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Tunisie. Le grand erg oriental
Bernezat Jean-Louis
NON LIEU
24,99 €
Épuisé
EAN :9782352700333
Jean-Louis Bernezat, qui parcourt le Sahara depuis quatre décennies, n'a exploré le Grand Erg oriental tunisien que dans les années 90, au moment où l'Algérie connaissait des problèmes intérieurs. Et il a eu la surprise de découvrir là, au-delà des circuits touristiques qui s'arrêtent à Douz et à Tozeur, un "vrai Sahara", avec ses dunes immenses, sa faune, sa flore et ses populations nomades. Dans les récits qu'il donne de ses parcours de reconnaissance à travers l'Erg, il captive le lecteur en permanence, lui faisant vivre au plus près les étapes du voyage, les variations climatiques, la quête des points d'eau, la fatigue des hommes et des chameaux, la solidarité des gens du désert. Et toutes les observations qu'il consigne, en fin connaisseur du Sahara, constituent un apport précieux pour la compréhension de cet environnement.
Je dois emmener Zou A la montagne. En douceur. Elle a 17 ans et sa référence est le Mont-Saint-Michel?" Les premières lignes de la première nouvelle, déclinée en cinq variations, donnent le ton : il va être question de partager l'amour de la montagne, et l'humour sera de la partie. Ainsi paré, on ira en Oisans, au mont Blanc, dans le Hoggar, en Suisse A 4000 mètres, dans le Haut Atlas, le Vercors, la Chartreuse ou le Dévoluy. On rencontrera toutes sortes de compagnons de marche, de cordée ou de méharée. Car elle en a vécu, des aventures, Odette Bernezat, en cinquante ans de vadrouille là-haut en montagne et là-bas dans le désert ! Son ?il qui frise et sa plume alerte donnent leur saveur aux nouvelles que sa belle vie lui a inspirées.Avec elle, la montagne d'en haut et de là-bas est toujours humaine, belle et aimable, jamais tragique.
Frison-Roche Roger ; Bernezat Jean-Louis ; Berneza
Voici enfin réunis en un seul ouvrage l'ensemble des récits sahariens de Roger Frison-Roche. Depuis sa découverte du désert algérien, en 1935, jusqu'à sa dernière excursion, en 1975, Frison-Roche a effectué pas moins de dix-neuf expéditions dans le Sahara. Dans Carnets sahariens, il retrace ses premières méharées, l'ascension de la mystérieuse Garet El Djenoun (la "montagne des Génies") et ses essais de ski sur les dunes du Grand Erg occidental, la découverte de gravures encore un raid en vue de réaliser le premier film en couleurs sur le Sahara. Les textes de Cinquante Ans de Sahara, qui furent publiés pour la première fois en 1976 accompagnés de photographies, constituent l'aboutissement de cette passion pour le Sahara. Frison-Roche y évoque sa dernière expédition saharienne, effectuée plusieurs années après, en suivant un circuit hors-piste de 3 500 km, dans un Sahara qui a changé et s'est ouvert au tourisme, mais dont il sait faire revivre l'envoûtement.
Biographie de l'auteur Alpinistes chevronnés, amoureux depuis toujours de la montagne, Odette et Jean-Louis Bernezat ne se doutaient pas qu'ils attraperaient un jour le virus du désert en allant escalader les pitons rocheux du Hoggar, Dès lors, leur passion pour les grands espaces trouva une autre résonance dans les immenses étendues lumineuses du Sahara, peuplées d'hommes dont le mode de vie les fascina. En leur compagnie, et à travers l'organisme de voyages Hommes et Montagnes qu'ils créèrent en 1969, ils n'eurent de cesse de parcourir ce territoire sur les traces des caravanes d'antan ou à la recherche de nouveaux itinéraires, permettant ainsi à des milliers de personnes de découvrir un désert authentique.
Présentation de l'éditeur En 1967, Odette Bernezat découvre le Hoggar et le peuple Touareg. Ce sont des années d'expérience et de vie qu'elle nous décrit avec simplicité, par un récit qui, avec humour, évite le sérieux et le didactique. Elle laisse aller sa mémoire au fil d'un voyage dont chaque étape est le prétexte d'une histoire. Elle fait part de ce qu'elle observe en ethnologue passionnée. Après plusieurs rééditions, cet ouvrage reste d'actualité parce qu'il a pour sujet un peuple mythique dont les règles sociales perdurent malgré une modernisation inévitable. Avec l'auteur, nous entrons en plein coeur d'une société encore exemplaire.Finesse de l'observation, véracité, authenticité et justesse du ton et du témoignage. C'est en ce sens que ce livre mérite d'être cité au meilleur rang de la littérature de voyage saharienne. Marceau Gast, revue du CNRS.
