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Titien, la nymphe et le berger
Berger John ; Berger Andreadakis Katya
FAGE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782849756683
John Quelques-uns des livres que j'ai écrits portent sur la peinture et les artistes. Ces ouvrages doivent beaucoup à certains philosophes et historiens de l'art - à Wölfflin, Antal, Max Raphael, Klingender, Ortega y Gasset, Hauser, Berenson, Friedländer, Walter Benjamin et d'autres. Or je ne suis pas historien de l'art. Je suis trop impatient pour cela, je vis trop dans le présent. Quand je veux me rapprocher d'oeuvres d'art du passé, j'en fais des croquis. (Comme j'ai fait des croquis à partir des peintures de Titien.) Il s'agit cependant d'une approche gestuelle, non pas historique. En dessinant, on essaie de toucher, ne serait-ce qu'un instant - comme des enfants qui jouent au loup -, la vision du maître. Katya Une rivière peinte par Courbet, pour peu qu'elle contienne quelque chose de mon expérience de l'écoulement ou de l'humidité, vivait plus intensément et plus éternellement que je ne pourrais jamais le faire. Elle me dépassait ; et m'aspirait dans l'universel. Un prélude de Bach, s'il empruntait les mêmes sentiers qu'avait pu suivre l'une de mes rêveries, surpassait celle-ci en solidité et en relief - et lui faisait la grâce de lui prêter ces qualités après coup. [... ] Et je me suis mise à traquer tout autour de moi les promesses de cette consistance magique, à la fois permanente et éphémère, inimitable et universelle, toujours à l'affût de cette solidité soudaine, de cette brutale incarnation qu'on appelle le sens. [... ] Quand je suis allée visiter l'exposition Titien à Venise en 1990, j'ai imaginé le peintre venir en personne à ma rencontre, et je me suis vue étalée avec le pigment sur une portion de toile. J'ai voulu faire dériver de cette rencontre un dialogue avec John : lui qui m'avait soufflé comment la vie accueille l'art, lui qui savait avec moi que tout nous échappe encore.
Résumé : " Quand j'ai refermé ce livre, j'ai pensé à un passage de l'Evangile de saint Luc. C'est un jour, dans l'été. Les apôtres traversent un champ de blé et ils arrachaient et mangeaient des épis en les froissant dans leurs mains ". Eh bien ce livre est écrit comme ça: par un homme qui est plusieurs, par un homme qui a douze voix pour nommer son amour, par un homme qui traverse l'épaisseur du monde pour suivre son amour, ralentissant à peine son pas pour se nourrir des beaux épis du songe. La fuite d'un lièvre, l'entêtement des pauvres, la brillance d'un lilas, la lassitude d'une postière ou le gémissement d'un arbre, tout lui est nourriture, élément d'une lettre à l'aimée. Celui qui aime est en exil dans son amour. Jamais il ne rejoindra celle qu'il aime, même dans la rivière du lit, même dans le feuillage de ses bras. Cette distance entre les amants est celle aussi qui sépare l'ouvrier de sa peine, le peintre de la lumière, les vivants des morts. Dans cette distance infranchissable s'enflamment ces mots : je te découvre dans tout ce qui t'éloigne. je te rejoins dans tout ce qui me manque. C'est tout. C'est tout ce que pour l'heure je saurais dire de ce livre insensé - à peine un livre en vérité un sillage dans le milieu des blés, un chemin tout vibrant de lumière. "
Résumé : Le critique d'art et écrivain John Berger aborde ici les questions fondamentales posées par les arts plastiques. Lorsqu'il parle du cubisme, il ne parle pas seulement de Braque, de Léger, de Picasso ou de Juan Gris, mais aussi de ce moment, au début du vingtième siècle, où le monde s'est rassemblé autour d'un formidable sentiment de promesses en l'avenir. Quand il étudie l'?uvre de Modigliani, il voit dans l'étirement des formes du modèle l'infini de l'amour humain. Cheminant librement de la Renaissance à l'explosion atomique de Hiroshima, des rives du Bosphore aux gratte-ciel de Manhattan, des sculpteurs sur bois d'un village savoyard à Goya, Dürer ou Van Gogh, et embrassant aussi bien le sentiment personnel de l'amour et de la perte que les bouleversements politiques majeurs de notre temps, L'Oiseau blanc démontre une fois de plus la singularité de John Berger.
Résumé : " L'hiver est fini, c'est le printemps. Les nuits sont encore suffisamment froides pour faire frissonner un corps mal couvert, mais plus assez pour le tuer. C'est pas si mal, non, d'avoir survécu une nouvelle fois à l'hiver ? Tout bourgeonne. Les radis de Vica sortent déjà de terre. La bâche de plastique que Vico a étalée par-dessus les a bien aidés, mais pas autant que le terreau que nous avons volé pour les nourrir. " Ils s'appellent Liberto, Malak, Joachim, Alfonso, Vico, Vica. Ils vivent dans un terrain vague, à proximité d'une voie rapide, parmi les détritus et toutes sortes d'objets broyés, de machines cassées. King raconte vingt-quatre heures de leur vie. Mais qui est King ? King est la voix du conteur. C'est un chien. Ou, si l'on préfère, le point de vue d'un chien sur cette humanité précaire - les SDF - qui tente, à l'aube du XXIIe siècle, de survivre au milieu des déchets abandonnés par la société de consommation. King est le roman d'un " écrivain public " : il parle pour les pauvres, il ne parle pas en leur nom. C'est pourquoi le nom de l'auteur n'apparaît pas sur la couverture.
Résumé : Nous considérons les photographies comme des oeuvres d'art, comme la preuve d'une vérité particulière, comme des ressemblances, comme des informations. Toute photographie est en réalité un moyen d'examiner, de confirmer et de construire une vue globale de la réalité. D'où le rôle crucial de la photographie dans la lutte idéologique. D'où la nécessité pour nous de comprendre une arme que nous pouvons utiliser et qui peut être utilisée contre nous.
O Mort, où est ton aiguillon, Enfer, où est ta victoire ? " (Saint Paul 15 : 55). "C'est pour répondre à cette question de saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens que l'Eglise catholique, au fil des siècles, a mis en place son rite mortuaire."
Résumé : Peter Lindbergh, l'un des photographes les plus importants de sa génération, a réalisé des photographies Inédites d'oeuvres d'Alberto Giacometti sélectionnées dans la collection de la Fondation Giacometti. Cet ouvrage richement illustré présente le résultat de ce travail singulier, en lien avec des sculptures et de nombreux dessins inédits de Giacometti. Ce face-a-face montre le dialogue très intime qui s'est établi entre le photographe et les oeuvres du sculpteur, tout en révélant de nombreux points communs dans leurs manières d'appréhender la représentation du réel.