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La montée du nazisme
Bernadac Christian
FRANCE EMPIRE
22,71 €
Épuisé
EAN :9782704812400
Sans avoir été choisi, il vînt à l'heure du jour où tout était possible. Pour lui. Et probablement pour lui seul, car peut-on imaginer un autre personnage franchissant le même parcours dans les mêmes circonstances? Accident troublant de l'Histoire, le plus surprenant n'est-il pas que ce crime contre la démocratie (avant de devenir un crime contre l'humanité) ait été commis au XXe siècle, monde nouveau de ces techniques et de la communication qui devraient nous mettre à l'abri de toute aventure totalitaire. La rencontre entre un homme et un peuple eut lieu. C'est le plus grave. Tout le reste, ou à peu près, n'étant qu'adaptation psychologique, démagogie et bien évidemment, une fois le pouvoir confisqué, dictature. Rien, dans son adolescence, ne laissait entrevoir le destin qui allait le dépasser. Par ce vide, instruction primaire, éloignée de l'ensemble des sciences (y compris l'Art Militaire), absence criarde de culture, que ne saurait combler un réel besoin de lectures, plus que par l'attitude hautement criminelle, il est à l'opposé des maîtres qu'il s'inventa dès l'invasion de la Pologne: Alexandre, César, Napoléon. L'Allemagne d'après le Traité de Versailles, exsangue, humiliée, à la dérive, réunissant toutes les conditions d'une reprise en main virile, succombe au charme, sans trop comprendre où cela la mènerait. Comment un peuple peut-il, à ce point, perdre son identité? Telle est la question que pose cet ouvrage. Pour y répondre, Christian Bernadac a choisi, dans les archives de Nuremberg, les témoignages des acteurs du drame. Vous entendez Goering, Doenitz, Von Papen, Von Ribbentrop, Streicher, Speer, Hess, Keitel, Rosenberg, Kamtenbrunner, etc. et leurs accusateurs. Le glaive et les Bourreaux. Indifférence, peur des représailles, de l'internement, des tortures, il n'y aura pas, on le sait, de véritable front du refus en Allemagne. Le système mis en place a broyé toutes les tentatives avant qu'elles ne soient organisées.
Présentation de l'éditeur En marge de cette série figurent 3 tomes consacrés aux sévices dont ont été victimes les femmes dans les camps notamment d'Auschwitz et de Ravensbrück. Pour reprendre cette série avec ce 1er tome consacré à Auschwitz, nous avons retenu le titre les mannequins nus, nus voulant dire que chacune de ces femmes n'avait que quelques jours pour se fondre dans la masse, pour réaliser l'amalgame, pour n'être plus que le numéro matricule d'une série. Elles devenaient ainsi des objets. Ces femmes d'Auschwitz ont connu la pire existence concentrationnaire, mais elles ont su comme les hommes, peut-être mieux encore, s'organiser, s'entraider, résister. Beaucoup, malgré la hiérarchie sans cesse préoccupée de trancher des franges dans la masse, sont sorties de "ce troupeau de choses" pour ébranler le Système. Recherchant et retrouvant documents et témoignages inédits, Christian Bernadac retrace ces miracles quotidiens de la survie et de l'espoir. Peu à peu, de cet enchevêtrement de crânes tondus, émergent les visages paisibles du refus... Mala la Belge, Danielle la Française, Régina la Russe, Bella la Polonaise. Christian Bernadac nous livre ainsi un chapitre essentiel de l'histoire de l'IIIe Reich. L'auteur a déjà révélé l'aventure courageuse des déportés et les crimes des bourreaux dans une série d'ouvrages qui sont de grands succès de librairies : Les Médecins Maudits, Les Médecins de l'impossible, les Sorciers du ciel, Le train de la mort.
Ravensbrück : le pire des enfers Recueil de centaines de témoignages de survivants et de nombreux documents historiques, la série sur la déportation de Christian Bernadac constitue l'acte d'accusation le plus complet et le plus irréfutable contre la barbarie nazie. Le Camp des femmes est le titre de la série consacrée au camp de concentration de Ravensbrück, seul camp exclusivement féminin. De 1939 à 1945, 117 000 femmes de 23 nationalités ont été rassemblées par les nazis dans le camp de Ravensbrück. Initialement conçu pour 10 000 détenues, ce camp est un sommet de l'horreur : entassement, humiliation, faim, froid, épidémies, tortures physiques... Seul camp exclusivement féminin, il ne peut être comparé à aucun autre univers concentrationnaire, même pas à ce secteur isolé d'Auschwitz que Christian Bernadac a présenté dans Les Mannequins nus . C'est le pire des enfers. Hantées par les sélections pour les chambres à gaz, les prisonnières vivent également dans la peur d'être emmenées par les " marchands d'esclaves " de l'industrie allemande et les médecins nazis en quête de cobayes. Sur les 117 000 déportées à Ravensbrück, 94 000 ne rentreront pas chez elles.
