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La religion des incas
Bernand Carmen
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204136341
Qui étaient les Incas ? En quoi croyaient-ils ? Quels étaient leurs pratiques religieuses et leur système politique ? La religion des Incas est en effet inséparable de la dynastie solaire qui gouverne cet immense territoire. Cette dimension politique, renouvelée par des rites collectifs, des cérémonies et des sacrifices, n'est pas seulement le produit d'une conquête militaire. La construction symbolique du territoire, l'abstraction de son architecture, la symétrie des formes et la passion géométrique reflètent un ordre immuable, abstrait et transcendant qui impose sa logique tout en rappelant ses racines telluriques et autochtones. Dans cet essai magistral, qui se débarrasse des préjugés et malentendus, Carmen Bernand fait revivre d'une plume vivante l'un des grands univers culturels de notre patrimoine et sa "modernité" politique et religieuse. Une plongée dans un univers qui n'a pas fini de nous fasciner.
Résumé : A l'image du tango qu'elle a vu naître et des labyrinthes chers à Jorge Louis Borges, Buenos Aires est une ville mythique. Dès sa fondation, son histoire est jalonnée de disparitions que les légendes ou la poésie viendront combler jusqu'à se confondre avec elle. Les premiers Espagnols doivent l'abandonner en 1536, peu après l'avoir fait surgir du néant. La bourgade renaît, à l'orée de la pampa, vivant de la chasse au bétail ensauvagé et de la contrebande. Longtemps capitale des gauchos, elle devient en 1778, celle du vice-royaume du Rio de la Plata, puis le berceau de la révolution des peuples sud-américains contre l'Espagne. La toute jeune capitale de l'Argentine, avec ses rues tirées au cordeau, est une ville immense, dont le rayonnement intellectuel ne s'éteindra qu'au temps des dictatures. C'est une ville cosmopolite où d'innombrables Européens cherchent à faire fortune et où toutes les races de la terre viennent se fondre. Bientôt, les enfants d'immigrés et les marginaux s'identifient à Gardel, un enfant de Toulouse, grâce auquel le tango conquiert un public international. Au fil des siècles, bien d'autres personnages charismatiques suscitent la faveur des Portègnes : San Martin le libertador, Rosas le pourfendeur de l'impérialisme européen, Evita Peron la tant aimée, Diego Maradona, idole d'une Argentine triomphante. En 1976, la ville qui avait donné à des millions d'hommes un sol et des rêves sombre dans les ténèbres. Commence alors l'opération " Grand silence " au cours de laquelle trente milles personnes disparaissent. " Mais y a-t-il un oubli qui ne contienne un souvenir ? " Demande Roberto Juarroz. Les mères de la place de Mai n'oublieront jamais, elles qui pendant près de vingt ans se sont battues pour connaître la vérité.
Résumé : Comment raconter l'histoire des peuples originaires du nord, du centre et du sud de cet immense continent américain appelés " Indiens " par les conquistadores et missionnaires ? En ne se limitant pas à la seule période circonscrite aux sources écrites rédigées généralement par des chroniqueurs, des prêtres, des lettrés, fussent-ils d'origine indigène. Et en dépassant les barrières nationales, qui ne datent que du xixe siècle. Dans ce récit d'une richesse exceptionnelle et agrémenté d'illustrations, Carmen Bernand relève le défi avec brio. Elle s'intéresse aux trajets et réseaux d'échanges, à la violence sacerdotale et au sacrifice, qui est la dette que les hommes payent pour vivre, à la force agissante des signes sacrés gravés, peints, modelés sur des supports variés, à la Montagne sacrée, source de vie, et enfin au chamanisme, arrivé en Amérique avec les migrations asiatiques préhistoriques. Coquillages, maïs, drogues, dieux ou temples ponctuent ce grand voyage qui nous entraîne sur la trace des Mayas, des Aztèques, des Incas et bien d'autres encore, depuis les origines jusqu'à la Conquête, de la période coloniale à la formation des Etats-nations modernes. Ethnologue et anthropologue, Carmen Bernand a enseigné à l'université Paris X-Nanterre jusqu'en 2005. Après avoir travaillé sur les populations andines et effectué plusieurs recherches de terrain en anthropologie, elle s'est consacrée à l'histoire de l'Amérique latine. Elle a publié de très nombreux livres, en français et en espagnol.
Résumé : Les conquistadors, et la littérature européenne à leur suite, ont mythifié comme païen et démoniaque le dieu-serpent Quetzalcóatl. Carmen Bernand rend à sa vérité ce culte encore prégnant en Amérique centrale et symbolique de la culture "latino". Qu'en est-il de Quetzalcóatl, le dieu-Serpent vénéré par les Aztèques, les Mayas et les Toltèques, mythifié, déformé et falsifié par les conquistadors, les écrivains européens et jusqu'aux auteurs de science-fiction ? Quel rôle a-t-il vraiment joué pour les peuples mésoaméricains ? Pourquoi et comment, le législateur, artiste et justicier, créateur du soleil, du monde et de l'homme, et le soleil, hostile aux sacrifices humains, a-t-il été assimilé au diable ? Le dévoilement inégalé, par Carmen Bernand, d'un culte encore hautement significatif des cultures de l'Amérique centrale.
Clefs concours : S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Clefs concours Espagnol : Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel du contexte historique ; des analyses thématiques ; des ouvertures pour des pistes de réflexion ; des outils méthodologiques, notamment bibliographiques ; un système de circulation pratique entre les fiches et les références.
Résumé : "La découverte des Indes a été le plus grand événement de l'histoire depuis la création du monde", écrivait un chroniqueur espagnol au milieu du XVIe siècle. Marianne Mahn-Lot retrace ici le récit de cette épopée jusqu'en 1510. En plus d'être une révolution géographique, cette découverte fut une révolution mentale pour ceux qui, à la suite de Christophe Colomb, explorèrent l'Amérique et prirent conscience peu à peu de sa nouveauté absolue. Auparavant, l'historienne retrace avec rigueur les tentatives des Scandinaves - d'Islande et du Groenland - pour trouver sur le continent américain des lieux de chasse et de pêche. Car il n'y a pas de hiatus entre cette connaissance d'un Vinland remontant à la fin du Xe siècle et les aventures de Christophe Colomb ou des autres explorateurs méditerranéens comme Cabot et Vespucci. Le succès de ces derniers a lieu en effet à la suite de nombreuses et progressives intuitions aux quatre coins du globe. C'est la pratique de la navigation atlantique qui donna aux navigateurs espagnols, italiens et portugais les moyens de réaliser la découverte qu'ils pressentaient.
Au cours du mois de mars 1517, les ambassadeurs de Moctezuma, seigneur de Mexico-Tenochtitlan, accueillent le navire de Hernán Cortés et cette rencontre initie une des plus terribles aventures du monde, qui s'achève par l'abolition de la civilisation indienne du Mexique, de sa pensée, de sa foi, de son art, de son savoir, de ses lois. De ce choc des mondes vont naître des siècles de colonisation, c'est-à-dire, grâce à la force de travail des esclaves et à l'exploitation des métaux précieux, cette hégémonie de l'Occident sur le reste du monde, qui dure encore aujourd'hui. Alors commence le rêve, comme un doute, comme un regret, qui unit les vainqueurs et les vaincus à la beauté et aux forces secrètes du Mexique. Rêve du soldat Bernal Díaz del Castillo, témoin des derniers instants du règne orgueilleux des Aztèques, rêve de Bernardino de Sahagun devant les ruines de la civilisation et la splendeur des rites et des mythes qui s'effacent. Rêve qui s'achève dans la mort des dernières nations nomades du nord et du nord-ouest, rêve que poursuit Antonin Artaud, jusque dans la Montagne des Signes, au pays des Indiens Tarahumaras. Le rêve mexicain, c'est cette question aussi que notre civilisation actuelle rend plus urgente : qu'aurait été notre monde, s'il n'y avait eu cette destruction, ce silence des peuples indiens ? Si la violence du monde moderne n'avait pas aboli cette magie, cette lumière ?
Les Aztèques ou Mexicains dominaient avec éclat la plus grande partie du Mexique quand les conquérants espagnols y pénétrèrent en 1519. Leur langue et leur religion s'étaient imposées de l'Atlantique au Pacifique, au cours du XIIIe siècle, au détriment des anciennes populations mexicaines. Avec la défaite des Aztèques disparaissait la dernière civilisation autochtone du Mexique.
Depuis les premières explorations de James Cook ou de Jean-François de La Pérouse, l'île n'a pas cessé de nourrir l'imaginaire collectif occidental : elle reste la terre de tous les fantasmes et des récits les plus étranges. Comment a-t-on pu ériger plus de huit cents Moaï sur un territoire si réduit et si peu peuplé? D'où viennent les premiers habitants ? Quelle est l'origine de leurs représentations sculptées et symboliques ? Quel bouleversement a transformé l'environnement de l'île en si peu de temps ? Comment peut-on vivre aujourd'hui dans une situation d'insularité si extrême ?