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Musée Picasso - Paris
Bernadac Marie-Laure
RMN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782711842513
L'hôtel " Salé ", l'un des plus prestigieux du quartier du Marais à Paris, abrite une fabuleuse collection d'?uvres de Pablo Picasso. Ce musée rend compte des multiples facettes de l'artiste, de son influence sur l'art du XXe siècle, de ses relations étroites et amicales avec nombre de créateurs de son temps et enfin, de ses liens avec le théâtre, le ballet, la musique, la littérature, le cinéma ou encore la photographie. Cet album propose une sélection d'environ soixante-dix chefs-d'?uvre, choisis dans les périodes les mieux représentées au sein de la collection du musée et parfois les moins connues : les constructions cubistes, la période néoclassique, la période de Boisgeloup et la dernière période de l'artiste. Chaque ?uvre est accompagnée d'un commentaire permettant de la restituer dans le contexte de la vie de Picasso et de son évolution stylistique.
Le dessin, part intime et encore peu connue de l'oeuvre d'Anish Kapoor, est pourtant une activité constante et quasi quotidienne pour l'artiste, qui le pratique comme un exercice de méditation. Si les premiers dessins étaient organiques, vigoureux et expressifs, les plus récents sont abstraits, avec des formes primaires minimalistes surgissant de l'espace vibratoire de la couleur, vive et intense. Le sujet principal en est l'inconscient : " ce que j'essaye de faire. dit-il, c'est une peinture de l'intérieur, de mon intérieur ". Les dix gouaches, réalisées en janvier 2011 sur les pages doubles d'un carnet accordéon, développent une thématique particulièrement sombre, essentiellement à base de noirs et de gris. Un grand rectangle noir tel un écran de projection, entouré d'un halo flou de gris, des globes terrestres flottant dans une poudre aimantée, de minces croissants de lunes blanches et des soleils gris foncé, des ovales orange, des vibrations violettes rejetées sur les bordures, suggèrent dualité et combats orageux d'un moi en osmose avec le chaos et l'espace cosmique. Une sorte d'échelle penchée apparaît soudain comme un trait d'union fragile entre deux mondes. Ces images sublimes qui coulent du pinceau d'Anish Kapoor sont des équivalents picturaux de ses recherches sur le vide et le vertige.
Picasso, le plus inventif des peintres du XXe siècle, est aussi celui qui a le plus fortement exprimé sa dette envers les artistes du passé. De Velàzquez, et ses célèbres Ménines, Greco, Zurbaràn et Goya - peintres familiers au temps de son enfance espagnole - à Ingres, Delacroix et Manet, découverts à son arrivée à Paris, il n'a cessé de procéder à une relecture de la peinture par la peinture, en particulier dans les années 1953-1961. Dans ses autoportraits comme dans ses natures mortes ou ses nus, les sources de son inspiration sont évidentes. Rembrandt, Cézanne, Goya, Van Gogh sont à la base de variations sur le portrait; bodegones du XVIIe siècle et natures mortes cézanniennes lui ont inspiré la thématique des choses, tandis que ses grands nus renvoient aux Vénus de Titien, à la Maja desnuda de Goya, ou encore à la Grande Odalisque d'Ingres et à l'Olympia de Manet. La série de ses quinze toiles sur Les Femmes d'Alger est une variation sur le tableau de Delacroix, de même qu'il a décliné Le Déjeuner sur l'herbe de Manet en un cycle de vingt-sept peintures. Un "cannibalisme pictural" sans précédent dans l'histoire de l'Art.
Chevillot Catherine ; Le Normand-Romain Antoinette
Sculpteur mondialement célèbre à partir de 1900, Rodin a réexaminé tous les aspects fondamentaux de la sculpture. A chaque génération, les nouveaux regards portés sur son oeuvre, loin de le rejeter dans un passé révolu, ont enrichi la compréhension que nous avons de son art. L'ouvrage présente les apports décisifs de Rodin expressionniste et expérimentateur, son univers créatif, son accueil par ses contemporains, et, enfin, les appropriations que son oeuvre a suscitées de la part des artistes. Rodin ouvre en effet la voie à une sensibilité nouvelle, explorant un rapport particulier au temps, à la matière et au sens. La masse sculpturale paraît comme animée d'une énergie vitale propre : l'épiderme est le lieu où affleure avec plus ou moins d'impétuosité l'effervescence intérieure. Les émotions cherchent à s'exprimer et leur houle vient mourir à la surface des oeuvres.