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Périple Andalou
Berkani Derri
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782296542457
Pour quelle raison Abderraman Avercane médecin au seuil de la retraite entreprend-il un éprouvant périple à l'extrême sud de l'Espagne, avec pendue au cou, par un long cordon de cuir, une clé en bronze ? Ce curieux objet, transmis comme une relique au sein de la famille, était censé avoir appartenu à une aïeule morisque chassée de Grenade en 1609. A neuf ans vint son tour de sacrifier au rite de passation. Sa grand-mère Mina lui fit prêter serment de ne retourner en Al Andalus, qu'humblement à pied ou sur un âne. Avec les années il avait rangé ce rituel dans l'armoire du folklore familial riche en bizarreries. A la soixantaine bien tassée, la loi sarkozyenne sur l'ADN lui remet en mémoire le célèbre décret royal de Philippe III sur la Limpezza di sangre prétexte à l'éradication des Morisques. Le Rebeu du XXIe siècle subira-t-il le même sort ? Le docteur Avercane décide d'honorer la promesse faite il y a un demi-siècle, en voilier pur d'abord, à pied ensuite. La rencontre avec un archéologue espagnol confirme, qu'au-delà des monuments mauresques envahis de touristes, les traces de la destruction programmée de tout un peuple existent bel et bien.
Résumé : Français à part entière la veille, indigène israélite d'Algérie le lendemain, l'abrogation du décret Crémieux le 7 octobre 1940 frappe le jeune Raymond Ellouz, venu d'Alger à Paris pour étudier la musique sacrée juive. Face à la rigueur des lois antisémites, à l'arbitraire des contrôles, Mohand Zouali, prieur à la mosquée de Paris, son ami, lui procure une planque et l'identité d'un authentique musulman : Rachid Ellouz. La rafle du 17 juillet 1942 sonne comme un terrible avertissement. Il lui faut partir. Mohand l'aide à traverser la France occupée, puis la zone libre, jusqu'au port de Sète où il embarque sur une bétaillère pour rejoindre sa famille à Alger. De ce périple naîtra une indéfectible amitié en dépit des violents soubresauts qui secouèrent les deux pays en cette moitié du XXe siècle.
Résumé : Papa et Maman emmènent Bébé Koala et Allistair à la ferme. Alors que la première va parler aux animaux, le second n'est pas rassuré et a peur de se faire manger tout cru !
Les couveuses", c'est le nom que donne Dahbia, la mère d'une victime, à ces femmes qui élèvent leurs enfants dans la haine de l'autre et pour qui la mort devient oeuvre salutaire, acte de piété islamique. Lorsque des dirigeants politiques, en mal de sondages et de stratégie de la tension, tentent de manipuler l'un d'entre eux, le massacre peut commencer. C'est ainsi que Merzak Djoundi laisse dans son sillage, trois cadavres de soldats français d'origine maghrébine et celui d'une fillette juive de huit ans. Face à la perte d'un enfant, chacun réagit comme il peut. Dahbia se réfugie dans le déni et la folie.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.