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Guerre juste et droit des gens moderne
Berns Thomas ; Lafosse Juliette
UNIV BRUXELLES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782800416243
Le droit des gens moderne est présenté d'habitude comme une mise en forme juridique de ce qui jusqu'alors, dans la théorie de la guerre juste médiévale (de saint Augustin à saint Thomas) apparaissait comme une réflexion sur le péché, comme une théorie morale. La période moderne serait ainsi le moment charnière du passage des théories de la guerre juste à celui, objectivé et salvateur, de la guerre questionnée dans ses formes, dans sa régularité, avec les limitations strictes de la violence que cela induit. Comment le droit des gens prend-il forme autour de cette ambition, et jusqu'où peut-on considérer qu'il s'agit là d'un mouvement unitaire et proprement moderne ? Qu'advient-il de la justice de la guerre lorsqu'elle se confronte à sa formalisation juridique ? Dans quelle mesure l'approche plus formelle qui se dessine ouvre-t-elle à des possibilités nouvelles de régulation du conflit ? Les textes réunis dans ce volume cherchent à répondre à ces questions à partir de sources philosophiques et de problématiques variées. Des précurseurs aux figures emblématiques du droit des gens moderne, de Vitoria, Grotius, Hobbes, Leibniz ou Kant à Maistre et Hegel, de ses racines antiques et médiévales à l'idée de son crépuscule advenu avec la Grande Guerre, le tout ponctué par un dialogue critique avec Carl Schmitt, ce recueil interroge les théories de la guerre juste à l'aune de la modernité et de "son" droit des gens, et réciproquement.
Résumé : L?oeuvre de Giordano Bruno pourrait-elle se comprendre dans son intégralité comme la plus vaste tentative philosophique de penser à partir des relations ? L?anti-aristotélisme de Bruno le pousse en effet à échapper, autant que possible et de manière exceptionnelle, à l?antériorité ontologique de la substance sur la relation via une véritable philosophie du lien, au point que tout étant, du plus infime au plus vaste, ne se comprenne que par ce qui le lie. Un de ses derniers écrits, le traité De vinculis, rédigé peu avant le long procès qui le mènera au bûcher, apparaît d?ailleurs comme une tentative unique d?aborder la réalité, de la manière la plus synthétique mais aussi la plus opératoire, à partir des liens qui la construisent et la font tenir. L?objet de ce volume est de traiter sur un mode transversal de cette idée de la relation et du lien dans l?oeuvre très diverse du philosophe de Nota : dans le domaine de la théologie, de la métaphysique, de l?éthique, de la magie naturelle, de l?anthropologie ou de la géographie, voire, dans un registre resté étrangement implicite mais auquel il était urgent d?offrir une place, de la politique. Seront ainsi abordés sans détour des questions massives, mais renouvelées de fond en comble par Giordano Bruno, comme la puissance, l?ontologie fonctionnelle ou le rapport entre Dieu et l?univers, mais aussi des enjeux plus spécifiques comme la coïncidence des contraires, le désir et l?amour, l?imagination et la fureur poétique, le lien civil, la pratique magique et l?art de la mémoire. Tous ces champs ou ces thèmes sont analysés dans ce volume par quelques-uns des meilleurs spécialistes de l?oeuvre du philosophe nolain en étant chaque fois renvoyés à l?idée générale d?une philosophie de la relation qui lui assure ainsi sa cohérence. II apparaîtra de la sorte que, pour Giordano Bruno, réfléchir le monde à partir des liens qui s?y développent, c?était aussi se donner l?occasion d?être attentif à la fois à ses variations ou sa diversité et à son unité ou sa consistance.
En parcourant les représentations de la guerre produites par la philosophie, de Platon à Clausewitz, et en mettant à nu les stratégies constantes et les impensés qui les sous-tendent, ce livre montre combien le philosophe ne cesse de manquer un enjeu guerrier qui pourtant l'obsède mais qu'il ne peut toucher qu'en le neutralisant. Quelques figures à la fois insistantes et exclues de ces philosophies de la guerre - l'esclave, le pirate, le colonisé.... -, de même que des pratiques philosophiques restées plus marginales - la pensée romaine, le matérialisme machiavélien, la démarche généalogique ou la déconstruction... -, permettent à leur tour de bousculer ce discours philosophique neutralisant et, ce faisant, de révéler une certaine compromission de la philosophie dans la guerre.
Résumé : Depuis la fin de la guerre froide, le nombre de murs, barrières ou clôtures a été multiplié par cinq ; mis bout à bout, ils permettraient de parcourir les trois quarts du périmètre équatorial de la Terre. De nouveaux murs ne cessent d'être construits, y compris en Europe. Pourtant, bien des études s'accordent à répéter l'inutilité de ces...
Dans les pensées libres de Machiavel et de Montaigne, la loi est essentiellement inscrite dans la diversité, la violence, le conflit et la possibilité même de sa corruption. Mais malgré cette historicité, la question du fondement de l'autorité de la loi est posée, dans toute son incertitude, et peut donc être suivie pas à pas dans les textes de ces deux penseurs, que Thomas Berns resitue dans une gigantesque fresque de la perception pré-moderne du politique. Or, chez Machiavel comme chez Montaigne, la réponse à cette question de la loi s'articulera essentiellement - même si dans des sens précisément opposés - au moment de l'origine de cette dernière. A leur suite, et en se mettant donc volontairement en marge des approches fondatrices traditionnelles de l'autorité, Thomas Berns cerne le débat politique le plus profond mais aussi le plus enfoui par les prétentions unifiantes de la philosophie politique : un débat qui oscillerait entre un mouvement de retour constant de l'Etat vers son originaire le plus conflictuel, indiqué par Machiavel, et un mouvement d'oubli décisif, mais donc conscient, de ce même originaire, réclamé par Montaigne. De la sorte, avec Machiavel et Montaigne, c'est aussi tout l'impensé de l'histoire dominante de la philosophie politique, en particulier telle qu'elle est représentée aujourd'hui, qui peut être repensé.
