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La communauté de dialecte antankarana à Madagascar. Essai d’ethnolinguistique
Berger Laurent ; Mbima Pierre Ernest
HEMISPHERES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782377012299
Comment rendre compte des variations dialectales de la langue malgache au sein de la grande île ? Quelles sont les caractéristiques de telles communautés linguistiques ? En revisitant l'héritage de Wilhelm von Humboldt, un anthropologue français et un linguiste malgache présentent ici les formes phonétiques, lexicales, grammaticales et discursives du parler antankaraÆa (manaÆkàraÆa), tel qu'il est pratiqué par un ensemble de locuteurs investis dans les institutions d'une royauté sacrée, fondée au XVIIIe siècle autour du massif karstique de l'AnkaràÆa, à l'extrême nord de l'île. Ces institutions ont favorisé l'inclusion d'étrangers et d'hôtes allophones. Leurs membres ont souvent agi au contact de populations originaires des autres régions de Madagascar, de France et des îles et pourtours de l'océan Indien. Cette "communauté de dialecte" s'est ainsi constituée au travers des relations langagières que ses locuteurs ont entretenues avec des personnes et des groupes à la périphérie, en marge ou à l'extérieur de celle-ci. L'originalité de ce travail ethnolinguistique, adossé à une longue enquête ethnographique, est d'appréhender ce dialecte malgache à partir des usages qu'en font ses locuteurs pour pratiquer leurs "coutumes ancestrales" et en exposer la raison d'être. Pour cela, une approche phonologique, morphologique et syntaxique de la langue complète un lexique de 2400 termes et de 1600 formes verbales conjuguées, à l'appui de la présentation ethnologique, de la transcription vernaculaire et de la traduction française de situations concrètes d'interlocution. Une telle "communauté de dialecte" s'y laisse appréhendée dans la pratique des alliances interclaniques à plaisanterie, de l'islam confrérique soufi, des rapports de parenté, des relations sexuelles et amoureuses, des chants traditionnels, des cultes de possession, des rituels du cycle de vie, des cérémonies royales, de la sacralisation des lieux et des personnes, et du gouvernement politique des sujets royaux.
La France est à la croisée des chemins. La crise sanitaire a mis au jour les fragilités de notre société. Elle a aussi révélé le dévouement des personnels de santé, la nécessité de l'Etat, le rôle indispensable de ceux qu'on a appelé les "invisibles" , et nos fantastiques ressources collectives de solidarité. C'est d'elles dont nous aurons besoin pour affronter cette crise économique dont les conséquences sont déjà terribles pour les travailleurs, les entreprises et les personnes les plus précaires. Elle creuse les inégalités, fragilise les emplois, menace notre démocratie déjà affaiblie. Elle accentue encore l'urgence écologique. Les défis sont colossaux. Il faut agir vite. Sortir de la crise, c'est aussi penser loin, dit Laurent Berger. Faisons vivre les valeurs de solidarité et de justice sociale, développons de nouveaux critères de progrès, engageons résolument l'économie dans la transition écologique et la France dans son avenir européen. Cela ne pourra se faire que si nous apprenons à conjuguer notre démocratie représentative avec une véritable démocratie sociale. Le temps est révolu où l'on pouvait décider d'en haut, seul, ce qui était bon pour le pays. Les chemins pour sortir de la crise ne pourront être tracés et parcourus que dans une collaboration de l'Etat, avec les territoires, les organisations de la société civile et les citoyens. Entendre le terrain, partir du réel, forger des compromis, tenir ses engagements ; Laurent Berger connaît les enjeux et les exigences de cette démocratie sociale. C'est à ce titre qu'il prend la parole.
Résumé : On ne peut parler que d'emploi. Il faut parler de travail, de son résultat, visible ou non, de l'organisation des entreprises, du sens de l'activité et du projet d'entreprise. Il faut penser le travail dans un processus numérisé et mondialisé où les firmes peuvent être de plus en plus loin de chaque salarié. Or nous ne pouvons penser seuls ces enjeux et leurs effets déstabilisants. Il nous faut un patronat qui pense ces bouleversements, un Etat qui puisse aller au-delà de ses problèmes d'équilibre financier. Il nous faut des partenaires de révolution, un Etat qui réinvente la proximité avec ses agents, un patronat réformateur car c'est le monde qui change. Les salariés ont fait un chemin considérable, mais les patrons et les élus ?
