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Sans "mobile" apparent. Un quotidien "sans portable", "sans smartphone"
Bergier Bertrand
CHRONIQUE SOCIA
14,50 €
Épuisé
EAN :9782367171562
Tout le monde en a un. Eux non ! Ils se tiennent à l'écart de l'élan majoritaire et ne désirent pas a priori ce qui apparaît comme socialement désirable. Dans la sphère privée comme dans la sphère professionnelle, ils sont sans " mobile ", terme générique couvrant les différentes générations : du téléphone à carte au smartphone, de l'outil d'oralité à l'outil d'écriture et de lecture. Qui sont-ils ? L'intrigue du non-équipement ne peut être résolue par un simple renversement des observations des possédants et de leurs usages. Au fil du questionnaire déployé auprès de 527 ascètes mobiphoniques et de l'analyse des récits de 270 d'entre eux, l'enquête dévoile une population hétérogène jouant sur une trentaine de " bonnes raisons ". Ces " sans mobile " ne sont pas sans voix. S'entremêlent des arguments parlant à la fois de l'objet et du sujet social qui les avance. Le dire peut défendre des convictions (argumentation identitaire), insister sur les circonstances de lieu et de temps propices au non-équipement (argumentation contextuelle), se focaliser sur les caractéristiques et propriétés de la chose jugée (argumentation matérielle et technique), faire valoir le passé pour expliquer le rapport actuel au " mobile " (argumentation historique) ou encore pointer le rôle joué par autrui (argumentation s'appuyant sur un tiers). Les " sans " comptent dans leurs rangs des " ex " qui se sont détournés de l'objet, l'ont cédé sans regret ou l'ont simplement perdu ; mais aussi des frustrés s'insurgeant contre un non-équipement subi. Ces scenarii de non possession ou de dépossession ne nous renseignent pas sur les (non) usages. Ces non-équipés peuvent solliciter autrui, emprunter l'outil à l'occasion, voire fréquemment. Ils peuvent a contrario ne l'avoir jamais manipulé et dépeindre un quotidien analogue à celui des équipés ayant désinvesti la chose. Si le non-équipement autorise et produit des usages spécifiques du mobile, l'équipement n'interdit pas le non-usage. Il ne s'ensuit pas que ces non-usagers équipés se confondent avec les non-usagers non équipés. Les premiers ayant, à la différence des seconds, un statut de joignable. D'où l'intérêt d'une approche paradoxale séparant et fusionnant les niveaux : équipement et usage.
Une rupture brutale ou progressive, un traumatisme personnel, une mise au chômage, l'absence de reconnaissance... Ainsi des femmes et des hommes s'enfoncent dans la misère, touchent le fond. Pourtant, après 5 ans, 10 ans, 15 ans dans la clochardisation, dans la prostitution, dans la toxicomanie, et autres " galères ", certains s'arrachent à la servitude, à des conditions d'existence avilissantes. Ils ont aujourd'hui un emploi durable, un logement à leur nom. Ils ont reconquis un statut, une identité, une place... leur liberté ! Qui sont ces affranchis ? Quelles sont les conditions de leur affranchissement ? Bertrand Bergier étudie à partir de récits de vie le processus de cette renaissance sociale. Dans cette lente alchimie, ces individus ont bouleversé leurs repères pour mieux se reconstruire. Ils ont réussi à redonner un sens à leur vie.
Pourquoi et comment des élèves malmenés au cours de leur traversée scolaire (multiredoublements, orientation vers des impasses scolaires) parviennent-ils à accéder aux sommets de l'enseignement supérieur (master, doctorat, école d'ingénieur)? Cet ouvrage paru en 2005 a rencontré un public enthousiaste de parents pour l'espoir qu'il leur a apporté face aux orientations délicates à l'adolescence, tout comme il a été distingué à l'université pour sa méthodologie originale qui concilie le quantitatif et le qualitatif. Sa réédition entièrement revue au niveau des statistiques (qui confortent le phénomène décrit: plus de jeunes de bac pro en réussite vers master) est augmentée de deux nouvelles histoires de vie scolaire, d'une cartographie des passerelles entre les formations sous forme de tableau clair et d'une remise à jour de la bibliographie avec les dernières parutions.
