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Marat homme de science ?
Bernard J
EMPECHEURS
13,00 €
Épuisé
EAN :9782908602449
Jusqu'ici, les travaux scientifiques de Marat (sur l'optique, la lumière ou l'électricité médicale) n'ont jamais réellement fait l'objet, en France, d'une expertise appropriée. Ses biographes, tous écrivains politiques ou des historiens de la Révolution, ne se jugeant pas à même de les apprécier en connaissance de cause, ont eu souvent tendance à les englober dans le jugement qu'ils portent sur son action politique : si pour eux, le Marat révolutionnaire est un " monstre ", le Marat chercheur est un charlatan ; si au contraire, il incarne l'une des grandes figures , de la Révolution, son oeuvre devient alors celle d'un génie méconnu. Le but de ce livre, où historiens des sciences français et américains rencontrent des spécialistes des thèmes étudiés par Marat, est de replacer, en toute objectivité, les travaux de celui-ci au sein des connaissances de l'époque.
Résumé : La qualité et le type d'aliments que vous introduisez dans votre organisme sont d'une importance cruciale pour chacune des phases de votre existence. Les accumulations toxiques dans le corps créent les conditions nécessaires au développement de la maladie. Les acides toxiques sont normalement produits par le catabolisme cellulaire, et nous assimilons également différentes quantités de substances toxiques de l'air que nous respirons, de la nourriture que nous consommons et d'autres sources environnementales. Quand elles sont éliminées du corps, cela ne pose aucun problème. Mais lorsque les toxines sont assimilées ou générées plus rapidement que le corps n'est capable de s'en débarrasser, ou quand un ou plusieurs systèmes d'élimination tournent à bas régime, les ennuis ne sont pas loin.
J'ai le privilège d'appartenir à la génération qui a connu le passage d'une médecine presque toujours inefficace à une médecine très souvent efficace. Une médecine dont la longue histoire peut être divisée en quatre périodes : la première période est magique : le destin des hommes dépend des dieux... La deuxième période s'ouvre avec Hippocrate, au Ve siècle avant notre ère, voici la médecine clinique avec l'observation des symptômes, la recherche des causes... La troisième période est très courte : c'est celle de ces six années (1859 à 1865) que j'ai proposé d'appeler les Six Glorieuses, qui ont plus changé le sort des hommes que les guerres, batailles, victoires, défaites qui encombrent nos livres d'Histoire. Elles ont permis l'essor des vaccinations, la naissance de la médecine et de la chirurgie modernes ; - la quatrième période, thérapeutique, s'ouvre en 1936 avec les sulfamides ; elle se poursuit avec les découvertes de la pénicilline, des autres antibiotiques, des hormones. Les chirurgiens ouvrent les coeurs, les poumons, les cerveaux. Les hématologues sauvent les nouveaux-nés en changeant leur sang. Quels vont être maintenant les caractères de cette médecine du XXIe siècle ? Du troisième millénaire ?" Jean Bernard.
Résumé : Ce livre procède d'un compagnonnage médical, littéraire et culturel de 25 ans entre les Professeurs Jean Bernard et François-Bernard Michel. Que ce soit par leur voisinage hebdomadaire à l'Académie de Médecine, par les colloques, les actions et plaidoyers pour la sauvegarde de l'Enfance, ils n'ont cessé de porter leurs regards croisés sur une passion commune, l'humain. Regards sur la médecine, pour rappeler ce qu'elle était hier, son heureuse métamorphose d'après guerre, son actualité inquiétante de pénurie (de médecins, d'infirmières, d'accueil), de coûts (démesurés), de désorganisation. Regards pour en revenir à l'essentiel, l'homme, rappelant cette invocation de Saint-John Perse qui leur est chère : " Car c'est de l'homme qu'il s'agit, et de l'homme, quand donc sera-t-il question ? " Le Pr Jean Bernard, pionnier de la médecine dans les domaines de l'hématologie et de la pédiatrie est membre de l'Académie française et de l'Académie de Médecine.
Il y a maintenant presque huit ans, je me suis retrouvée de façon inattendue éperdument amoureuse d'une chienne rouge piment que j'ai appelée Cayenne. " C'est en partant des gestes les plus ordinaires du quotidien et non pas de grands principes que Donna Haraway nous invite à penser notre relation aux espèces compagnes. Ces espèces avec lesquelles nous " partageons le pain ", depuis les micro-organismes qui nous peuplent jusqu'aux animaux de compagnie. Cet enchevêtrement nous conduit auprès de bouledogues français à Paris, à des projets concernant les prisonniers du Midwest, à des analyses coûts-bénéfices dans la culture marchande autour des chiens, à des souris de laboratoire et des projets de recherche en génétique, sur des terrains de baseball et d'agility, auprès de baleines munies de caméras au large de l'Alaska, sur des sites industriels d'élevage de poulets, etc. Il s'agit ici non pas de domestication, de contrôle ou de rachat de la dette mais de contact. Quelle est la valeur ajoutée du contact ? Que nous apprennent à sentir et à faire les " zones de contact " ? Loin de tout retour romantique à une rencontre sauvage, dénuée d'intérêts et de contamination biopolitique, prendre soin du contact entre espèces " entraîne " à un perpétuel zigzag entre ce qui nous affecte, nous rattache, nous rend interdépendants, simultanément robustes et vulnérables.
Résumé : A quelles conditions l'écologie, au lieu d'être un ensemble de mouvements parmi d'autres, pourrait-elle organiser la politique autour d'elle ? Peut-elle aspirer à définir l'horizon politique comme l'ont fait, à d'autres périodes, le libéralisme, puis les socialismes, le néolibéralisme et enfin, plus récemment, les partis illibéraux ou néofascistes dont l'ascendant ne cesse de croître ? Peut-elle apprendre de l'histoire sociale comment émergent les nouveaux mouvements politiques et comment ils gagnent la lutte pour les idées, bien avant de pouvoir traduire leurs avancées dans des partis et des élections ?