Résumé : "Drôle de titre pour le livre d'un syndicaliste réformiste. Certaines personnalités publiques en fin de responsabilité aiment raconter des anecdotes ou les coulisses de leur mandat ou fonction. Je ne me prêterai pas à cet exercice tant il me semble narcissique et le plus souvent sans intérêt. Ce que j'ai souhaité, c'est d'abord parler du travail et des travailleurs en France. Quel sens pour le travail ? Quelle organisation ? Quelles conditions au quotidien ? Ce sont les trois questions dont les réponses rendent possible un travail émancipateur et épanouissant. Or on est loin du compte pour de trop nombreux citoyens : précarisation, pénibilité, burn-out, intensification, chômage des jeunes et des seniors, salaires faibles, etc. Résultat : ce sentiment de mépris ou d'abandon, que l'on a entendu s'exprimer dans les cortèges hostiles à la réforme des retraites, pourrait se transformer en une colère mortifère pour la société, l'économie et notre cohésion sociale. Il est encore possible d'agir pour sortir de l'impensé politique du travail et restaurer sens, respect, reconnaissance, émancipation et dignité pour l'ensemble des citoyennes et citoyens de ce pays. Les solutions existent. Elles dépendent largement à la fois de la puissance publique et de la volonté et de la loyauté des acteurs du travail, notamment des employeurs". L. B. Laurent Berger est secrétaire général de la CFDT depuis 2012 et président de la Confédération européenne des syndicats de 2019 a 2023.
Ce livre explique comment utiliser la librairie OpenCV dans ses applications les plus courantes : traitement, analyse et reconstitution d'images, stéréovision, reconnaissance de caractères, reconnaissance faciale et machine learning. Centré sur la pratique, il vous introduit à ses principales fonctionnalités au travers de l'étude de neuf cas. Les deux premiers permettent de se familiariser avec OpenCV 3 et son implémentation en C++ (acquisition à partir de plusieurs caméras, gestion des threads, optimisation). Les sept autres sont relativement indépendants et exposent les fonctions majeures (segmentation, panoramique, calibrage, visualisation 3D, etc.) disponibles dans les modules d'OpenCV. Les exemples sont écrits en C++ avec la version 3. 3. 0 d'OpenCV (et opencv_contrib) et peuvent être déployés sur Windows, Linux et Raspberry. Certains nécessitent d'avoir au moins deux caméras.
Voici le fruit d'une vaste réflexion autour d'une problématique très actuelle : la place des religions et des spiritualités en milieu carcéral. Le propos est résolument interdisciplinaire — droit, sociologie, théologie, histoire... — et sur le temps long, du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, ce qui a permis de saisir les évolutions en lien avec les contextes sociétaux au sens large. La question se confronte d'emblée à deux réalités : le droit et la liberté individuelle. Comment une législation envisage-t-elle l'exercice d'une spiritualité ou des spiritualités en milieu carcéral, comment l'encadre-t-elle, avec plus ou moins d'aisance ? Se pose également la question de l'évolution en la matière, dans le sens d'un plus ou moins grand encadrement normatif en raison de l'évolution du contexte global. D'où l'opportunité de s'interroger sur la compatibilité de cette norme avec les droits élémentaires des personnes incarcérées. Ce livre décline trois dimensions : les acteurs (les aumôniers) ; le cadre légal, avec une présentation des situations en France, Belgique, Etats-Unis, Maroc... ; vivre le religieux, que ce soit la "rencontre" avec la foi, la conversion, le rejet...
La publication des mémoires de Melkon Bédrossian (1906-1990), rédigées soixante ans après les faits, apporte une pierre de plus à l'édifice mémoriel érigé en monde arménien depuis des décennies.
Cet ouvrage couvre presque cent années de l'histoire tourmentée de la péninsule coréenne, du début du XXe siècle à l'orée du nouveau millénaire. Témoignage exceptionnel, il a été écrit par la propre soeur de la compagne du Guide suprême, feu Kim Jong Il. Mais, du père héritier de propriétaires fonciers, choisissant très tôt le communisme contre ses intérêts de classe, aux enfants et petits-enfants éduqués au Nord, astreints à une vie de reclus avant de parvenir à fuir, les destins dramatiques de cette famille font largement écho aux tragédies individuelles de l'immense majorité des Coréens de l'époque. Cette émouvante narration à quatre mains – la première partie retranscrit le journal de la mère de l'auteure – est aussi un puissant manifeste : celui d'une lignée de femmes déterminées à s'arracher aux plaies de la misère et aux pesanteurs du patriarcat, et qui, au moins un temps, auront eu sincèrement foi en la société nouvelle qu'elles se proposaient de bâtir.
A l'origine de cet ouvrage, le recueil de témoignages lancé en 2011 par le Centre de documentation historique sur l'Algérie, le Maroc et la Tunisie (CDHA). Nicole Lenzini, responsable de cette collecte baptisée Histoire de paroles, recueille les récits mémoriels de personnes - Pieds-noirs, métropolitains, militaires, harkis - ayant vécu en Algérie pendant la période française, qui montrent qu'une cohabitation, qui peut surprendre ceux qui n'ont pas vécu dans le pays à ces moments, existait entre Français d'Algérie et Algériens. Prenant appui sur ces témoignages, Roger Vétillard a rencontré, en France et en Algérie, les derniers témoins de l'avant 1962 et réuni une vaste documentation pour mettre en lumière une réalité historique trop souvent tue : par-delà le déchirement, par-delà des décennies de crises et de propagande, les deux communautés n'ont pas rompu leurs liens - des liens qui ont bien souvent la couleur de l'amitié.