Un peintre, un homme, un génie. Un homme pour qui peindre veut dire voir, et qui mieux que personne vit son siècle. Visionnaire, oui. Engagé corps et bien dans son absolu. Homme public dont l'existence tumultueuse fascina les foules, il était aussi un personnage farouche, secret, imprévisible. Des premiers pigeons crayonnés de Malaga aux périodes bleue et rose, des folles années montmartroises aux Demoiselles d'Avignon, de l'explosion surréaliste à Guernica, des femmes en pleurs à la femme-fleur, il fut celui qui disait sans relâche : Je ne cherche pas, je trouve. Marie-Laure Bernadac et Paule du Bouchet retracent le destin d'un homme qui a marqué le vingtième siècle d'une empreinte de feu. . . Marie-Laure Bernadac a été conservateur au musée Picasso de 1981 à 1991. Auteur de l'album Le musée de Picasso (RMN, 1985) ainsi que du catalogue Picasso y los toros (1993), elle a publié Les écrits de Picasso (Gallimard/RMN, 1989) et ses Propos sur l'art (Gallimard, 1998). Elle est également coauteur du film réalisé par Didier Baussy, Picasso, 1986/ Conservateur en chef du Cabinet d'art graphique du Centre Georges-Pompidou entre 1992 et 1997, elle a occupé de 1997 à 2001 les fonctions de directeur adjoint de CAPC musée d'Art contemporain de Bordeaux. Elle est actuellement conservateur général du patrimoine chargée de l'art contemporain au musée du Louvre. Paule du Bouchet a été journaliste à Okapi (Bayard presse) de 1978 à 1985 et éditrice dans la collection Découvertes Gallimard de 1984 à 1996. Depuis 1996, elle dirige le département Gallimard jeunesse Musique. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages documentaires et d'albums ainsi que de six romans pour le jeune public.
Louise Bourgeois est par excellence la femme-couteau, la femme sculpteur, celle qui découpe, tranche, cisaille, mais aussi celle qui incarne l'ambivalence féminin-masculin : la protection et la menace, la fragilité et la force, la tendresse et la violence. Née en 1911 à Paris, et ayant vécu à New York de 1938 jusqu'à sa mort en 2010, elle est devenue, après une reconnaissance tardive, l'une des artistes les plus emblématiques du XXe siècle. Son oeuvre polymorphe, composée de peintures, gravures, dessins, sculptures, installations, est profondément autobiographique et échappe à toute classification esthétique. En réactivant les souvenirs et les traumatismes de son enfance, Louise Bourgeois donne forme et corps à ses émotions, créant une oeuvre organique, sensuelle et érotique, dont le thème essentiel est la femme-maison. "La sculpture est le corps et mon corps est une sculpture." Cette biographie ne retrace pas seulement le parcours d'une grande artiste, sa formation, ses influences ; c'est aussi le récit d'une vie de femme exceptionnelle, ayant connu les deux guerres, l'exil, épouse d'un célèbre historien de l'art, et mère de trois enfants. Elle s'appuie sur les archives personnelles inédites de l'artiste, ses journaux intimes, sa correspondance, ses écrits psychanalytiques, ainsi que sur ses interviews et des entretiens avec ses proches.
A Sainte-Hélène, Napoléon a dicté des souvenirs à ses compagnons d'infortune. Leurs récits, précieux, sont frappés d'une double tare: le besoin de construire une légende et celui, inlassable de faire de la propagande. Après avoir établi la version officielle de sa vie, le souverain déchu, pour lui, a éprouvé le besoin d'écrire la vérité: les Mémoires de Napoléon sont une espèce d'Anti-mémorial de Sainte-Hélène. L'exilé s'y livre sans détour. Le fil de sa vie lui sert de prétexte à des mises en perspectives originales, à des confidences émouvantes et à une admirable collection de commentaires, notamment sur les hommes, le gouvernement, le rôle du prince, sur son temps ou sur la France. Napoléon, en faisant parvenir son manuscrit à un homme de confiance, lui avait prescrit d'attendre "six ou sept générations pour le livrer à la pâture du public". C'est donc nous, gens de la fin du XXe siècle, qui avons le privilège, et la joie, d'en être les premiers lecteurs. Il y a dans ce récit, prévient l'auteur, "davantage de vérité que d'exactitudes". Il y a surtout une lucidité et une modernité tellement troublantes, une fraîcheur tellement intacte qu'on pourrait croire le livre écrit aujourd'hui. Il y a surtout une élévation qui, au delà de leur dimension romanesque, pourrait bien faire de ces Mémoires, comme avant eux La Guerre des Gaules, un classique du millénaire qui va commencer.
