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Anish Kapoor. Edition bilingue français-anglais
Bernadac Marie-Laure
DILECTA
39,00 €
Épuisé
EAN :9782916275925
Le dessin, part intime et encore peu connue de l'oeuvre d'Anish Kapoor, est pourtant une activité constante et quasi quotidienne pour l'artiste, qui le pratique comme un exercice de méditation. Si les premiers dessins étaient organiques, vigoureux et expressifs, les plus récents sont abstraits, avec des formes primaires minimalistes surgissant de l'espace vibratoire de la couleur, vive et intense. Le sujet principal en est l'inconscient : " ce que j'essaye de faire. dit-il, c'est une peinture de l'intérieur, de mon intérieur ". Les dix gouaches, réalisées en janvier 2011 sur les pages doubles d'un carnet accordéon, développent une thématique particulièrement sombre, essentiellement à base de noirs et de gris. Un grand rectangle noir tel un écran de projection, entouré d'un halo flou de gris, des globes terrestres flottant dans une poudre aimantée, de minces croissants de lunes blanches et des soleils gris foncé, des ovales orange, des vibrations violettes rejetées sur les bordures, suggèrent dualité et combats orageux d'un moi en osmose avec le chaos et l'espace cosmique. Une sorte d'échelle penchée apparaît soudain comme un trait d'union fragile entre deux mondes. Ces images sublimes qui coulent du pinceau d'Anish Kapoor sont des équivalents picturaux de ses recherches sur le vide et le vertige.
L'ouvrage qui accompagne l'exposition du Louvre à Paris dresse le portrait d'une rencontre inédite entre les collections du musée du Louvre et l'univers de l'un des inventeurs de l'art contemporain. Le catalogue témoigne des recherches actuelles de Wim Delvoye sur la sculpture du XIXe siècle et les procédés informatiques de reproduction. Le lecteur découvrira également les moments forts de la mise en place de l'immense flèche torsadée, intitulée Suppo, sous la pyramide du Louvre. De la conception à l'installation des ?uvres in situ, un parcours à travers les audaces stylistiques autant que techniques du plasticien belge.
Cet ouvrage thématique présente quatre-vingts dessins du Cabinet d'art graphique, seulement faits à l'aide du trait, de la ligne, sans ombre ni modelé: trait de contour, trait géométrique, ligne mouvante et organique, ou même trait mordant de la caricature. Mais où commence le trait, et où s'arrête la ligne? C'est sur la subtile différence entre ces deux techniques que les auteurs s'interrogent ici. Les oeuvres présentées sont classées, au nom de leur créateur, suivant un ordre alphabétique; elles sont accompagnées d'une courte notice biographique et/ou historique, assortie d'une analyse de la technique utilisée par l'artiste.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.