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L'ETAT ET LA TOXICOMANIE. Histoire d'une singularité française
Bergeron Henri
PUF
23,33 €
Épuisé
EAN :9782130501183
Ce travail part d'un constat : la plupart des pays européens ont réagi aux menaces suscitées par l'épidémie de sida et par la dégradation de la situation sociale de beaucoup de toxicomanes ; la France, elle, a longtemps refusé de mettre en place une politique publique palliative de soins aux usagers de drogues, dite de " réduction des risques ", et s'appuyant, entre autre chose, sur une distribution extensive des produits de substitution comme la méthadone. Jusque dans les années 94-95, en effet la politique française en la matière privilégiait, les interventions curatives, dans le cadre d'un objectif général d'abstinence. Comment expliquer cette situation singulière ? Comment comprendre que les milieux spécialisés concernés mais aussi l'Etat français aient rejeté aussi longtemps une politique (palliative) et un outil (la méthadone) présentés dans beaucoup de pays comme indispensables dès la fin des années quatre-vingt ? Partant de l'hypothèse qu'il n'y a guère d'action sans croyance, l'auteur s'attache à montrer comment s'est constitué, diffusé puis finalement institutionnalisé un corpus de croyances peu favorable à la mise en place d'une telle politique et à l'introduction des produits de substitution. Il montre que ceux qui ont défini et conduit la politique de soins aux toxicomanes, en France, ont persévéré " aussi longtemps " dans la voie qu'ils avaient tracée, parce qu'ils avaient de bonnes raisons pour continuer de croire à ce qu'ils ont cru et, donc, d'agir comme ils ont agi. Ce livre constitue une contribution originale à l'analyse sociologique des croyances collectives, c'est-à-dire partagées par un grand nombre d'individus.
La détermination de la convention ou de l'accord collectif dont relève une relation de travail, entre un employeur et un salarié, recèle des complexités lorsque plusieurs conventions ou accords sont simultanément et potentiellement applicables. A l'aune des évolutions du droit de la négociation collective, l'ouvrage propose une définition de la notion de concours entre accords collectifs ainsi que des solutions de départage permettant la détermination de l'accord collectif effectivement applicable
L'intervention sociale ne se fait jamais à la seule lumière des nécessités du terrain : systèmes de financement, jeux politiques locaux et nationaux, dispositifs d'évaluation, etc., sont autant de contraintes qui structurent et déterminent l'action des acteurs de terrain. C'est ce que se propose de montrer ce livre au travers de deux études cliniques portant sur les dispositifs de soins aux toxicomanes de deux départements de la région parisienne. L'auteur met à jour la similitude des mécanismes de régulation qui président au fonctionnement des centres de soins dans chacun des deux départements étudiés : alors que les arrangements institutionnels formels sont très différents - associations Loi de 1901 dans un cas et organismes publics gérés directement par l'Etat, dans l'autre -, on retrouve le même " recours " au cloisonnement pour des organisations censées, sur le papier du moins, être complémentaires et les mêmes situations de concurrence débouchant in fine sur un état proche de celui décrit par le dilemme du prisonnier : dans le cadre d'une suspicion réciproque de non-transparence, chacun préfère jouer la non-collaboration. Mais l'analyse montre comment ce système organisationnel, loin d'être complètement irrationnel, constitue au contraire une réponse pragmatique et une solution efficace pour ceux qui, dans un environnement particulièrement contraignant, cherchent à préserver leur marge de liberté.
Un roman touchant qui ne laisse pas indifférent. Sunny, un homme de 32 ans, père de deux jeunes enfants, est sur le point de décéder des suites d'un cancer généralisé. Dans la tourmente de son agonie, il réalise qu'il entretient encore énormément de regrets, de peurs et de doutes face à sa courte vie, mais aussi vis-à-vis de sa mort imminente. Malheureusement pour lui, lorsqu'il en arrive à cette désolante constatation, la faucheuse se tient déjà debout, à ses côtés, prête à l'accueillir à bras ouverts. Mais la vie lui offrira une ultime chance de se libérer de ses souffrances éternelles : elle mettra sur son chemin Camila, une préposée du centre hospitalier où il séjourne, qui lui expliquera comment faire son deuil de son ancienne vie, tout en lui indiquant la marche à suivre pour prendre son envol vers ce nouveau monde qui semble désormais l'attendre impatiemment. Et surtout, elle le rassure : tout ira bien, peu importe ce qui arrivera...
La consommation de substances psychoactives, réputées engendrer la toxicomanie, classées comme "stupéfiants" par le droit, est un fait social établi: l'usage de ce que l'on nomme communément les drogues (héroïne, cocaïne, etc.) s'est développé en Occident au XIXe siècle pour s'y diffuser massivement à partir des années 1950. Cette pratique sociale courante demeure le plus souvent récréative et occasionnelle, mais un certain nombre de consommateurs en font un usage régulier, parfois compulsif. Quels sont les déterminants de la massification récente de la consommation de drogues? Comment comprendre le comportement d'un individu continuant une pratique dont il voudrait, souvent, pouvoir se défaire? Quels sont les processus sociaux et politiques qui ont présidé au classement de certaines substances en stupéfiants? C'est à ces interrogations essentielles que la sociologie tente de répondre, pour finalement se forger un entendement singulier des questions de drogues et de toxicomanie.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein