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L'intérieur du Maghreb (15ème-19ème siècle)
Berque Jacques
GALLIMARD
21,50 €
Épuisé
EAN :9782070269723
L'intérieur du Maghreb, qu'est-ce à dire ? Le dedans du pays, par opposition à ses rivages ? Les dessous de la société et des mentalités, par contraste avec leurs niveaux d'élaboration ou d'adultération ? Ce qui persiste ou se réserve, au lieu de réagir, de répondre, de se transformer ? Tout cela ensemble, sans doute, et tout cela dans un rapport réciproque. Si ce rapport obéissait à des régularités, s'il laissait percer des constances, ne pourrions-nous à bon droit l'appeler système ? Ainsi, parler de l'intérieur du Maghreb, ce serait évoquer un système maghrébin, lequel, si l'hypothèse est exacte, commanderait de près ou de loin et les faits et les interprétations que les gens du pays en ont données au cours des âges. La subjectivité de leurs écrits risquerait dès lors de traduire, paradoxalement, ce qu'ils ont de plus objectif, je veux dire de n'avoir abordé leur objet quel qu'il fût : droit, chronique, croyance, qu'en fonction d'un système omniprésent, encore que tacite. On tente ici de reconstituer l'histoire invisible de l'ensemble maghrébin dans une période de dispersion et de fragmentation, à partir de documents juridiques ou religieux qui autorisent des sondages localisés, mais des sondages en profondeur. Enrichissante conclusion de dix ans d'un enseignement donné au Collège de France, pour ne rien dire de bien plus d'années encore vécues au Maghreb". Jacques Berque.
Résumé : Sur les grands problèmes de la planète qui restent d'actualité - immigration, hégémonie américaine, développement, rapports avec l'islam, déclin vrai ou supposé de l'Occident... - les propos de Jacques Berque sont plus que jamais pertinents, et la profondeur de sa pensée, de même que son indépendance et son détachement forcent l'admiration. Après la mort de leur auteur, et presque dix ans après leur première publication, alors que les attentats du 11 septembre induisent encore des amalgames intolérables dans la réprobation du terrorisme, ces entretiens de Jacques Berque avec Jean Sur - familier de son ?uvre - nous assurent qu'au-delà des désarrois et des incertitudes, " il reste un avenir ".
Le Livre sacré des musulmans est réputé difficile à lire pour un Occidental. Il est vrai que son style prophétique et incantatoire, l'ordonnancement de ses 114 sourates qui ne suit aucune logique thématique ou narrative (elles sont simplement classées de la plus longue à la plus courte), ses multiples allusions à un contexte historique qui nous est mal connu, rendent sa lecture impossible au profane sans une représentation et un appareil critique fouillé. C'est précisément ce travail ? monumental ? qu'a réalisé en plus de quinze ans le professeur Jacques Berque, s'appuyant sur une pénétration de l'Islam « de l'intérieur », et une érudition sans pareille. Son premier « essai de traduction » (expression significative de l'humilité du traducteur par rapport à la Parole de Dieu), paru aux éditions Sindbad en 1990, avait déjà reçu les éloges des spécialistes et des docteurs musulmans du monde entier. Rédigé délibérément dans un langage simple, il se veut très proche du texte arabe qu'il restitue dans son contexte, et est suivi d'un essai explicatif de cent pages, d'un index détaillé et d'annexes. Cependant, le courrier abondant reçu par le professeur Berque après cette publication l'amena à réviser certains de ses choix de traducteur, à ajouter des notes et des variantes, à confronter ses points de vue avec ceux des docteurs de l'Islam. D'où cette nouvelle traduction entièrement revue et corrigée, qui est en soi un événement, puisqu'elle fait la synthèse des différentes traditions érudites du monde musulman.
Résumé : Seize années de travail, et une vie tout entière consacrée à l'étude de l'islam, avaient été nécessaires au professeur Jacques Berque pour proposer un "essai de traduction" du Coran. A la fois savante et littéraire, cette oeuvre monumentale, témoignant d'une intime familiarité avec le monde arabe et la tradition de l'islam, fut saluée comme un événement pour l'approche de cette culture par le public francophone. Après quatre ans de travail supplémentaires, Jacques Berque améliora son texte en y apportant des centaines de retouches d'après les remarques de lecteurs érudits. Cette édition définitive publiée quelques mois avant sa disparition nous fait redécouvrir le Coran dans le souffle de ses origines, ouvrant les perspectives d'un islam éclairé où foi et raison auraient toutes deux leur place.
Deuxième édition. Ces onze essais de Berque, publiés pour la première fois entre 1975 et 1982, sont d'une grande actualité. Ils abordent en effet tour à tour quelques aspects fondamentaux de l'Islam contemporain. Partant du Coran, ainsi que d'une réflexion théorique sur la notion de progrès, Berque évoque trois grandes figures - indienne, égyptienne et iranienne - du réformisme musulman, médite sur la rencontre entre l'Occident et l'Islam noir, revisite la définition sociale et architecturale de la cité musulmane et condense en un chapitre les grands problèmes auxquels l'Islam fait face depuis son réveil au XIXe siècle.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.