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Repères pour une restitution des résultats de la recherche en sciences sociales. Intérêts et limites
Bergier Bertrand
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782738497086
Pour nourrir leur raisonnement, confirmer ou infirmer leurs hypothèses, les sociologues et ethnologues ont besoin de collecter des informations sur le terrain. Ils ne peuvent mener ce travail sans la collaboration d'interlocuteurs appelés selon le cas, " interviewés ", " enquêtés ", " sondés ", " informateurs "... Après ce temps d'investigation, le chercheur s'éloigne, prend ses distances pour traiter et analyser les données collectées. A travers elles, ce sont aussi leurs fournisseurs qui se trouvent mis en sens et mis en page par le chercheur. De retour sur le terrain, faut-il restituer ? Que convient-il de restituer ? De quelles précautions faut-il s'entourer ? Que peut-on attendre d'une telle opération ? Ce livre dévoile l'intérêt d'une restitution qui ne se déroule pas après ou à côté de la recherche mais qui participe pleinement à la production scientifique. Elle devient un outil pertinent pour collecter des données supplémentaires, pour tester la vraisemblance des résultats, ou encore pour éclairer rétrospectivement le regard critique du chercheur sur sa démarche. Bertrand Bergier donne aux lecteurs les repères méthodologiques nécessaires à la construction d'une restitution au service de la recherche. Parallèlement, il s'ouvre à la complexité des questions épistémologiques et éthiques soulevées par la pratique restituante.
Ils ont redoublé deux à cinq fois entre la maternelle et le bac, ils ont été orientés vers des cycles courts; sixième de transition, CPPN, CAP, BEP, ils ont parfois été rétrogradés ou ont décroché. Leur entourage n'imaginait pas qu'ils puissent "aller loin", voire les déclarait "incapables", "nuls", "inaptes aux études". Et pourtant ces élèves ont tous validé au minimum un second cycle de l'enseignement supérieur: ici une maîtrise en sciences de la vie et de la terre, en lettres et arts, là un troisième cycle en sciences humaines et sociales ou en droit, ou encore ils sont devenus ingénieurs, médecins, avocats... Pourquoi et comment ces élèves, qu'ils soient issus de milieux populaires ou d'origine bourgeoise, malmenés au cours de leur traversée scolaire, parviennent-ils à accéder aux sommets de l'enseignement supérieur? Quelles ont été les conditions et les dynamiques de ces parcours scolaires atypiques? Même si ces itinéraires ne concernent qu'une minorité, l'analyse conduite par Bertrand Bergier et Ginette Francequin est porteuse d'espoir pour tous les jeunes en délicatesse aujourd'hui avec l'école. Parents, éducateurs, enseignants, professionnels de l'orientation scolaire trouveront là matière à réfléchir sur les outils à leur disposition, les passerelles existantes ou à créer, les relations qu'ils établissent avec les jeunes, la manière dont ils peuvent valoriser les compétences et éviter les jugements définitifs.
Comment vivre ensemble ? Jamais la question n'a été autant d'actualité. Le "faire socius" a perdu de son "allant de soi ". Il n'est plus un héritage de normes indiscutables, mais un monde à explorer, une source d'interrogations : Comment me tenir à proximité et à distance des autres pour construire avec eux une sociabilité sans aliénation, un isolement sans relégation ? Comment trouver des modalités d'un "socius" qui résistent à l'ego grandiose et en même temps risquent l'inattendu de l'individuation comprise comme manifestation de la singularité de l'individu ? Comment miser à la fois sur la puissance de sens et d'initiative de chaque "un" et sur son acceptation d'être "un avec d'autres" ? Comment conjurer le "tout à l'ego" de sujets porteurs de droits sans pour autant céder à un "tout social" fusionnel menaçant leur liberté ? Entre repli sur soi et participation sociale, entre sérialité et coopération, il ne s'agit pas d'opposer un bon objet (le collectif solidaire) à un mauvais objet (l'individu égoïste) ; mais de questionner collectivement notre espérance. Pouvons-nous, adultes (parents, enseignants, chefs d'établissement, habitants, élus...), nous enthousiasmer et enthousiasmer notamment les jeunes sur le thème de demain ou ne savons-nous que nous inquiéter et les inquiéter ? En même temps, l'exaltation des lendemains qui chantent peut tourner le dos à l'altérité, encourager "l'entre nous". Aussi, cette interrogation relative à l'utopie du "socius" appelle deux questions subsidiaires : Pouvons-nous penser cet horizon d'un monde meilleur à partir de ceux qui, de par leur situation économique, sociale, culturelle, scolaire sont les plus vulnérables, à partir de ceux qui ne peuvent pas, plus ou pas encore participer à l'oeuvre commune ? Pouvons-nous vouloir que cet horizon soit partagé ou est-ce que ce qui fonde et constitue la quête de notre collectif se satisfait d'une clôture identitaire ? Cet ouvrage apporte des éléments de réflexion pour mieux vivre la diversité de nos quotidiens.
N'est-il pas étonnant de voir des jeunes qui étaient pour certains dans une relation d'étrangeté sinon d'hostilité à l'Ecole, qui avaient rompu avec celle-ci, jurant— un peu tôt — qu'on ne les y prendrait plus, revenir aux études, s'y tenir, et obtenir une première diplomation, faisant de ce retour un retour (académiquement) gagnant ? L' improbable incarné constitue une figure stimulante pour le chercheur à condition toutefois de ne pas céder à l'illusion héroïque ou à la tentation de l'exception méthodologique (Dobry). La probabilité d'apparition de l'improbable n'est pas distribuée au hasard des appartenances et des conditions sociales et contextuelles. Pour le dire dans un langage plus familier, n'importe quoi (d'ordinaire ou d'extraordinaire) n'arrive pas à n'importe qui, dans n'importe quel contexte. L'auteur s'aventure sur les terrains empiriques en jouant sur le qualitatif et le quantitatif, en se donnant les moyens d'avoir du qualitatif en quantité. Il analyse ainsi les récits de parcours de 215 jeunes (16-30 ans). A bas bruit ou tonitruante, leur sortie sans diplôme ne scelle pas leur destin scolaire, mais ouvre une période hors les murs qu'il convient de caractériser, non de pathologiser en la réduisant à un ensommeillement de la pensée ou à un comas intellectuel. Il dévoile les fadeurs dispositionnels et contextuels qui mettent les jeunes sur le chemin du retour. Avéré, celui-ci ne préjuge pas de la persévérance scolaire. Aussi étend-il la recherche aux conditions permettant le maintien. En fait, il s'agit de ne pas isoler le processus de sortie sans diplôme des processus de retour et maintien aux études. Si le premier peut contenir les germes d'une reprise d'études, les seconds peuvent charrier les conditions d'une nouvelle interruption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.