une tenture monumentale, qui sera tissée par la Manufacture des Gobelins, ainsi qu'un ensemble de mosaïques destinées aux murs et au sol dudit Parlement. En 1964, il fait la connaissance d'Yvette Cauquil-Prince, qui avait ouvert à Paris, en 1959, un atelier de tissage rue Saint-Denis, puis l'avait transféré, en 1962, rue des Blancs-Manteaux. Son habilité à traduire les compositions de Chagall en respectant les valeurs chromatiques de la palette originale séduit rapidement l'artiste. Yvette Cauquil-Prince devient alors son maître d'oeuvre et réalisera toutes ses autres tapisseries, à l'exception de la pièce créée, en 1973, pour l'entrée du musée national du Message biblique Marc Chagall, à Nice - aujourd'hui appelé musée national Marc Chagall -, dont l'exécution sera confiée aux Gobelins.
Reçue comme allant de soi, immuable, quasi naturelle, et essentielle au lien social, l'hétérosexualité n'a guère jusque-là été questionnée. Aussi aura-t-il fallu le développement des recherches gay et lesbiennes pour qu'elle apparaisse enfin dans son étrangeté et sa portée normative. Il y a une histoire de l'hétérosexualité, une identité, un genre hétérosexuel non pas inné mais produit par un certain nombre de lieux et de pratiques dont Hétéros, pour la première fois en France, dresse un inventaire critique. Les sites et chats de rencontres, les danses enlacées (une singularité proprement occidentale), les manières de divorcer, l'autobiographie, la littérature " psy " sur le couple, les sciences sociales nord-américaines, les discours sur la sexualité postnatale, les changements sociaux et législatifs, l'armée, les prisons, les centres d'observation pour délinquants, voilà où se construit, non sans difficultés désormais, l'hétérosexualité.
Comment Marcel, le brillant mais stérile narrateur d'a la recherche du temps perdu, en est-il devenu l'auteur? Un tel passage à l'acte semble voué à rester une énigme. Cependant, la Recherche est ainsi construite qu'on peut induire l'idée dont Proust fut l'homme, celle qui lui a permis de réaliser sa «vocation invisible». Cette enquête lit Proust à la lumière de ce qu'il fait, souvent sans le dire, ou seulement à demi-mot. Elle montre que le lent accomplissement de sa destinée créatrice recèle une démonstration rigoureuse, aussi nouvelle dans ses principes ou dans ses fins que dans ses moyens romanesques. On ne songe guère à consommer de la philosophie dans Proust. À tort. Car, lorsqu'on relie le théorème du temps retrouvé à la structure profonde de la Recherche, l'idéalisme proustien apparaît alors comme une véritable leçon de créativité. Thierry Marchaisse est philosophe, éditeur, traducteur de philosophie anglo-saxonne (Quine, Rorty, Kripke). Il a publié avec François Jullien, Penser d'un dehors (la Chine), Le Seuil, 2000.