La voiture de société est, sans aucun doute, un des avantages de toute nature (ATN) les plus fréquemment proposés par les entreprises à leurs employés. Combien compte-t-on de voitures de société en Belgique ? Quels sont les profils des usagers ? Et quels sont les impacts sociétaux, environnementaux et économiques de cet "avantage"? Cet ouvrage, qui rassemble les travaux menés dans le cadre de la chaire "Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond" du Brussels Studies Institute (BSI), se penche sur ces questions et les dépasse en ouvrant le débat sur les alternatives possibles pour une mobilité plus durable. Depuis 2012, les travaux du Brussels Studies Institute (BSI) facilitent le développement d'une connaissance intégrée et multi-perspective sur Bruxelles en encourageant des chercheurs et des experts aux profils très divers à aborder ensemble les défis sociétaux métropolitains. Le BSI est très attentif à ce que les résultats de ces recherches soient largement diffusés, valorisés et débattus. Cette série de publications constitue l'un des canaux de communication visant à mettre à la disposition du public le fruit d'une partie des études réalisées par le BSI.
Ces dernières années, en Europe, dans le monde musulman, mais aussi en Afrique subsaharienne, les discours visant le pouvoir supposé des francs-maçons et leurs présumées collusions ont à nouveau fleuri. Ces discours s'en prennent au rôle politique ou économique que joueraient la franc-maçonnerie ou les francs-maçons, mais s'inscrivent aussi dans une parole plus large qui vise à dénoncer une conspiration mondiale, voire un principe maléfique transhistorique - mettant à jour des topoi de la rhétorique antimaçonnique classique. Cela s'inscrit dans des sociétés où la dialectique du secret et de la transparence est omniprésente, et où franc-maçonnerie est perçue comme l'expression par excellence d'une supposée culture du secret. S'entremêlent ainsi un antimaçonnisme catholique traditionnel, tantôt politique, tantôt religieux et diabolisateur, qui s'exprime aujourd'hui davantage en Afrique subsaharienne et en Amérique latine qu'en Europe, mais qui sur le vieux continent perpétue le fonds de commerce idéologique de milieux intégristes chrétiens ; un antimaçonnisme politique, porté par des courants populistes ou nationalistes, qui s'évertue à traquer les francs-maçons comme favorisant une domination étrangère (politique, financière) - c'est le cas en Italie et dans plusieurs pays d'Europe centrale, orientale et balkanique ; un antimaçonnisme islamique radical qui puise à l'antisémitisme et à l'antisionisme des différents courants qui le composent ; un antimaçonnisme complotiste enfin, qui s'abreuve au succès des théories conspirationnistes en vogue et se propage viralement sur Internet. Les actualisations de la rhétorique antimaçonnique comme les usages idéologiques qui en sont faits paraissaient dès lors devoir être réinterrogés, vingt-cinq ans après un premier volume consacré aux courants antimaçonniques dans la collection "Problèmes d'histoire des religions" (IV/1993). C'est la triple ambition du présent ouvrage : dresser un état des lieux de l'antimaçonnerie aujourd'hui, et de ses évolutions récentes ; analyser à la fois les accents nouveaux et les reformulations de condamnations anciennes ; examiner des situations peu mises en avant dans la littérature jusqu'ici, telles les formes de l'antimaçonnisme dans les courants émergents du christianisme contemporain ou de l'islam.
Résumé : Le Luxembourg actuel est une terre de culture très ancienne. Les premières traces d'occupation y remontent loin dans le Paléolithique. Depuis le temps des Trévires et des Romains, en passant par le Moyen Age et les Temps modernes, une tradition littéraire impressionnante montre comment les hommes apprirent à aimer cette région centrale de l'Europe, la cultivèrent et, depuis le XIXe siècle, firent enfin de leur patrie un Etat moderne et souverain. Pourtant, ce développement n'a pas traversé les siècles en ligne droite ni sans ruptures. N'épargnant ni la terre ni les hommes, la convoitise de puissants voisins, les phases tumultueuses de l'histoire européenne, les remous internes et la barbarie du national-socialisme, ont marqué l'histoire du Luxembourg. Cet instructif petit livre de Michel Pauly illustre avec maestria l'évolution du Luxembourg des origines à nos jours et prend donc aussi en compte les pays limitrophes et les régions voisines.
Dehon Catherine ; Hallin Marc ; Paindaveine Davy ;
Résumé : Ce livre a pour objectif de former à une utilisation active et pratique des méthodes statistiques inférentielles, tout en initiant les étudiants à la démarche théorique et mathématique sous-jacente. Il se veut accessible aux étudiants non mathématiciens de filières universitaires. Il présente les concepts et les techniques de base de l'inférence statistique en respectant un compromis équilibré entre un certain formalisme mathématique et un caractère plus appliqué au travers de nombreux exemples et exercices. L'ouvrage est constitué de deux parties. La première reprend les éléments de la théorie des probabilités indispensables au développement et à la bonne compréhension de l'inférence statistique. La seconde partie aborde, de manière systématique et rigoureuse, les problèmes d'estimation ponctuelle et par intervalle de confiance, les tests d'hypothèses, l'analyse de la variance et le modèle de régression linéaire, pour conclure par une introduction à la théorie de la décision.