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L'organocène. Du changement dans les sociétés surorganisées
Bergeron Henri ; Castel Patrick
SCIENCES PO
22,00 €
Épuisé
EAN :9782724643305
La société contemporaine est surorganisée. Dans les entreprises, l'administration et même pour les loisirs, la mise en place d'organisations - ou dispositifs de "coordination consciente" - est désormais inhérente à la réalisation des activités collectives. En leur sein se déploie une approche gestionnaire qui, de pilotages en reportings, complexifie leur fonctionnement. Ces institutions, toujours plus interdépendantes, réclament en outre des coordinations délicates à mettre en oeuvre. A l'âge des organisations, les concepts établis de bureaucratie, de hiérarchie, comme les représentations psychologisantes du leadership, perdent leur capacité à saisir la réalité empirique. Quant aux recettes classiques de gestion, tels l'invention de nouveaux modes de gouvernante ou le recours aux technologies digitales, elles ne suffisent plus à porter les nécessaires transformations sociales et environnementales. Décryptant cet "organocène" à partir d'exemples précis, Henri Bergeron et Patrick Castel proposent une grille de lecture renouvelée de la décision, de l'action collective et de la conduite du changement.
Résumé : Le régime d?interdiction établi par la communauté internationale au cours du XXe siècle pour limiter l?accès à un certain nombre de substances psychoactives peine à remplir ses promesses. Au-delà de son incapacité à enrayer le développement de la consommation et des trafics de stupéfiants, ce sont les effets pervers de la prohibition en termes de santé et de sécurité publiques qui suscitent aujourd?hui le plus d?inquiétudes. Mais les doutes formulés par les experts sur la pertinence des politiques répressives demeurent souvent inaudibles dans l?espace public. C?est notamment le cas en France, où l?intention louable de protéger les citoyens du fléau des drogues conduit, par un artifice rhétorique discutable, à clore la discussion sur le bien-fondé de l?interdit avant même que puissent être évoquées les données acquises de la science. La libéralisation de l?usage et du commerce de stupéfiants jusqu?alors rigoureusement contrôlées dans un nombre croissant de pays, et la fragilisation du dogme prohibitionniste dans les instances internationales, attestent pourtant de l?actualité de la réforme. A l?aune de contributions d?horizons disciplinaires variés, ce livre illustre l?urgence et éclaire la voie d?une autre politique des drogues.
Résumé : Rares sont les objets comme la santé à avoir été nourris de débats dans autant de sous-disciplines sociologiques - sociologie des professions, sociologie des organisations, sociologie de la déviance, sociologie de l'action publique et sociologie des sciences et des techniques, etc. Reflet à n'en point douter des facettes et des questionnements multiples et hétérogènes que l'objet santé révèle à l'analyse (façonnement social des maladies à la politique de gestion des systèmes de santé, médicalisation des problèmes sociaux, inégalités sociales face à la maladie, dynamiques de l'innovation et de la recherche, fonctionnement des institutions hospitalières, autonomisation de la profession), la largeur du spectre des dimensions explorées par la recherche sur l'objet santé n'a d'égale que la variété des perspectives théoriques qui se sont penchées sur le sujet. Pourtant, les manuels de sociologie de la santé de langue française ne reflétaient guère jusqu'ici cette fécondité. L'objectif principal de l'ouvrage est de tenter d'y remédier en présentant un panorama enfin complet, critique et raisonné des approches de sociologie politique de la santé.
Résumé : Ce travail part d'un constat : la plupart des pays européens ont réagi aux menaces suscitées par l'épidémie de sida et par la dégradation de la situation sociale de beaucoup de toxicomanes ; la France, elle, a longtemps refusé de mettre en place une politique publique palliative de soins aux usagers de drogues, dite de " réduction des risques ", et s'appuyant, entre autre chose, sur une distribution extensive des produits de substitution comme la méthadone. Jusque dans les années 94-95, en effet la politique française en la matière privilégiait, les interventions curatives, dans le cadre d'un objectif général d'abstinence. Comment expliquer cette situation singulière ? Comment comprendre que les milieux spécialisés concernés mais aussi l'Etat français aient rejeté aussi longtemps une politique (palliative) et un outil (la méthadone) présentés dans beaucoup de pays comme indispensables dès la fin des années quatre-vingt ? Partant de l'hypothèse qu'il n'y a guère d'action sans croyance, l'auteur s'attache à montrer comment s'est constitué, diffusé puis finalement institutionnalisé un corpus de croyances peu favorable à la mise en place d'une telle politique et à l'introduction des produits de substitution. Il montre que ceux qui ont défini et conduit la politique de soins aux toxicomanes, en France, ont persévéré " aussi longtemps " dans la voie qu'ils avaient tracée, parce qu'ils avaient de bonnes raisons pour continuer de croire à ce qu'ils ont cru et, donc, d'agir comme ils ont agi. Ce livre constitue une contribution originale à l'analyse sociologique des croyances collectives, c'est-à-dire partagées par un grand nombre d'individus.
Résumé : Les clés pour tout comprendre au débat sur la légalisation du cannabis ! La dépénalisation du cannabis conduit-elle à une augmentation de la consommation ? La légalisation fait-elle disparaître le marché noir ? S'accompagne-t-elle d'une explosion des troubles mentaux ? Que nous apprennent les expériences étrangères de sortie de la prohibition ? Autant de questions délicates qui ponctuent le débat sur la légalisation et la dépénalisation du cannabis depuis quelques années, et auxquelles Renaud Colson et Henri Bergeron apportent des éléments de réponse. Comprendre les enjeux, se faire une opinion.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.