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Critique musicale 1823-1863. Volume 2, 1835-1836
Berlioz Hector
BUCHET CHASTEL
44,85 €
Épuisé
EAN :9782283017234
L'entrée de Berlioz, comme critique, au prestigieux Journal des débats donne un souffle nouveau à sa production littéraire, car il lui faut assurer aussi les tribunes régulières du Rénovateur et de la Revue et Gazette musicale de Paris sans compter les articles disséminés dans divers périodiques. La variété des sujets traités devient infinie. Certes, ses chers Beethoven et Gluck, sa chère société des concerts du Conservatoire sont tout autant évoqués que dans le premier tome de ses critiques (1823-1834), mais les domaines de réflexion s'élargissent. Berlioz s'insurge contre les taxes qui tuent la vie musicale, s'inquiète de l'éducation musicale à l'école et dans les milieux populaires et provinciaux, discute les traités théoriques de Cherubini ou Beethoven, rêve de combiner littérature et musique dans un nouveau lieu culturel, le gymnase-musical. Et, comme la vie musicale quotidienne à Paris ne lui échappe guère, pas plus que certains événements importants en province et à l'étranger, c'est une masse considérable de textes qui sortent de la plume de Berlioz en deux années. Le lecteur ne pourra qu'admirer les portraits saisissants de Liszt, dans sa rivalité avec le séduisant Thalberg, et de Meyerbeer, auteur d'un nouveau chef-d'?uvre, les Huguenots, alors que la Juive d'Halévy lui semble banale malgré une somptueuse présentation ; les disparitions de Bellini et Reicha génèrent des hommages mesurés et émouvants. Mais en même temps, la verve de Berlioz reste intarissable : les ballets Brézilia et L'île des pirates sont les victimes de son ironie burlesque, et l'imaginaire du compositeur-écrivain le conduit à transformer la simple critique en vraie nouvelle romanesque, que ce soit à propos des tribulations d'un auteur d'opéra-comique ou lors de la création d'Actéon de Scribe et Auber, irrésistible bouffonnerie confiée malicieusement au pseudonyme du " vieillard stupide qui n'a presque plus de dents ".
Les Mémoires de Berlioz tracent le portrait exemplaire d'une sensibilité à l'époque romantique. Né en 1803, Berlioz est le contemporain de Hugo, de Delacroix, et l'aîné de quelques années de Mendelssohn, Chopin, Liszt, Schumann et Wagner ; il demeure cependant une figure isolée dans le paysage musical français et la singularité flamboyante de son oeuvre suscite en France ironie et scepticisme. Trop souvent, le récit des triomphes sans lendemains alterne sous sa plume avec des échecs cuisants. Contraint de tenir le feuilleton musical du puissant Journal des débats, le compositeur s'est fait des ennemis par son intransigeance face à la médiocrité de tant de créations contemporaines et au laxisme dans l'exécution des oeuvres qu'il révère chez Beethoven, Gluck ou Weber. Des voyages mènent ce chef d'orchestre émérite à travers l'Europe et jusqu'en Russie, tandis que l'appui généreux de Liszt lui ouvre l'Allemagne des princes mélomanes. Berlioz revient alors à Paris comblé d'honneurs et de quelques profits, retrouvant l'obsédant feuilleton et une épouse malade, Harriet Smithson, qui fut, au théâtre, l'inoubliable Juliet de Shakespeare, l'inspiratrice de la Symphonie fantastique... Les dernières années du compositeur sont assombries par les vicissitudes de son grand oeuvre, Les Troyens, qu'il ne vit jamais intégralement représenté. Une flamme brille cependant encore en lui : son amour d'enfance pour Estelle Fornier qu'il revoit enfin - dernier épisode, peut-être le plus émouvant, de ces étincelants Mémoires.