En Europe, le dernier mois de la Seconde Guerre mondiale fut marqué par une série d'événements dramatiques qui précipitèrent le cours de l'Histoire. Soixante ans après, André Besson entreprend de raconter ces trente journées qui changèrent la face du monde. A travers une documentation minutieuse et des témoignages inédits, il anime dans Les 30 jours de Berlin une immense fresque historique mettant en scène des millions d'hommes, de femmes, d'enfants, mêlés à la plus furieuse bataille de tous les temps. Après nous avoir fait assister au franchissement de l'Oder par les Russes et à celui du Rhin par les Occidentaux, il narre en des pages d'une grande intensité les ultimes combats de rues dans Berlin dévasté. Il fait revivre la tragédie des populations soumises aux bombardements puis aux exactions de l'armée soviétique. Ce livre nous fait aussi pénétrer dans l'intimité des damnés du nazisme. Il montre ce que furent les dernières heures de Hitler et de ses partisans. Il explique pourquoi, en ces jours de violence, de trahison, le maître du IIIe Reich, victime de son propre suicide stratégique, tint à épouser sa maîtresse Eva Braun, le seul être qui lui resta fidèle jusqu'à la fin. Journaliste dans les Forces françaises d'occupation, André Besson a eu l'occasion de sillonner l'Allemagne en tous sens après la défaite du nazisme. Il a interrogé de nombreux témoins dans les deux camps. C'est grâce à ces interviews de combattants et de civils qu'il raconte aujourd'hui avec tant de réalisme cette tragédie dantesque.
Le couple, voilà un sujet qui inspire l'humanité depuis l'Antiquité ; une histoire qui semble immuable. Un être en rencontre un autre. Pour une raison occulte, inaccessible et mystérieuse, ils se lient entre eux. Processus éternel de deux êtres qui parviennent à n'en former plus qu'un : le couple transparaît comme un être vivant qui naît, grandit et meurt. Mais aime-t-on encore lorsque tout s'arrête ? Que reste-t-il de ces amours ? Une infinité de personnalités, de rencontres, de hasards, de choix s'expriment au fil des nouvelles réunies dans ce livre. Samuel Dock, jeune auteur et psychologue, est parti à la rencontre d'écrivains d'horizons très divers avec une unique. demande : donnez-moi des nouvelles du couple. Narcissique, complice, tendre, émouvant, voire érotique, parfois destructeur, des auteurs sans concession racontent avec brio le couple dans tous ses états. Dans notre société hypermoderne, prônant l'avoir au détriment de l'être, la définition de l'entité couple a-t-elle encore un sens ? A l'heure de l'individualisme et de l'hédonisme de masse, que reste-t-il de ce que nous connaissons du couple ? L'amour peut-il encore durer ?
On connaît surtout Raspoutine à travers les légendes du "moine scélérat", du moujik sadique, le despote occulte qui serait la cause de la tragédie impériale et de la révolution russe. Dans ce livre, l'auteur apporte au public une étude - qu'il a souhaitée objective - sur ce que fut réellement cet homme doué d'un pouvoir magique. On le découvre dans son enfance, sa jeunesse sibérienne au milieu de sa famille, de sa femme et de ses enfants. Certes, Raspoutine n'était pas un saint mais, animé d'un réel amour de sa patrie - la Russie - et de Nicolas II son souverain, ayant toujours voulu la paix de son pays, il aurait certainement obtenu du tsar sa non-participation à la guerre de 1914-1918 et il l'aurait convaincu de rester neutre si, déjà victime d'une tentative d'assassinat, il ne s'était trouvé, en août 1914, grièvement blessé au fond d'un lit d'hôpital à Tioumen. Le prince Félix Youssoupoff l'attirera plus tard dans un guet-apens, où il trouvera la mort la plus affreuse qui se puisse imaginer. L'auteur n'a pas de motif pour accuser ou plaindre. Il a vécu toute son enfance dans l'atmosphère de l'émigration russe à Paris. Son grand-père fut chambellan d'Alexandre III, son père appartint à l'Ecole des Cadets de Saint-Pétersbourg et fut l'un des derniers diplomates de la Russie tsariste à Paris. Son oncle, le prince Alexandre Mourousy, accompagnait Nicolas II dans toutes les visites officielles en qualité d'aide de camp et fut un pionnier de l'aviation russe. Il se conduisit en héros pour la France et mourut à Paris de longues années après la guerre, enveloppé dans le drapeau français et Grand-croix de la Légion d'Honneur. L'auteur a connu morgue des intrigants, des aristocrates - les vrais et les faux - l'outrecuidance des imbéciles - toujours mieux renseignés que les autres - la retenue des âmes étouffées par la peur ou les scrupules, l'hypocrisie de certains témoins, la quête passionnée des historiens, les mendiants de la renommée, la sottise des petits nobles martyrisés par leur exil, mais il n'a voulu retenir de tout cela que les faits précis, dont la plupart lui furent confiés par un ancien fonctionnaire de l'Okrana (police secrète impériale), Jean Jacoby, connu à Paris pour ses ouvrages historiques sur la Russie et qui mourut à Bruxelles de manière ambiguë, il y a bien des années.