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Le Brésil et la France dans la mondialisation néo-libérale. Volume 2, Mobilisations du monde du trav
Béroud Sophie ; Boito Armando ; Bouffartigue Paul
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782343194738
Comment des décennies de politiques néo-libérales ont-elles transformé le monde du travail, les formes de résistances collectives et les possibles de l'action syndicale ? C'est la question qui traverse ce livre d'un point de vue comparatif, en explorant la transformation de la structure sociale au Brésil et en France, mais aussi du champ politique. Bien que les réalités socio-économique des deux pays soient très différentes, ainsi que leur histoire sociale et politique, des pistes de recherche parallèles peuvent être établies : dans quelle mesure les orientations politiques des gouvernements du PT au Brésil et celles des gouvernements du PS en France se sont-elles effectivement éloignées du néo-libéralisme ? Quels sont les intérêts de classes, de fractions ou d'alliances de classes que ces pouvoirs politiques ont traduits ? Comment identifier les "classes moyennes" et évaluer leur participation aux mobilisations collectives ? Quel rôle continue de jouer le syndicalisme, confronté à des dynamiques d'institutionnalisation et à des débordements par d'autres formes de mobilisation ? Comment sont organisées et mobilisées les fractions précarisées des classes populaires, qu'il s'agisse de l'immense et traditionnelle "masse marginale" au Brésil, ou des segments subalternes et fragilisés du salariat en France ? En rendant compte de ces différentes évolutions, cet ouvrage en deux volumes donne des clefs pour comprendre les difficultés que rencontrent dans les deux pays les formations de gauche, l'épuisement des forces social-démocrates et la progression des droites extrêmes avec en particulier la victoire électorale de Jair Bolsonaro.
La mobilisation des agents d'EDF et GDF contre le changement de statut de leurs entreprises a atteint, en mai et juin 2004, une très forte intensité. Dynamique, porté sur tout le territoire par différentes catégories d'agents, ce mouvement entendait interpeller à la fois les autorités publiques mais aussi les citoyens sur le sens d'une privatisation, à terme, d'entreprises publiques aussi performantes qu'EDF et GDF Les opérations baptisées "Robin des bois" ont ainsi eu pour but affiché de rétablir le courant dans des foyers qui en étaient privés ou de baisser le prix de l'électricité. Dans son ensemble, ce mouvement a posé la question non pas de la légalité des actions menées, mais bien de la légitimité de décisions prises à l'encontre des intérêts aussi bien des usagers que des salariés.Construit à partir d'une quarantaine d'entretiens approfondis, réalisés durant le mouvement auprès d'agents d'EDF et de GDF, grévistes ou non grévistes, syndiqués ou non syndiqués, novices dans le métier comme plus anciens, cet ouvrage entend restituer une parole plurielle et pose la seule question qui vaille: "Dans quelle société voulons-nous vivre?"
Résumé : Le mouvement des Gilets jaunes, d'abord éloigné des syndicats, est un révélateur inattendu de leurs difficultés. Englués dans Le "dialogue social", incapables de faire plier les gouvernements successifs, pris dans des enjeux de rivalités internes, ils peinent à élargir leur base sociale et à peser sur les mobilisations. Depuis près de trente ans une organisation, les SUD, devenus Solidaires, développe pourtant des pratiques plus horizontales et démocratiques et affirme le retour d'un syndicalisme de contestation. Elle rencontre toutefois des obstacles imprévus : comment avoir du poids institutionnel sans s'institutionnaliser ? Comment réussir à servir davantage les intérêts immédiats des salariés sans devenir des professionnels du syndicalisme et en rabattre sur La radicalité du combat ? Pour éclairer ces transformations profondes, ce livre s'appuie sur une enquête sociologique au long cours qui retrace l'enthousiasme et l'âpreté de parcours militants en les resituant dans les grands mouvements sociaux des vingt dernières années. Au-delà du cas de Solidaires, il témoigne de La capacité des organisations syndicales, confrontées à un monde du travail de plus en plus fragmenté et dérégulé, à rendre aux conflits salariaux un rôle moteur et oeuvrer ainsi à des revendications plus larges d'émancipation et de transformation politique.
Béroud Sophie ; Dufresne Anne ; Gobin Corinne ; Zu
Cet ouvrage interdisciplinaire (science politique, sociologie, anthropologie, sociolinguistique, histoire) analyse de manière croisée les mouvements des Gilets jaunes français et belge sur deux années. A travers entretiens, corpus d'images, "portraits" de manifestants, ce livre explore deux tensions principales. La première est engendrée par un nouveau type de mobilisations qui se déroulent en dehors des institutions : les Gilets jaunes bousculent les catégories d'analyse classiques, les formes de mobilisation traditionnelles (notamment syndicales) et les consensus existants sur le système politique. La seconde tension se situe entre les aspirations et le travail réel de renouvellement démocratique portés par le mouvement et le déploiement d'une répression judiciaire et policière inégalée. Cette mobilisation est enfin replacée dans le contexte des politiques d'austérité mises en oeuvre au sein de l'Union européenne et dans celui des luttes sociales contemporaines sur les autres continents, nées de la "dépossession" des travailleurs de leurs conditions de vie et d'existence du fait de politiques publiques favorisant une mondialisation ravageuse.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.