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Ombres de l'éclat. Avec contrepoint
Bernand Carmen
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782343219790
Comme un nouveau livre des Métamorphoses ou des pages de l'Odyssée qui auraient franchi l'Océan et les Andes pour se prendre en Patagonie, ce recueil nous entraine vers ce que Carmen, l'historienne et l'anthropologue, a toujours pressenti sous la carapace des mots et la singularité des choses, ces autres "serrés comme les paquets enfouis des temps archaïques". Oui, les lacs ont des yeux, les chèvres de l'Olympe qui courent dans la plaine de Sedan sont passées par Ithaque et les ombres de l'éclat, égarées ou toujours lumineuses, sont les dernières dépositaires d'une mémoire vouée à l'oubli. La poésie ne fait parler ni les mots ni les images, elle "en dévoile [... ] l'autre versant". En nous incitant à ouvrir nos yeux et nos âmes sur la pluralité des mondes et des êtres qui les peuple. - Serge Gruzinski
Résumé : Les conquistadors, et la littérature européenne à leur suite, ont mythifié comme païen et démoniaque le dieu-serpent Quetzalcóatl. Carmen Bernand rend à sa vérité ce culte encore prégnant en Amérique centrale et symbolique de la culture "latino". Qu'en est-il de Quetzalcóatl, le dieu-Serpent vénéré par les Aztèques, les Mayas et les Toltèques, mythifié, déformé et falsifié par les conquistadors, les écrivains européens et jusqu'aux auteurs de science-fiction ? Quel rôle a-t-il vraiment joué pour les peuples mésoaméricains ? Pourquoi et comment, le législateur, artiste et justicier, créateur du soleil, du monde et de l'homme, et le soleil, hostile aux sacrifices humains, a-t-il été assimilé au diable ? Le dévoilement inégalé, par Carmen Bernand, d'un culte encore hautement significatif des cultures de l'Amérique centrale.
L'ivresse, emplie de sensualité, évoque les grandes tablées, la fête et ses délices, la joie des retrouvailles, ou le mystère des atmosphères envoûtantes. Elle s'intègre à des pratiques qui, d'un bout du monde à l'autre, de l'Antiquité à nos jours, s'apparentent à des rites, où les communautés, quelles qu'elles soient, unissent formellement l'alcool à leur vie : événements séculiers de toutes sortes, cérémonies religieuses, moments de passage, de transition... Cet ouvrage savoureux sait justement nous démontrer la variété des situations propices à l'ingestion de l'alcool, la façon dont l'acte de boire trouve un cadre - lui qui détruit les limites -, ainsi qu'une des raisons du boire, sous-jacente et récurrente : combattre la peur. L'autre valeur fondamentale de la boisson ébrieuse appartient entre autres à la table familiale, au café du coin dont le patron est si sympathique, au bistrot convivial : il s'agit de la consommation en groupe. Autour d'un verre l'on se réunit fraternellement ; l'hôte vous ouvre sa porte ; les buveurs partagent un même plaisir. C'est là qu'on doit établir une frontière avec la dépendance, l'alcoolisme, qui reste une pratique solitaire, marginalisante. Un tabou au-delà de la pure ivresse...
Qui étaient les Incas ? En quoi croyaient-ils ? Quels étaient leurs pratiques religieuses et leur système politique ? La religion des Incas est en effet inséparable de la dynastie solaire qui gouverne cet immense territoire. Cette dimension politique, renouvelée par des rites collectifs, des cérémonies et des sacrifices, n'est pas seulement le produit d'une conquête militaire. La construction symbolique du territoire, l'abstraction de son architecture, la symétrie des formes et la passion géométrique reflètent un ordre immuable, abstrait et transcendant qui impose sa logique tout en rappelant ses racines telluriques et autochtones. Dans cet essai magistral, qui se débarrasse des préjugés et malentendus, Carmen Bernand fait revivre d'une plume vivante l'un des grands univers culturels de notre patrimoine et sa "modernité" politique et religieuse. Une plongée dans un univers qui n'a pas fini de nous fasciner.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.