Etat paria de la Corne de l'Afrique, l'Erythrée est aussi un pays superbe, de la mer jusqu'au ciel, de la côte de la mer Rouge aux hauts plateaux du centre. Héritier de l'Empire axoumite, marqué par la colonisation italienne, le pays est également riche en trésors architecturaux aux accents mauresques, Art déco, futuristes et modernistes. Asmara, perchée à 2 300 m d'altitude, ne serait-elle pas la «capitale du style en Afrique» ? Terre d'aventure depuis l'Egypte ancienne, parcourue par Rimbaud, Buzzati, Monfreid, Pratt, Waugh et Malaparte, le temps semble aujourd'hui s'y être arrêté. De vieux Erythréens évoquent toujours l'âge d'or des années 1930, tandis que les jeunes, fuyant chaque mois l'Etat prédateur par milliers, oscillent entre résignation et espoir d'ailleurs. Cet ouvrage est le premier livre de photographies sur l'Erythrée en français. Ses chapitres sur l'histoire, la culture, la société et la politique éclairent ce pays oublié, entre splendeur et isolement.
Ce livre, fruits de nombreuses études de terrain menées par l?auteure dans les années 1990, étudie le phénomène des vierges jurées, ces femmes qui deviennent hommes, dans le nord de l?Albanie. Il explique comment, pour clore un cycle de "reprise du sang", des femmes prennent socialement la place des hommes au sein de famille décimée par la vendatta. Le marqueur principal de cette "masculinisation" est l?habit. Pour devenir homme, la transformation doit être totale : ces femmes acquièrent le droit de porter le pantalon, interdit aux femmes dans cette région. L?accès aux prérogatives masculines (droit de boire, de fumer, de mener un troupeau, de porter le fusil, négocier les conflits familiaux) est aussi, et surtout, accompagné de l?obligation de chasteté. Devenant homme, ces femmes renoncent à tous rapports sexuels (essentiellement pour éviter l?enfantement, marqueur de la position sociale peu enviable de la femme dans la société). A partir d?une situation bien spécifique, le nord de l?Albanie régie par le code du Kanun, l?ouvrage d?Antonia Young montre en quoi la construction du genre est avant tout social, et non pas un phénomène naturel déterminé par des organes sexuels reçus à la naissance. Si la société n?a pas assez d?hommes pour assumer les tâches dévolues traditionnellement aux hommes, alors les femmes sont transformées en hommes par cette société. En plus de l?étude d?Antonia Young, traduit par Jacqueline Dérens, l?ouvrage comporte une préface de Nicole Pellegrin, éclairant les enjeux de la question du genre aujourd?hui. Il comporte également une douzaine de photographies noires et couleurs, un aparat critique enrichi, une annexe sur le Kanun, un index des lieux et une carte du nord de l?Albanie.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Que reste-t-il des Printemps arabes ? Le succès relatif de la révolution dans un seul pays, la Tunisie, et un échec général dans les autres ? Pourquoi la Tunisie ? Pour répondre à cette interrogation, après une remise en perspective historique nationale et internationale de la présomption d'une "exception autoritaire arabe", une comparaison s'impose des trajectoires des insurrections tunisienne et arabes. Dans ces Printemps, le temps insurrectionnel tunisien occupe une place à part : il les précéda tous et servit aux autres peuples de moteur et de modèle. Il fut particulièrement complexe dans son déroulement et son issue, la chute du président Ben Ali, résulta d'une exceptionnelle, voire aléatoire, combinatoire de facteurs qui est ici reconstituée. Aux portes d'une Libye chaotique et au terme de quatre années de combats et débats souvent durs, la Tunisie est entrée dans une phase post-révolutionnaire et bénéficie depuis et jusqu'ici d'un régime démocratique d'une "solide fragilité". S'agissant des autres pays du front des Printemps arabes, voire de l'ensemble du monde arabe, qui peut sérieusement dire, au regard d'un retour dans ces régions du séculaire "Grand Jeu" international, que les apparents échecs et les impasses actuelles sont imputables à un déficit démocratique des peuples arabes, qui peut assurer que, là où elles semblent en panne actuellement, la page des révolutions est définitivement tournée ?