N'est-il pas étonnant de voir des jeunes qui étaient pour certains dans une relation d'étrangeté sinon d'hostilité à l'Ecole, qui avaient rompu avec celle-ci, jurant— un peu tôt — qu'on ne les y prendrait plus, revenir aux études, s'y tenir, et obtenir une première diplomation, faisant de ce retour un retour (académiquement) gagnant ? L' improbable incarné constitue une figure stimulante pour le chercheur à condition toutefois de ne pas céder à l'illusion héroïque ou à la tentation de l'exception méthodologique (Dobry). La probabilité d'apparition de l'improbable n'est pas distribuée au hasard des appartenances et des conditions sociales et contextuelles. Pour le dire dans un langage plus familier, n'importe quoi (d'ordinaire ou d'extraordinaire) n'arrive pas à n'importe qui, dans n'importe quel contexte. L'auteur s'aventure sur les terrains empiriques en jouant sur le qualitatif et le quantitatif, en se donnant les moyens d'avoir du qualitatif en quantité. Il analyse ainsi les récits de parcours de 215 jeunes (16-30 ans). A bas bruit ou tonitruante, leur sortie sans diplôme ne scelle pas leur destin scolaire, mais ouvre une période hors les murs qu'il convient de caractériser, non de pathologiser en la réduisant à un ensommeillement de la pensée ou à un comas intellectuel. Il dévoile les fadeurs dispositionnels et contextuels qui mettent les jeunes sur le chemin du retour. Avéré, celui-ci ne préjuge pas de la persévérance scolaire. Aussi étend-il la recherche aux conditions permettant le maintien. En fait, il s'agit de ne pas isoler le processus de sortie sans diplôme des processus de retour et maintien aux études. Si le premier peut contenir les germes d'une reprise d'études, les seconds peuvent charrier les conditions d'une nouvelle interruption.
Ce livre rassemble des réflexions sur la compétence professionnelle, la relation enseignement-apprentissage et l'étude. Outil de perfectionnement ou de formation, il s'adresse à l'ensemble des enseignantes et enseignants actuels et en devenir.
Adultes comme enfants racontent des histoires. Et ils s'en racontent à eux-mêmes. Il s'en faut que toutes aient le même attrait, la même cohérence, la même utilité. Cet ouvrage sous forme de guide maniable, de lecture aisée, émaillé d'histoires, d'anecdotes et d'images, poursuit plusieurs buts : stimuler le goût de rêver et d'inventer, développer notre écoute attentive de nos semblables, offrir quelques clés pour les comprendre (ils sont semblables mais différents de nous), choisir ou inventer des histoires utiles (trouver un cadre et des personnages, structurer le récit, lui assurer une portée pédagogique), raconter des contes ou métaphores de façon vivante, proposer des méthodes d'entraînement pour y parvenir. L'ambition de l'auteur-conteur est de captiver le lecteur, de lui donner l'envie d'imaginer, choisir, aménager ou construire des histoires, de lui fournir des points de repère précis dans un langage accessible. L'intérêt d'une telle démarche pour l'éducation, la formation, la thérapie n'est plus à démontrer.
Croire en soi, c'est être capable de transformer ses faiblesses en atouts et affronter ainsi l'avenir avec plus de sérénité. C'est se sentir utile, développer des projets afin de se construire une confiance authentique, profonde et durable. Ce sentiment se développe dès le plus jeune âge dans le cercle familial puis à travers les relations sociales de l'enfant. C'est en effet grâce au regard des autres que se construit la confiance en soi. Oser aborder le sujet à l'école est un point fondamental. A l'école, les enseignants peuvent aider leurs élèves à accroître leur confiance en eux puisqu'elle relève de la capacité. L'école a les moyens d'aider tous ces élèves, qui pour diverses raisons, n'osent pas se lancer seuls dans les apprentissages ou bien seulement après avoir validé leurs procédures. Etre sûr pour ne pas se tromper, ne pas échouer. Cet ouvrage propose des pistes de travail pratiques afin de permettre à tous les élèves d'accroître leur confiance en eux. Une importance toute particulière est accordée aux élèves qui ont des difficultés à l'école et qui ne croient plus en eux, ni en leur école, mais également aux élèves qui réussissent (ne les oublions pas !) mais qui, à certains moments, éprouvent malgré tout quelques doutes avant d'effectuer un travail.
La tétine est utilisée par de nombreux parents, relayée parfois par les professionnels. Son usage correspond à certains besoins de développement du bébé. Des conduites addictives apparaissent, des usages plus centrés sur le désir de tranquillité des adultes peuvent gêner le développement harmonieux du bébé. Cet ouvrage s'appuyant sur une importante recherche et une pratique quotidienne avec les enfants, clarifie l'usage de cet instrument. Parents et professionnels trouveront des éléments pour se positionner dans leur relation au bébé.