Que se passe-t-il vraiment dans la tête de la personne que vous aimez ? Etes-vous sûr d?être au centre de ses pensées, de ses désirs ? Ne fantasme-t-elle pas sur quelqu?un d?autre ou sur une zone particulière de votre corps les pieds, par exemple, c?est assez courant, voire sur des orifices qui n?existent pas dans l?anatomie humaine ? Pour Jesse Bering, la déviance sexuelle est beaucoup plus fréquente qu?on ne veut bien l?admettre. Notre libido est un assemblage de pulsions qui nous est aussi personnel que nos empreintes digitales et qui inclut presque toujours une zone d?ombre. En se basant sur des centaines d?études et de recherches récentes, ou en revenant sur des cas plus anciens, Bering lève le voile sur les secrets d?alcôve de notre propre cerveau. Du simple fétichisme à l?obsession pour les membres sectionnés, du sadisme à l?agalmatophilie (intérêt sexuel exclusif de certains hommes pour les statues), il fait le tour d?horizon des paraphilies et s?attaque sur un ton volontairement enjoué aux hypocrisies et aux préjugés qui entourent encore trop souvent nos jugements sur la sexualité des autres. En rendant leur humanité à ceux qu?on appelle les déviants et en posant des questions pertinentes sur la différence entre pensée et action, il révolutionne l?approche scientifique de la diversité sexuelle en la débarrassant de toute considération morale. Car, aussi dérangeant que cela puisse paraître, c?est le seul moyen de comprendre et de résoudre certains des problèmes que la violence sexuelle, par exemple, peut poser à nos sociétés. Eclairant et captivant, Pervers est un livre indispensable à tous ceux que la chose intéresse !
Depuis 1955, le concours annuel World Press Photo est le rendez-vous mondial du journalisme visuel. Ce livre présente les gagnants du World Press Photo 2020, à travers les images les plus marquantes et les reportages les plus convaincants qui ont été retenus parmi les 73 966 photos prises par 4282 photographes de 125 pays. Sélectionnés par un jury indépendant de professionnels, les gagnants des prix sont mis à l'honneur dans ce document empreint d'émotions et représentatif du meilleur journalisme visuel de l'année 2019.
Aujourd'hui encore, l'" intérêt supérieur de l'enfant " consiste, pour la société et ses juges, à confier la résidence de celui-ci, en cas de séparation du couple, à un seul de ses deux parents, le plus souvent la mère. Pourtant, tout le monde le reconnaît, la famille a changé, le rôle du père a évolué. Les parents biologiques ne sont plus les seuls à assurer la protection et l'éducation des enfants. Il y a aussi tous les " autres " parents, ceux qu'Eric Verdier propose de regrouper sous le nom de " coparents ", et qui comprennent les " beaux-parents " (en cas de remariage), mais pas seulement. Or, ce " pas seulement " est souvent ignoré par la loi, ce qui engendre des problèmes innombrables et des souffrances inutiles. Afin de rétablir l'équilibre coparental et d'éviter le sentiment d'humiliation de celui ou celle qui n'obtient pas la résidence de l'enfant, il convient de refonder la parentalité sur les valeurs essentielles que sont la clarté, le respect et l'équité : privilégier la résidence alternée et/ou favoriser le parent qui y est ouvert afin de prévenir l'" aliénation parentale "; établir la clarté sur les origines, en particulier en cas d'accouchement sous X, de procréation médicalement assistée ou de recours à une " mère porteuse "; respecter l'équité par l'extension de la définition de conjoint aux pacsés et aux concubins, ouvrant ainsi l'adoption aux couples de même sexe; définir juridiquement un nouveau statut de coparent qui aille au-delà de la " délégation d'autorité parentale ". Ainsi, l'intérêt réel de l'enfant sera-t-il enfin pris en compte.
Roland avait fait la connaissance de Geoffroy en répondant tout bonnement à une annonce parue dans un magazine sadomasochiste. Il s'était payé, comme par lubie, un aller retour à Muxandor pour rencontrer un inconnu avec qui il n'avait échangé, en tout et pour tout, que deux lettres, une photo et un coup de fil au cours duquel ils s'étaient fixés rendez-vous. Il me confia qu'il avait trouvé là-bas un véritable maître, dominateur et charismatique. Connaissant mon besoin de soumission, Roland me poussait à présent à rencontrer ce Geoffroy et à faire, à mon tour, le voyage à Muxandor.
Alcibiade enfant à l'école fait partie de ces joyaux de la littérature érotique qui furent trop longtemps réservés à quelques bibliophiles avertis. Considéré comme l'un des chef-d'oeuvres de la prose libertine italienne du XVIIècle, plusieurs fois interdit au cours de son histoire, il méritait de reparaître dans une édition qui le mette à la portée de tous.Sous la forme classique d'un débat sur les "deux amours" entre Philotime, maître d'école, et Alcibiade, son jeune et bel élève, ce court texte d'Antonio Rocco se place quelque part entre Le Banquet de Platon et la philosophie provocatrice du marquis de Sade. Mais, au final, c'est l'Amour, les yeux bandés et le sourire aux lèvres, qui arbitrera ce savoureux entretien et le mènera à son dénouement.
L'horreur, c'est simple comme une araignée. Une araignée irradiée parce qu'elle a eu le malheur de tisser sa toile à côté d'une centrale nucléaire, par exemple. Et qui vous pique. Vous vous sentez mal ? C'est normal. Un venin s'est introduit en vous. Un venin nouveau, inconnu. Sans même que vous vous en rendiez compte, vous avez commencé à vous transformer, inéluctablement. Votre corps mute, vous devenez autre. C'est douloureux, n'est-ce pas ? Mais, réjouissez-vous, vous allez bientôt faire partie d'une entité plus grande. Une entité monstrueuse, répugnante, inhumaine. Et qui va dévorer le monde. Roman d'horreur, cri d'alarme écologique ? Si vous voulez ! Andrevon écrit la chair et ses tourments, à hauteur d'homme. Pour le meilleur, oui, sans doute. Mais ce qu'il préfère en nous, soyez en sûr, c'est le pire !