Résumé : Entre 1837 et 1838, la fécondité littéraire de Berlioz ne semble pas altérée, que ce soit par l'écriture de son Requiem et les préparatifs de son exécution, reportée puis assumée fin 1837, ou par la composition et les répétitions de Benvenuto Cellini aboutissant à la malheureuse création à l'Opéra de Paris fin 1838. Qui glas est, son " territoire " de critique s'est agrandi. Certes, il reste l'un des piliers de la Revue et gazette musicale de Paris de l'ami Schlesinger, mais voici que la Chronique de Paris lui soutire quelques articles et que le fameux journal des débats, qui lui avait confié le seul domaine des concerts, le sollicite pour les créations lyriques de l'Opéra et de l'Opéra-Comique, voire du Théâtre-Italien, Jules Janin ne se réservant plus, en principe, que la critique des ballets. Les études sur les grandes créations de Stradella de Niedermeyer, des Etats de Blois d'Onslow, de Guido et Ginevra d'Halévy, les reprises de la Muette de Portici, des Huguenots, voisinent donc avec les comptes rendus piquants d'opéras-comiques aujourd'hui oubliés de Prévost, Monpou, Grisar, Adam, Auber et autres, subitement ressuscites ici par le charme d'une langue littéraire maîtrisée et par la vivacité du style. Les analyses des symphonies de Beethoven, publiées en un recueil séparé en 1941, se trouvent ici replacées dans leur contexte originel, celui de l'actualité artistique des années 1837-1838, et en regard de 1a pensée esthétique générale de Berlioz. Les grands problèmes de 1'imitanon musicale, du rythme - élément de l'avenir -, de l'enseignement musical - en progrès -, ne sont pas oubliés, pas plus que le cher Gluck, les concerts du Conservatoire, presque toujours parfaits, les brillantes soirées de musique de chambre où paraît Liszt, et le regretté Lesueur, son maître, objet d'un émouvant hommage. L'imagination de Berlioz l'entraîne à transformer les péripéties de la création de son Requiem en une histoire fictive située à la Renaissance, celle de Cellini et de Della Viola, tandis que le " cataclysme " des concerts et d'une vie musicale frénétique l'amènent à conter de manière burlesque les Tribulations d'un critique. Toutes les facettes des intérêts musicaux de Berlioz, avec ses haines et ses enthousiasmes, scintillent dans ces quelque six cents pages écrites en un peu moins de deux ans.
Résumé : La Clairière, maison de campagne isolée, se trouve coupée du reste du monde à la suite d'évènements incompréhensibles. Pendant six jours, douze personnages s'agitent dans le désoeuvrement et l'inquiétude. Ils étaient partis en vacances ! Mais la contradiction des vacances n'est-elle pas d'offrir à des civilisés un retour à la vie naturelle ? Les Gens de la Clairière ont si bien retrouvé la nature qu'enfermés dans leur forêt, ils perdent, heure après heure, toute empreinte de civilisation. Alors, ces citadins se transforment. Du souci de la subsistance aux mystères de la Mort auxquels ils sont confrontés, ils revivent toutes les angoisses humaines avec une naïveté de primitifs. Ils recréent autour d'eux un univers. Ils ont leurs martyrs, leurs fantômes, leur prêtresse, leurs rites, leurs chants, leur façon d'adorer et de craindre le soleil ou le ciel étoilé. D'individus solitaires, ils mutent en une 'famille' d'un genre nouveau... Mais le septième jour, la Civilisation se rappelle à eux. Publié chez Buchet/Chastel en 1971, ce roman ''survivaliste'' de Régis Rivald est toujours aussi fascinant.
Résumé : Vitrines brisées, vidéos chocs, actions coup de poing, les végans les plus revendicatifs, omniprésents dans les médias, donnent une vision caricaturale de leur mouvement. Très minoritaire, le véganisme bénéficie de la sympathie du public devenu plus sensible à la souffrance animale et aux impacts écologiques de l'élevage intensif. Mais qui sont vraiment les végans ? et les antispécistes ? Pourquoi s'opposent-ils à la consommation d'animaux ? Quelles sont leurs sources d'inspiration ? Ont-ils une vision politique et sociale du monde ? Une réflexion écologique ? Nutritionnelle ? Quelles relations entretiennent-ils avec les géants de l'industrie agroalimentaire et de la finance ? Cet ouvrage, véritable enquête de terrain, nous montre les contradictions d'un mouvement qui se trompe quand il soutient qu'un monde uniquement végétal résoudra les problèmes de l'agriculture, du climat, de la nutrition... Au final, il nous interroge sur notre rapport à la nature et à la vie, mais aussi à nos imaginaires.
Un docu-fiction glaçant : le portrait de femmes abusées qui ont 48h pour prendre une décision aussi courageuse qu'irrévocable... Révoltant, choquant et bouleversant...
Résumé : Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS, ils ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train... Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Aujourd'hui, nous sommes en effet plus de quatre milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d'aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail ! Cette boulimie a un coût environnemental considérable, notamment en matière d'émission de gaz à effet de serre. L'empreinte écologique de l'univers numérique global représente environ trois fois celle de la France, soit un 7e continent. Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d'inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n'est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.