Les civilisations de l'invisible bâties par les peuples du nord, encore puissantes à l'aube du XXe siècle, n'ont pas résisté longtemps à l'entreprise d'éradication méthodique menée par le pouvoir colonial des États modernes. Ce livre permet enfin de rendre compte de l'immense contribution à l'imaginaire humain des différentes pratiques cognitives des chamanes.Le chamane est un individu capable, d'une façon mystérieuse pour nous, de voyager en esprit, de se percevoir simultanément dans deux espaces, l'un visible, l'autre virtuel, et de les mettre en connexion. Ce type de voyage mental joue un rôle clé pour établir des liens avec les êtres non humains qui peuplent l'environnement.Les chamanes ne gardent pas pour eux seuls l'expérience du voyage en esprit : ils la partagent avec un malade, une famille, parfois une vaste communauté de parents et de voisins. Les participants au rituel vivent tous ensemble cette odyssée à travers un espace virtuel. De génération en génération, les sociétés à chamanes se sont transmis comme un précieux patrimoine des trésors d'images hautes en couleur, mais en grande partie invisibles.Ce livre est le fruit d'enquêtes de terrain et reprend l'ample littérature ethnographique décrivant les traditions autochtones du nord de l'Eurasie et de l'Amérique. Au travers de récits pleins de vie, il rend compte de l'immense contribution à l'imaginaire humain des différentes technologies cognitives des chamanes. Les civilisations de l'invisible bâties par les peuples du Nord, encore puissantes à l'aube du XXe siècle, n'ont pas résisté longtemps à l'entreprise d'éradication méthodique menée par le pouvoir colonial des États modernes, qu'il s'agisse de l'URSS, des États-Unis ou du Canada. Ce livre nous permet enfin de les appréhender dans toute leur richesse.Table des matières : Préface. Les nomades de l'imaginaire, par Philippe DescolaIntroductionI / Voyager en esprit1. Imagination et voyage mentalImaginaire-réel : histoire d'une ruptureLes expériences imaginaires sont des expériences réellesNous voyageons tous en espritExplorer les mondes non humainsDes imaginations multiplesAu c?ur de l'expérience religieuse2. Les argonautes de l'invisibleLe chamanisme, une relation à troisComment reconnaît-on un chamane à Tuva ?À travers l'Asie du NordDes corps ouverts à l'invisibleLa grande chaîne des êtres singuliers3. Tente sombre et tente claireTrois tentes sombresUn phénomène transcontinental méconnuComment la tente sombre a-t-elle fait le tour de l'Arctique ?L'antichambre du rêveLa tente claireDeux modes de division du travail imaginatif4. Les deux chamanismesCorps ouverts et corps fermés : le monde hiérarchiqueMagies hétérarchiquesMycophiles et mycophobesLe voyage chamanique : mode d'emploiInégalités rituelles et délégationII / Technologies de l'imagination et hiérarchie5. Les routes célestes des KetUne guerre des sexesAu centre du monde, un corps humainLa traversée des sept cerclesTrouver sa route invisible6. Un tambour pour s'orienter dans les pays obscursPour une approche sensorimotrice des imagesLes vertiges de la réflexivitéÀ cheval sur un tambour7. Un voyage cosmique à la maisonLes tambours khakasLes esprits dans la yourteLe rituel et ses espaces de référence8. Le costume, corps-universL'emblême de la hiérarchieLa fenêtre de l'imagerie" Une machine à remonter le temps pour conquérir le monde "9. Technologies iakoutes de l'espace virtuelUne chorégraphie cosmiqueNombrils multimodaux10. L'ours, d'une ontologie l'autreLe maître de la forêt déchuChez les hommes de la montagneIII / La grande expansion de la hiérarchie11. Une expansion continentaleSur la piste de l'ostentation : la poitrine transparenteUn plastron conquérantLes défaites de l'hétérarchie12. Pourquoi la hiérarchie ?Un investissement collectifLa dette du chamaneMarié à l'esprit ou au clan ?Le rêve mis au pasConclusion. L'invisible, les images et la hiérarchieRéférencesTable des illustrationsRemerciementsIndex.
Les animaux ont bien changé au cours des dernières années. Les babouins mâles qui semblaient tellement préoccupés de hiérarchie et de compétition nous disent à présent que leur société s'organise autour de l'amitié avec les femelles. Les corbeaux, qui avaient si mauvaise réputation, nous apprennent que, quand l'un d'eux trouve de la nourriture, il en appelle d'autres pour la partager. Les moutons, dont on pensait qu'ils étaient si moutonniers, n'ont aujourd'hui plus rien à envier aux chimpanzés du point de vue de leur intelligence sociale. Et nombre d'animaux qui refusaient de parler dans les laboratoires behavioristes se sont mis à entretenir de véritables conversations avec leurs scientifiques. Ces animaux ont été capables de transformer les chercheurs pour qu'ils deviennent plus intelligents et apprennent à leur poser, enfin, de bonnes questions. Et ces nouvelles questions ont, à leur tour, transformé les animaux... Depuis la première édition de ce livre, les uns et les autres ont continué à se surprendre et un chapitre inédit nous fait découvrir leurs avatars les plus récents. Aujourd'hui, des rats rient dans leurs laboratoires, des perroquets australiens apprennent, avec leurs scientifiques, à mieux collaborer. Quant aux babouins, on découvre que certains auraient domestiqué des chiens et apprivoisé des chats ! Ce livre fourmille de mille exemples et histoires et nous invite à nous demander si tous ces êtres ne sont pas occupés à nous poser une question politique.