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Cendres et sable
Berkani Derri
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782140294549
Français à part entière la veille, indigène israélite d'Algérie le lendemain, l'abrogation du décret Crémieux le 7 octobre 1940 frappe le jeune Raymond Ellouz, venu d'Alger à Paris pour étudier la musique sacrée juive. Face à la rigueur des lois antisémites, à l'arbitraire des contrôles, Mohand Zouali, prieur à la mosquée de Paris, son ami, lui procure une planque et l'identité d'un authentique musulman : Rachid Ellouz. La rafle du 17 juillet 1942 sonne comme un terrible avertissement. Il lui faut partir. Mohand l'aide à traverser la France occupée, puis la zone libre, jusqu'au port de Sète où il embarque sur une bétaillère pour rejoindre sa famille à Alger. De ce périple naîtra une indéfectible amitié en dépit des violents soubresauts qui secouèrent les deux pays en cette moitié du XXe siècle.
La vox populi est sans appel : "un coeur de rebeu dans une poitrine de feuj, ça pulse un max ! ". Le coeur appartenait à Hassan Zénith Amellal, victime d'une chute mortelle sous les yeux de son jumeau Nadir. Ses parents ont autorisé une transplantation cardiaque au profit d'un garçon du même âge : Nathanaël Schwartz. En dépit de l'anonymat sur les dons d'organes, Nadir rencontre le receveur, à ses yeux, substitut de son jumeau. Pour contrer l'hostilité des adultes, ils forment avec deux amis un quartette de "hard bop". Benjamin, trompettiste, en est le leader et Nono, au langage fleuri, le batteur surdoué. En effet, "ça pulse un max"...
Le Maroc aujourd'hui est un vaste gâchis. Des lendemains du Protectorat français à la mort d'Hassan II, le royaume chérifien s'est progressivement délabré. Le présent ouvrage invite à penser les conditions d'une transition radicale, mais équilibrée. Entre tradition et modernité, la voie médiane n'est plus possible. Seule une trajectoire libérale, délestée de son substrat religieux et respectueuse de la dignité des hommes, permettra au royaume de dépasser sa servitude, et de gagner les batailles du développement économique, de la transition démocratique et de l'équité sociale.
Dans un monde post-Covid-19, le marché du travail évolue sous l'effet de transformations structurelles qui font évoluer les relations entre les managers et les collaborateurs. La flexibilité, qui englobe des pratiques variées (télétravail, nomadisme, temps partiel, etc.), est devenue progressivement un levier stratégique majeur pour de nombreuses entreprises mais elle génère aussi de nombreux défis pour les managers. Cet ouvrage offre un regard large et novateur sur la flexibilité des modes d'organisation du travail. Après avoir décrit les caractéristiques de la flexibilité au travail, les auteurs s'intéressent au défi des compétences essentielles et proposent des conseils pratiques pour encourager une culture de flexibilité audacieuse. Ils présentent les différents outils et démarches à la disposition des services RH et des managers. En s'appuyant sur des recherches solides et des études de cas réelles, il propose des approches novatrices pour adapter les organisations aux nouvelles attentes des collaborateurs et appréhender de nouvelles pratiques managériales.
Pour mieux se couler dans la conformité de l'annuaire téléphonique, il avait transformé son nom. Le rugueux Dahmane Bab El Kahle s'était mué en un agreste Damien Portenoire. Dans la foulée, comme on jette des graines en terre, il conçut, coup sur coup, trois enfants et choisit, pour chacun d'eux, un prénom qui s'enracine bien dans la glaise d'ici. Il voulait un état-civil neuf pour une vie nouvelle débarrassée des scories de l'Histoire, une page vierge pour écrire le futur... Il était loin d'imaginer le séisme que déclencherait cette "modification" chez sa cadette devenue adulte. En dépit de la présence tutélaire de Mouima, sa grand-mère, et de la pugnacité de sa soeur Nadia, elle dérive jusqu'à croiser le chemin d'inquiétants djihadistes...
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.