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J'étais mon meilleur client. Souvenirs d'un marchand d'art
Berggruen Heinz
L ARCHE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782851813923
Après avoir dû quitter Berlin en 1936 avec dix marks en poche, après avoir émigré aux Etats-Unis, Heinz Berggruen s'installe au lendemain de la guerre à Paris et ouvre une petite galerie. Quelques années plus tard, elle figure comme l'une des premières adresses en Europe. Aujourd'hui, les tableaux du collectionneur Heinz Berggruen sont exposés au Metropolitan Museum à New York et la ville de Berlin leur a même consacré un nouveau musée. Dans sa biographie, il évoque ses rencontres avec des hommes et des femmes qui ont influencé de manière décisive l'art du XXème siècle. Il nous parle de leurs grandes et petites vanités, de leurs discordes et de leurs rivalités, des vains espoirs et des triomphes tardifs. Frida Kahlo, Gertrude Stein, Peggy Guggenheim, Nina Kandinsky, Matisse, Miró, Man Ray et, bien sûr, Picasso ont croisé son chemin.
Publiés pour la première fois en 1947 dans une Allemagne exsangue et occupée, les textes de Heinz Berggruen sont plus qu'un témoignage sur une époque particulière de l'histoire allemande. Ecrits sur le vif dans le tumulte de l'après-guerre, ces courts récits font écho à tous les doutes et lâchetés que le Troisième Reich a laissés à la nation allemande. Berggruen montre ses compatriotes déchirés entre la culpabilité et le refus de se sentir impliqués dans le drame du nazisme. En saynètes caustiques, impitoyables et pourtant empreintes d'une certaine tendresse, il saisit la vérité des petits gens qui se débattent dans l'opportunisme, le désespoir et l'incompréhension. Les monologues, les lettres et les dialogues sont ici émaillés de coupures de presse authentiques qui viennent compléter cette image drolatique et tragique du Berlin occupé. " Jeune femme, employée de bureau, donne des cours de démocratie le soir après dix-huit heures... " propose l'une d'elles et c'est justement l'apprentissage de la démocratie qui reste au c?ur des préoccupations de Berggruen, la difficulté de renaître et de retrouver la morale, en politique et au quotidien. Toutes ces questions n'ont rien perdu de leur actualité, ni dans l'Allemagne qui fête les dix ans de sa réunification, ni dans d'autres pays européens, qu'ils aient connu le régime communiste ou les affres de la dictature ou de la guerre civile.
Berggruen Nicolas ; Gardels Nathan ; Petit Laurenc
Nicolas Berggruen est président de l?institut Nicolas Berggruen.Nathan Gardels est rédacteur en chef de New Perspectives Quarterly et du Global Viewpoint Network du Los Angeles Times Syndicate/Tribune Media. Il est aussi conseiller principal à l?institut Nicolas Berggruen.
Berggruen Olivier ; Codognato Mario ; Kuspit Donal
Dès le milieu des années 90, Beatrice Caracciolo utilise le zinc qui, sans être systématiquement présent, constitue désormais l'une des composantes de son art. Certaines pièces parmi les plus importantes ont été réalisées en 1996, alors que la guerre en ex-Yougoslavie faisait rage, ce qui suffit à indiquer que sa présence manifeste d'abord une tension à laquelle s'affronte sa pratique artistique, médium idéal de l'abri auquel l'artiste a symboliquement recours. Le contexte politique et humain des oeuvres réalisées au cours de ces années explicite à l'évidence la mission spirituelle d'un art confronté au chaos de la situation historique et plus largement de la vie. L'emploi du zinc chez Caracciolo n'est pas sans évoquer celui du plomb chez Kiefer. Ce métal revêt cependant chez Caracciolo une autre signification, comme en témoigne son utilisation récente (Chariot, 2006) ; il n'est pas considéré seulement comme un matériau plastique esthétiquement satisfaisant, mais est un véhicule poétique aux résonances multiples, protectrices, mélancoliques, spirituelles... De même ses tableaux - pastels essentiellement - sont autant de reconstitutions mentales de paysages vus, parfois photographiés en amont. On se tromperait à interpréter l'oeuvre comme une simple dérive formelle, ou un jeu sur la forme émancipée. Tout, de la thématique au geste, y est au contraire structuré, justifié, assujetti à une mécanique définie. Dans les expositions de cette artiste italienne installée en France s'imbriquent généralement, autour d'un thème, sculptures, dessins, gravures, photographies et peintures. Ce livre accompagne une exposition rétrospective de Beatrice Caracciolo à la Villa Medici à Rome du 24 janvier - 14 mars 2010.
Heinz Berggruen naît à Berlin en 1914. Il émigre aux États-Unis en 1936 et revient en Europe à la fin de la guerre, sous uniforme américain. En 1947, il s'établit à Paris, où il ouvre une galerie de tableaux. Le marchand d'art ne tarde pas à devenir collectionneur. « J'étais mon meilleur client », pourra déclarer Berggruen dans un entretien de 1988. En 1996, il choisit de rentrer à Berlin, où il vit à présent. Les chefs-d??uvre réunis au cours d'un demi-siècle d'une passion jamais attiédie sont désormais accessibles au public, accrochés aux cimaises du musée du Stülerbau, face au château de Charlottenburg. Les dix-neuf chroniques de Qui était Juan Népomucène Ruiz? évoquent tour à tour Cézanne, Picasso ou Klee, Dora Maar, Jules Dassin, Toulouse-Lautrec ou Ambroise Vollard, et nous guident à travers le labyrinthe de la mémoire et des souvenirs d'une enfance berlinoise. Avec une ironie voisine de l'enjouement d'un Heinrich Heine, Heinz Berggruen s'abandonne à un art discret de la mélancolie, à une urbanité retenue où personnalités fameuses et incidents ordinaires paraissent flotter à hauteur d'homme, aimables fantômes se détachant au-dessus des eaux sombres du siècle.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
Né le 10 février 1898 à Augsbourg, Bertolt Brecht commence à écrire très tôt. Son premier texte est publié en 1914. Dans ses poèmes, il décrit l'horreur et la solitude engendrées par la guerre, et semble déjà habité de grandes idées et de grandes ambitions.