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Le crime de Soleilland (1907). Les journalistes et l'assassin
Berlière Jean-Marc
TALLANDIER
21,00 €
Épuisé
EAN :9782847340693
1906 : Armand Fallières est élu président de la République. Cet homme affable et rassurant, porteur des idéaux de la gauche républicaine, est un ferme adversaire de la peine capitale. Il grâcie systématiquement les condamnés à mort, tandis qu'un projet abolitionniste est déposé en novembre à la Chambre des députés. L'affaire semble en bonne voie quand survient le crime d'Albert Soleilland. Le 27 janvier 1907, ce petit bourgeois déclassé, vivant de menus larcins et errant d'un meublé à l'autre, viole et assassine la fillette de ses voisins et amis, Marthe Erbelding, onze ans. La culpabilité de Soleilland ne fait pas de doute : il est condamné à mort. Mais le caractère atroce du meurtre provoque un déchaînement des passions, surtout lorsque le coupable est grâcié. La presse se déchaîne, mettant en scène une opinion anti-abolitionniste qui fausse le débat sur la peine de mort, finalement maintenue. L'historien Jean-Marc Berlière présente ici un dossier d'une grande richesse, tiré des Archives de la préfecture de police. On y trouvera le rapport détaillé de la brigade criminelle, les aveux de Soleilland, qui éclairent les circonstances du crime et la personnalité de l'accusé. On y verra aussi que certaines préoccupations ne sont pas nouvelles : en 1907, déjà, le débat sur l'insécurité et l'efficacité de la police faisait rage. Les articles enflammés des journalistes et les lettres souvent haineuses du public montrent comment la presse et l'opinion - sollicitée pour la première fois avec une telle ampleur - ont fait pencher la balance dans un débat politique extrêmement sensible.
Si l'exigence scientifique se mesure au déficit de la connaissance et à l'importance de l'objet étudié, l'institution policière a longtemps constitué un cas exemplaire. Les sources s'ouvrent. Cela explique sans doute pourquoi cet ouvrage est le premier qui traite scientifiquement et méthodiquement, à l'échelle de la France, de l'histoire de la police, de l'affaire Stavisky aux Trente Glorieuses : une période cruciale, mais particulièrement mal connue de l'histoire de la police française. Une période sur laquelle on a écrit tout et n'importe quoi, et à propos de laquelle les légendes - noires ou dorées - ont cours depuis trop longtemps. Une succession de crises politiques, trois changements de régime, deux Républiques, une Occupation, un Etat autoritaire... permettent d'éclairer de façon privilégiée les rapports à l'Etat et à la société d'une institution qui connaît elle-même une évolution décisive un changement de statut, unification, étatisation, explosion, renouvellement ou continuité des effectifs, adaptation des structures, dérives des missions et des pratiques... Pour sortir des mythes, il importait de se confronter avec les réalités du terrain, l'effectivité des réformes, la matérialisation des discours. Plusieurs années durant, une trentaine de chercheurs ont défriché, sources à l'appui, ce territoire vierge de l'histoire. Ce sont des résultats de cette vaste enquête qui sont présentés ici.
Résumé : L'Etat et la Justice ne voulant pas se commettre dans une question aussi graveleuse ont confié le contrôle de la prostitution ? jugé indispensable pour des raisons de santé et d'ordre publics ? à la police. Désignant tout à la fois la réglementation de la prostitution et les agents chargés de veiller à son respect, la "police des moeurs" s'est avérée un instrument précieux au service de la police criminelle et... politique. Ce qui explique la pérennité de "la Mondaine" en dépit des nombreuses campagnes qu'a suscitées son existence.
Résumé : Les historiens mènent l'enquête et se penchent sur 18 affaires criminelles, du Moyen Age à la Ve République - de Gilles de Rais à Jacques Roseau, la dernière victime de l'Algérie française. Le crime fascine, le crime passionne et le crime fait vendre. Or depuis l'engagement de Voltaire dans l'affaire Calas, et celle des " intellectuels " dans l'affaire Dreyfus, l'histoire et les historiens ont toute leur place pour enquêter sur cette " passion française ". D'autant que l'enquête, c'est-à-dire la recherche des traces et indices pour l'établissement des faits, de la vérité, constitue justement le quotidien de la recherche historique. L'historien a tout loisir de replacer l'affaire dans l'échelle des temps, de suivre, d'analyser la naissance et la propagation des mythes et rumeurs, en bref tout ce que le fait criminel donne à lire d'une époque, de ses angoisses, de sa sensibilité, de ses phobies. On le sait, aujourd'hui encore, le blasphème peut être mortel, mais on a oublié que le vol de linge était passible de la potence sous l'Ancien Régime : qui ne s'indignerait aujourd'hui de la condamnation à mort d'un voleur de mouchoir ? Le "crime" ne se limite pas au meurtre ou à l'assassinat. Sa qualification, sa condamnation, sa définition, sa réprobation varient en fonction des lieux et des époques, il entre en résonnance avec son temps dont il dit, mieux que tout, la nature profonde. Du procès de Gilles de Rais à l'assassinat de Jacques Roseau - la dernière victime de l'Algérie française -, en passant par le procès du régicide Damiens, l'affaire des "chauffeurs" d'Orgères, celle de Joseph Vacher, qualifié de " Jack l'éventreur français ", des soeurs Papin ou encore de la tuerie d'Auriol, c'est en somme à un voyage à travers sept siècles qu'invite cet ouvrage. Un retour sur des affaires grandes ou petites, célèbres ou inconnues, oubliées ou mythifiées - du Moyen Age à la Ve République - que relate avec brio l'équipe réunie sous la direction de Jean-Marc Berlière. Sommaire : Les affaires criminelles : Gilles de Rais en procès ; Le Procès de Damiens : un procès unique en son genre ; L'affreuse aventure de Calas : crime ou suicide ? Antoine Louis mène l'enquête médico-légale ; La Beauce à feu et à sang ? Les " chauffeurs " d'Orgères, autopsie d'un mythe ; Les Sauvages du Palais Royal : une affaire de moeurs en 1790 ; L'affaire Dautun : crimes et rumeurs sous la Première Restauration (novembre 1814) ; Le braconnier assassin : l'affaire Montcharmont (1850-1851) ; Retour sur le crime d'Hautefaye. Dordogne, 16 août 1870 ; Joseph Vacher, " un Jack l'éventreur français " ? (1893-1898) ; Jules Durand : un crime judiciaire, une histoire havraise (1910) ; L'énigme des servantes aux mains sanglantes. L'affaire des soeurs Papin, Le Mans, 1933 ; L'attentat de l'Etoile : la Cagoule entre en scène (11 septembre 1937) ; Le tueur en série et les commissaires : l'affaire Weidmann (1937) ; L'assassinat de Marx Dormoy : questions sur un attentat politique (juillet 1941, Montélimar) ; Meurtre en Françafrique : l'assassinat d'Outel Bono (Paris, 26 août 1973) ; La tuerie d'Auriol : un crime politique au coeur de l'été 1981 ; Jacques Roseau, la dernière victime de l'Algérie française (Montpellier, 5 mars 1993).
Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.Malcolm Barber est professeur d'histoire médiévale à l'université de Reading. Ses ouvrages sur les ordres militaires médiévaux, l'hérésie cathare et les croisades font aujourd'hui référence dans le monde entier.
Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d'homme de lettres au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.